Ended Jun 24
Michaela Eichwald
Hirnlose Problemlösung Gerade Verworfen
May 10 – Jun 24, 2023
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Galerie Marian Goodman is pleased to present its first exhibition with Michaela Eichwald featuring new paintings and works on paper. Hirnlose Problemlösung Gerade Verworfen is the artist's first solo presentation in Paris since her 2014 show at Palais de Tokyo. Eichwald, considered one of the most innovative artists of her generation, is known for her use of unconventional supports, particularly colored pleather, upon which she applies a variety of materials such as acrylic, oil paint, lacquer, shellac ink, spray paint or metallic markers. Describing her pictorial practice as “a confrontation of conflicting elements, forms and materials,” based on experimentation, Eichwald deploys a unique language of abstraction that is often vaguely figurative and reminiscent of Expressionism. Eichwald's artworks defy categorization: their subject matter, their materiality and palette have been known to challenge the viewers’ perceptions and expectations. The painter Albert Oehlen reflects here on her reinvention of painting:
“Unfortunately, I am not up to date. Is painting dead at the moment, or is it alive again? Michaela Eichwald’s paintings give us a clear answer. For twenty years (????) she has given us the gift of an unending series of surprises. We keep asking ourselves, where did that come from?
I don’t understand her paintings at all, but it’s good that way. If you think artworks are bad, this is first of all because you understand them: I see, ok, who cares? But when I stand in front of a painting and wonder, how did she make that? Why did she make that? How did she get that idea? then it puts me in a state of euphoria.
Triumph comes to those who defy danger. Who are afraid of nothing. It’s a special advantage when the artist has no fear of getting close to other art. Originality doesn’t lie on the surface. It’s not about getting the last empty seat. We see picture elements that not too long ago were introduced as acts of formal boldness and now give their artists the flair of youthfulness until tedium sets in. Neon colors, comic strip elements, brand logos, and trashy materials will not produce another springtime.
There is no protection (reinsurance) through irony or references. Polke’s critique of the middle class, his jokey handling of disgusting materials has been understood and checked off. This is about something else.
It is the gesture (which I don’t want to explain here) with which Michaela Eichwald lets these parts go at each other, the self-assurance and generosity with which the artist employs them. The way she completely ignores studied painting techniques, her use of housepaint, shellac, and picture supports from 1-Euro shops don’t seem intended as a provocation. Instead, they attest that great, original paintings are not made by layering precious materials from the painting apothecary, but rather, through critical self-observation while experimenting on the canvas.
Catastrophes of painting are allowed to go at each other. Whatever is on the canvas is accepted or thrown away. “Accidental” forms, splattered down or made however else, are valued equally with structures of controlled painting and merge into them. Then it is no longer an accident, but the example of a painting that relies on nothing but the artist’s attentiveness and imagination.
Playing with the spirits of Gestalt perception and with the desire to see old friends again. “Oh, it’s a self-portrait! Or a bicycle?” It seems as if they should be abused as (chemical) experiments, with my brain. As if they were waiting to feed the viewer’s brain to the painting.
I am 2 oil paintings.
What will happen? I don’t know.”
—Albert Oehlen, May 2023
Michaela Eichwald was born in Gummersbach, Germany, in 1967. In the late 1980s she studied philosophy, history, art history, and German philology in Cologne, where she also began her career as a visual artist during the 1990s. In 2012, she was awarded the Prix Lafayette. She lives and works in Berlin and teaches at the Akademie der bildenden Künste Wien in Austria. Her first writings were published in the 1990s and have been published in her personal blog, Uhutrust.com, since 2006.
Eichwald’s forthcoming institutional show will be presented at the Neue Galerie Gladbeck, Germany in August 2023. Over the last decade, her work was presented in solo exhibitions in many international institutions such as Kunsthalle Basel, Switzerland (2021-2022); Lenbachhaus, Munich, (2020); The Walker Art Center, Minneapolis, Minnesota (2020); Kunstverein Schwerin, Germany (2018); Palais de Tokyo, Paris (2014); Silberkuppe, Berlin (2013). Eichwald has also participated in numerous group shows such as You: Works from the Lafayette Anticipations Collection, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2019); Painting 2.0–Kunst im Informationszeitalter, Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig (MUMOK), Vienna, Austria (2016); , La 5e Biennale de Rennes (2016); The Forever Now: Contemporary Painting in an Atemporal World, , New York (2014).
