Exhibition · Marguo
Ana Karkar
Return From Exile
Oct 15 – Nov 19
10 images · swipe
About the show
Extended Hours: Monday, October 17, 10am to 6pm Sunday, October 23, 10am to 6pm
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"Ana Karkar's paintings have a distant memory of films, not at all virtuous, more haunted than exact. Ana Karkar paints these images of films as they continue to live in us, after their projection, inhabiting the back of our mind: caution, a permanent storm."
—Philippe Azoury, Journalist and Film Critic
Galerie Marguo is pleased to present Return From Exile, a suite of new works by French-American artist Ana Karkar. This exhibition marks the artist’s first solo show with the gallery on the occasion of the first edition of Paris+ by Art Basel.
Comprising 13 canvases ranging from intimate to monumental scales, the melting and distorted figures painted within are largely inspired by cult films like the Italian giallos of the 1970s (Suspiria) and Brian de Palma's deliberately outrageous, garish films (Carrie), and by pornographic images, similar to those prevalent in San Francisco during the artist’s adolescence.
Editor Jeremy Benkemoun writes of Ana Karkar’s work: “From one hell to another the line is so fine, so which one to choose: a hell in reality or one of images? In truth, it is on the border of these two that Ana’s figures exist, living in our imagination as well as on our screen. Like Adjani in Possession (1981), who from a fit of hysteria gives birth to a god, the paintings pay homage to those marginalized, those who access the sacred when they explode. Ana Karkar reflects on multiple planes: on the parallels between reality and film, and bridges between film and today’s painting.
The exhibition opens with a portrait of a crowned queen covered in blood, conveying De Palma’s Carrie (1976), and immediately sets the tone to follow: a sequence of figures on the edge of madness and who accept it. Figures that resist the community, contending with homogeneity. Figures immersed in profound darkness yet continue to hold true to the light. Ana refers to cult films in her paintings: subversive figures who stop hiding, whose existence is self- sufficient, whose difference, uniqueness, burst and propagate onto their environment, which had previously pushed them into autarky. In other words, those who are often called crazy, freaks, witches, sluts, perverts, psychopaths come together in Ana Karkar's work and reveal all the rawest and strongest aspects of our humanity.
The return from exile which Ana Karkar speaks of is not a return to society, but rather a triumphant “come back” in a role that previously did not exist. After exile, difference is accepted, the marginal no longer bend, but on the contrary become an agent for change. The idea of being together only appears in the paintings in its carnal form, sex, both brutal and fluid, like an impulse wavering between the desire to love and the desire to destroy. Doubled faces, melting bodies, sometimes intimately or being watched, in the end even the sex scenes seem closer to a mental space, where several angles of the same figure intertwine, like a celebration of contradictions. In short, the paintings offer us chaos as a form of harmony: to exist between blood, sex and death, so we can delve deeper into life.”
Born and raised in San Francisco, Ana Karkar studied at the San Francisco Art Institute, the Sorbonne and the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts in Paris. She dropped out of her MFA for a job at Louis Vuitton HQ where she worked for 7 years in image production and digital media. In 2013 she was mentored in the TURPS Correspondence program based in London.
Her work is influenced by images held in the collective conscious, experimental film and cinema. She offers an alternative perspective to these images via painting. The storytelling in her work is inspired by film directors such as Stanley Kubrick, Brian De Palma and Dario Argento as well as a number of contemporary photographers. Her painterly stroke evokes that of Edvard Munch, Francis Bacon and Egon Schiele as well as the Viennese Secession reprised in Psychedelic Art from her hometown.
More recent exhibitions include a solo show at the Consulat de la Gaité in Paris, Museum of Contemporary Art North Miami, and Dzialdov in Berlin. Her work has been presented by international galleries, mostly in Germany and Luxembourg, but also in France, Belgium, the UK and Japan.
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"Les tableaux d’Ana Karkar ont des films une mémoire floue, pas du tout vertueuse, plus hantée qu’exacte. Ces images de films, Ana Karkar les peint telles qu’elles continuent de vivre en nous, après la projection, habitant dorénavant le creux de notre mémoire : attention, tempête permanente."
—Philippe Azoury, journaliste et critique de cinéma
Galerie Marguo a le plaisir de présenter Return From Exile, une suite de nouvelles œuvres de l'artiste franco- américaine Ana Karkar. Cette exposition marque la première exposition personnelle de l'artiste avec la galerie à l'occasion de la première édition de Paris+ par Art Basel.
