Caroline Denervaud

Ended

Caroline Denervaud

Le Jaune d'en Haut

Jan 11 – Feb 17, 2024

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Double V is delighted to present a new solo exhibition by Caroline Denervaud in Paris.

Seeking Freedom

Paintings often arise from preparatory drawings, sketches, studies, and photographs. They are sometimes gestural paintings, breath paintings, or automatic writings.

Performances often originate from patterns, scenarios, and are memorized in the form of photographs, videos, and accessory objects that sometimes become sculptures.

For Caroline Denervaud, paintings emerge from improvised and danced performances, a form of creation where the body enters a trance and merges with the canvas that she alone practices. She is the conductor of a score where each structural, musical, or pictorial element is a language expressed through gestures.

The transformation process she has developed unfolds in several stages. Caroline Denervaud, initially destined for dance, chooses a specific garment. Then, equipped with a piece of charcoal or a brush coated with black paint, she dances on the canvas spread on the floor, imprinting memory-shapes of her movements, which she calls "Traces." She says, "It sets the limit, it's like a boxing ring you must not leave." A camera records these moments of the performance.

Using mainly casein, which gives matte and depth to her canvases, Caroline Denervaud then applies colors in shades of blues, greens, yellows, pinks, and reds, sometimes punctuated with white. Circles, curves, supple and asymmetrical forms, create loops, intertwine, and take place on flat color fields. The free canvas is then generally arranged vertically, finding another balance, standing upright in the most common position for the human body.

Small planets, round or oval shapes, recur and create a universe, rhythm a cosmogony unique to Caroline Denervaud. Perhaps the artist is inscribed in the history of abstraction, from Sonia Delaunay to Jackson Pollock or Sol Lewitt (where rhythms, variations, and improvisations can be found), perhaps in that of contemporary drawn performance, from Luciano Castelli to Marcella Barceló or Dobrawa Borkala (but in an abstract version). She certainly finds her place in the long line of those who, through art, transmit fragile sensitivity for themselves and the viewer, allowing, in her words, to "Seek freedom, expression, express what one feels, be and feel alive."

Caroline Denervaud, born in Switzerland, trained in dance at the Laban Centre for Movement and Dance in London, in fine arts at the Beaux-Arts de Paris in Sylvie Fanchon's studio, and in textile and fashion arts at Studio Berçot in Paris.

Pascale Le Thorel is an art critic and exhibition curator. She directs the editions of the Beaux-Arts de Paris. Recently, she devoted two exhibitions to the "Free figurations of the 1980s" and published with Larousse "Contemporary art by women" and "Women photographers".

—Caroline Denervaud

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Double V est heureuse de vous convier à la nouvelle exposition personnelle de Caroline Denervaud à Paris.

Chercher une Liberté

Les peintures naissent souvent de dessins préparatoires, d’esquisses, d’études, de photographies. Elles sont aussi parfois peintures de geste, de souffle ou écritures automatiques.

Les performances naissent souvent de schémas et de scénarios et se mémorisent sous forme de photographies, de vidéos et d’objets-accessoires qui deviennent parfois sculptures.

Chez Caroline Denervaud, les peintures proviennent de performances improvisées et dansées, d’une forme de création où le corps entre en transe et fait fusion avec la toile qu’elle est seule à pratiquer. Elle est la cheffe d’orchestre d’une partition où chaque élément de structure, musical ou pictural, est un langage exprimé par gestes.

Le processus de transformation qu’elle a élaboré se déroule en plusieurs temps. Caroline Denervaud, qui s’était tout d’abord destinée à la danse, choisit un vêtement particulier. Puis, munie d’un morceau de charbon ou d’un pinceau enduit de peinture noire, imprime en dansant sur la toile étendue au sol des formes-mémoires de ses gestes qu’elle appelle des Traces. Elle dit : « Ça donne la limite, c’est comme un ring de boxe dont il ne faut pas sortir ». Une caméra enregistre en vidéos ces moments de la performance.

A la caséine, principalement, qui donne matité et profondeur à ses toiles, Caroline Denervaud applique ensuite les couleurs, dans des gammes de bleus, de verts, de jaunes, de roses et de rouges, parfois ponctués de blanc. Des cercles, des courbes, des formes souples, asymétriques, forment des boucles, s’enchevêtrent, prennent place sur des champs de couleur planes. La toile, libre, est ensuite disposée généralement à la verticale et trouve ainsi un autre équilibre, se tient debout dans la position la plus commune au corps humain.

De petites planètes, formes rondes ou ovoïdes, reviennent de manière récurrente et créent un univers, rythment une cosmogonie propre à Caroline Denervaud. Peut-être l’artiste s’inscrit-elle dans l’histoire de l’abstraction, de Sonia Delaunay à Jackson Pollock ou à Sol Lewitt (chez qui l’on peut retrouver rythmes, variations et improvisations), peut-être dans celle de la performance dessinée contemporaine, de Luciano Castelli à Marcella Barceló ou Dobrawa Borkala (mais dans une version abstraite). Elle trouve surement sa place dans la longue lignée de celles et ceux qui à travers l’art transmettent la fragile sensibilité, pour eux-mêmes et pour le regardeur, et qui permettent selon ses mots de « Chercher une liberté, une expression, dire ce que l'on ressent, être et se sentir vivant ».

Caroline Denervaud, née en Suisse, s’est formée à la danse au Laban Centre for Movement and Dance à Londres, aux arts plastiques aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Sylvie Fanchon puis aux arts du textile et de la mode au Studio Berçot à Paris.

Pascale Le Thorel est critique d’art et commissaire d’expositions. Elle dirige les éditions des Beaux-Arts de Paris. Récemment elle a consacré deux expositions aux « Libres figurations des années 1980 » et a publié chez Larousse L’art contemporain par les femmes et Femmes photographes.

—Caroline Denervaud

While you’re in Le Marais

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