Ended May 13

François Rouan

Odalisques et Pavanes

Mar 23 – May 13, 2023

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At the age of 80, painter François Rouan is returning to Galerie Templon almost two decades after his last show with a brand new exhibition of recent work.

At the start of his career in the 1960s François Rouan was linked with the Supports/Surfaces movement without officially associating himself with it. Since then he has trodden a unique path, deconstructing the traditional structure of the picture to open up new avenues in contemporary painting.

Complex and erudite, his new paintings stay true to thirty years of experimentation and artistic engagement, a “political utopia with a humanist dimension.” His ambiguous figures and iconographic references are ornamented with motifs evoking the abstract fragments that characterise the artist’s core method: braiding. Alternating between relishing the joys of form and colour and posing metaphysical questions, his work resonates particularly strongly with current concerns: our relationship with images, the reverse side of the surface, the capacity painting possesses to reconstruct a fragmental real and mental world.

Born in Montpellier, France, in 1943, François Rouan moved to Paris in 1961 to study at the École Nationale Supérieure des Beaux-arts. His research into collages led to his first experiments with braiding in 1965, initially with gouache-covered paper than painted canvases, cut up then reassembled as a grid. His focus shifted to other techniques, including hatching and wax. He let himself be guided by a diverse array of materials which he combined in his imposing compositions, transforming them into what appear to be homages, thus incorporating the history of art into his work. The powerfully tangible presence of the surface in his art, the fragmentation of light and the coloured rhythms came together to contribute to the emergence of a new space, a picture, an original and instantly recognisable mode of painting.

In 1980 he broadened his practice to encompass other mediums, both photographic and film-based. His images began to play with inversion and opposition between photography and painting, the abstract and the figurative, the true and the false, marking the first appearance of his "braiding of negatives".

The 1990s were devoted to new conversations around the image of the body in particular - female, male, attacked or magnified. His “shells” revealed a palette of new, raw colours – red, magenta and pink – and an unsettling interplay of apparitions and forms. His work in the decade from 2000 to 2010 embraced the same approach and procedures, with a reappearance of the figure.

He was an artist-in-residence at the Villa Medicis from 1971 to 1973 and received the distinction of Commandeur des Arts et des Lettres in 1985.

On the occasion of his exhibition, a 72-page catalogue will be published in march 2023.

His work has been the subject of numerous solo exhibitions and retrospectives, notably at the Centre Pompidou in Paris (1975, 1983 and 1994), Musée d'Art Moderne in Villeneuve-d'Ascq (1995), Abattoirs in Toulouse (2006) and Musée Fabre in Montpellier (2017). He has been exhibited worldwide, including by the Pierre Matisse Gallery in New York (1972), Stadtische Kunsthalle in Düsseldorf (1979), Sezon Museum of Art, Tokyo (1997) and Beijing Institute of Fine Arts (2000). Between 1987 and 2005, François Rouan's work featured in a dozen exhibitions at Galerie Templon.

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Le peintre François Rouan, 80 ans, fait son retour à la galerie Templon, près de deux décennies après sa dernière exposition, avec un ensemble inédit d’œuvres récentes.

Associé dès les débuts de sa carrière dans les années 1960, au mouvement Supports/Surfaces sans pour autant y être officiellement affilié, François Rouan a mené une trajectoire singulière, déconstruisant la structure traditionnelle du tableau pour ouvrir de nouvelles pistes dans le champs de la peinture contemporaine.

Complexes et érudites, ses nouvelles peintures s’inscrivent dans la continuité de trente années d’expérimentation et d’engagement – une « utopie politique à dimension humaniste ». Ambiguës, les figures et références iconographiques sont ornementées de motifs rappelant les fragments abstraits de la méthode fondatrice de l’artiste : le tressage. Entre jouissance de la forme et de la couleur et questionnements métaphysiques, son œuvre résonne avec une acuité particulière avec les préoccupations actuelles – le rapport à l’image, l’envers de la surface, la capacité de la peinture à recomposer un monde réel et mental fragmenté.

Né à Montpellier en 1943, François Rouan intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts en 1961 lorsqu’il s’installe à Paris. Suite à ses recherches sur les collages, il aboutit en 1965 à ses premiers tressages, d’abord de papier gouaché puis de toiles peintes, découpées et réassemblées en trame. Il se tourne ensuite vers d’autres techniques dont celle des « hachures » ou de la cire. Il se laisse alors guider par des matériaux épars qu’il associe dans des compositions imposantes pour en faire des semblants d’hommages, incorporant ainsi à son travail des références à l’histoire de l’art. La forte présence matérielle de la surface de son œuvre, la fragmentation lumineuse et les rythmes colorés contribuent de concert à l’avènement d’un nouvel espace, d’un tableau, d’un mode de peinture original et immédiatement reconnaissable.

A partir de 1980 il élargit sa pratique à d’autres médiums, photographiques et filmiques. Ses images se jouent dès lors de l’inversion et l’opposition photographie/peinture, abstraction/figuration, vrai/faux et voient le commencement de ses « tressages de négatifs ».

Les années 1990 sont consacrées à de nouvelles conversations autour de l’image du corps notamment – féminin, masculin, attaqué ou magnifié. Ses « coquilles » témoignent d’une palette de couleurs inédites, crues : rouge, magenta, rose et d’un jeu troublant d’apparitions et de formes. La décennie 2000 – 2010 montre une continuité de l’approche et des procédures, avec une réapparition de la figure.

Pensionnaire de la Villa Medicis en 1971-1973, il reçoit en 1985 la distinction de Commandeur des Arts et des Lettres.

A l’occasion de son exposition un catalogue de 72 pages sera publié en mars 2023.

Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et rétrospectives notamment au Centre Pompidou en 1975, 1983 et 1994 ; au Musée d’Art Moderne à Villeneuve-d’Ascq en 1995, aux Abattoirs à Toulouse (2006) et au musée Fabre de Montpellier (2017). Il a été exposé dans le monde entier, dont la galerie Pierre Matisse à New York (1972), la Stadtische Kunsthalle à Düsseldorf (1979) au Sezon Museum of Art, Tokyo (1997), à l’Institut des Beaux-Arts de Beijing (2000). Entre 1987 et 2005, l’œuvre de François Rouan est présentée dans près d’une dizaine d’expositions à la galerie Templon.

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