Composées de 13 toiles allant d'échelles intimes à monumentales, les figures fondantes et déformées qui y sont peintes sont largement inspirées par des films cultes comme les giallos italiens des années 1970 (Suspiria) et les films délibérément outranciers et criards de Brian de Palma (Carrie), ainsi que par des images pornographiques, semblables à celles qui ont envahi San Francisco durant l'adolescence de l'artiste.
L’éditeur Jeremy Benkemoun écrit au sujet du travail d’Ana Karkar: “D’un enfer à un autre la ligne est si fine, alors lequel choisir : l’enfer du réel ou celui des images? En vérité, c’est à la frontière de ces deux abysses que vivent les personnages d’Ana Karkar, qui existent dans notre imaginaire tout comme dans nos écrans. Comme Adjani dans Possession qui d’une crise d’hystérie aura accouché d’un dieu, les peintures rendent hommage à ces marginaux qui touchent le sacré quand ils explosent. Elles réfléchissent en trois temps : celui du réel, du cinéma et des peintures elles-mêmes.
L’exposition s’ouvre sur un portrait qui convoque une image, la Carrie de De Palma, reine couronnée dans le sang, et annonce immédiatement les personnages dont nous serons les spectateurs : des figures en proie à la folie et qui l’acceptent. Des figures qui résistent à la communauté, à la pulsion d'homogénéité. Des figures plongées dans les ténèbres que sont leurs profondeurs et pourtant sans cesse attirées par la lumière. Car c’est de ça que les films, auxquels Ana fait référence dans ses peintures, nous parlent : des personnages qui arrêtent de se cacher, et dont l’existence se suffit à elle-même, des personnages dont la différence, l’unicité éclatent et se propagent sur leur environnement, qui les avait préalablement pousser en autarcie. En d’autres termes, ceux que l’on appelle souvent des fous, des monstres, sorcières, salopes, pervers, psychopathes font corps dans le travail d’Ana Karkar et révèlent tous les aspects les plus bruts et les plus forts de notre humanité.
Le retour d’exil dont parle Ana Karkar, n’est pas un retour à la société, mais plutôt un retour triomphant, à une place qui, auparavant, n’existait pas. Suite à l’exil s’est créé un lieu, où l’existence de la marge est acceptée, où la marge ne se plie plus, mais au contraire devient le moteur qui aide à repenser cette société là, qui cherche en vain à nous homogénéiser. Cette idée d’être ensemble n'apparait dans les peintures que dans sa forme charnelle, le sexe, à la fois brutal et fluide, comme une pulsion au beau milieu du désir d’aimer et du désir de meurtre. Visage double, corps qui fondent, parfois dans l’intimité ou épiés, finalement même les scènes de sexe semblent plus proches d’un espace mental, de plusieurs angles d’une même figure dont les différents aspects s’enlaceraient, comme une célébration des contradictions. En somme, les peintures nous proposent le chaos comme forme d’harmonie : exister entre le sang, le sexe et la mort, pour réussir à plonger dans la vie.”
Originaire de San Francisco, Ana Karkar a étudié à l’Institut d’Art de San Francisco, à la Sorbonne et à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille ensuite pendant 7 ans dans la production d'images et les médias numériques au siège de Louis Vuitton. En 2013, bénéficiant d’un mentorat, elle participe au programme de correspondance basé à Londres de l’école d’art TURPS.
Son travail est influencé par les images détenues dans la conscience collective, la pop culture et le cinéma expérimental. Elle offre une perspective alternative à ces images via la peinture. La narration dans son travail est inspirée par des réalisateurs tels que Stanley Kubrick, Brian De Palma et Dario Argento, ainsi que par un certain nombre de photographes contemporains. Son coup de pinceau évoque celui d'Edvard Munch, Francis Bacon et Egon Schiele ainsi que la Sécession viennoise reprise dans l'art psychédélique de sa ville natale.
Elle a notamment été récemment exposée au Consulat de la Gaîté à Paris, au Musée d’Art Contemporain de North Miami et à Dzialdov à Berlin. Son travail a été présenté par des galeries internationales, principalement en Allemagne et au Luxembourg, mais également en France, en Belgique, au Royaume-Uni et au Japon.
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