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La Galerie Marian Goodman est heureuse de présenter sa première exposition avec Michaela Eichwald comprenant de nouvelles peintures et œuvres sur papier. Hirnlose Problemlösung Gerade Verworfen est la première présentation personnelle de l'artiste à Paris depuis son exposition au Palais de Tokyo en 2014. Considérée comme l'une des artistes les plus innovantes de sa génération, Michaela Eichwald est connue pour son utilisation de supports non conventionnels, en particulier le similicuir coloré, sur lequel elle applique une variété de matériaux tels que l'acrylique, la peinture à l'huile, la laque, l'encre gomme-laque, la peinture en aérosol ou les marqueurs métalliques. Décrivant sa pratique comme "une confrontation entre les éléments, entre les formes et les matériaux", basée sur l'expérimentation, Michaela Eichwald déploie un langage pictural unique, où l’abstraction se mêle à des éléments vaguement figuratifs et expressionnistes. Les œuvres de Michaela Eichwald défient toute catégorisation : leur sujet, leur matérialité et leur palette sont reconnus pour défier les perceptions et les attentes des visiteurs. Le peintre Albert Oehlen livre ici sa réflexion sur le talent de Michaela Eichwald à réinventer la peinture :
« Malheureusement je ne suis pas au courant. La peinture est-elle actuellement morte, ou est-elle à nouveau vivante ? Les peintures de Michaela Eichwald nous donnent une réponse claire. Depuis vingt ans (????), elle nous fait le cadeau d'une série ininterrompue de surprises. Nous nous demandons sans cesse : « mais d'où ça vient ? ».
Je ne comprends pas ses peintures, mais c'est bien ainsi. Si on pense que les œuvres d'art sont mauvaises, c'est d'abord parce qu’on les comprend : « Ah oui, d’accord, bon... » Mais quand je suis devant un tableau et que je me demande : « Comment a-t-elle fait ça ? Pourquoi l'a-t-elle fait ? Comment a-t-elle eu cette idée ? », cela me met dans un état d'euphorie.
Le triomphe vient à ceux qui défient le danger. Qui n'ont peur de rien. C'est un avantage particulier lorsque l'artiste ne craint pas la proximité d'autres œuvres d'art. L'originalité ne se trouve pas en surface. Il ne s'agit pas d'occuper le dernier petit espace libre.
Certains éléments picturaux qui ont été introduits il n'y a pas si longtemps, comme des actes d'audace formelle, donnent maintenant à leurs auteurs un air de jeunesse, jusqu'à ce que l'ennui s'installe. Les couleurs fluo, les éléments de bande dessinée, les logos de marque et les matériaux trash ne font pas le printemps.
Il n'y a pas de protection (réassurance) par l'ironie ou les références. La critique de Polke à l'égard des « petits-bourgeois », le traitement plaisant des matériaux répugnants, ont été bien compris et leurs cases cochées. Il s'agit d'autre chose.
Il s'agit du geste (que je ne veux pas expliquer ici) avec lequel Michaela Eichwald laisse les parties s'affronter, de l'assurance et de la générosité avec lesquelles l'artiste les utilise. La façon dont elle ignore complètement les techniques de peinture académique, l'utilisation de peinture industrielle, de vernis et de supports de tableaux provenant de magasins à 1 euro ne semblent pas être une provocation. Au contraire, ils attestent que les grandes peintures originales ne sont pas réalisées en superposant des matériaux nobles issus d’une officine de peintures, mais plutôt grâce à l'observation critique de soi lors de l’expérimentation sur la toile.
Les catastrophes de la peinture sont autorisées à s'affronter. Tout ce qui se trouve sur la toile est accepté ou doit disparaître. Les formes « accidentelles », éclaboussées ou réalisées d'une autre manière, ont la même valeur que celle peintes de manière structurée et se fondent en elles. Ce n'est alors plus le hasard, mais l'exemple d'une peinture qui ne repose que sur l'attention et l'imagination de l'artiste.
Jouer avec les fantômes de la perception des formes et avec le désir de revoir de vieux amis. « Oh, c'est un autoportrait ! Ou bien un vélo ? ». Il semble plutôt qu’ils soient destinés à être des expériences (chimiques) sur mon cerveau. Comme s'ils attendaient que le cerveau du spectateur nourrisse la peinture.
Je suis 2 peintures à l'huile.
Que va-t-il se passer ? Je n'en sais rien. »
—Albert Oehlen, mai 2023
Michaela Eichwald est née à Gummersbach en Allemagne en 1967. À la fin des années 1980, elle étudie la philosophie, l'histoire, l'histoire de l'art et la philologie allemande à Cologne, où elle commence également sa carrière d'artiste dans les années 1990. En 2012, elle reçoit le Prix Lafayette. Elle vit et travaille à Berlin et enseigne à l'Akademie der bildenden Künste Wien en Autriche. Ses écrits ont été publiés dans les années 1990 et, depuis 2006, sur son blog personnel, Uhutrust.com.
La prochaine exposition institutionnelle de Michaela Eichwald se tiendra à la Neue Galerie Gladbeck en Allemagne en août 2023. Au cours de la dernière décennie, son travail a été présenté dans le cadre d'expositions individuelles dans de nombreuses institutions internationales telles que la Kunsthalle Basel en Suisse (2021-2022) ; la Lenbachhaus à Munich (2020) ; The Walker Art Center à Minneapolis aux États-Unis (2020) ; la Kunstverein Schwerin en Allemagne (2018) ; Le Palais de Tokyo à Paris (2014) ; la Silberkuppe à Berlin (2013). Michaela Eichwald a également participé à de nombreuses expositions collectives telles que You : Works from the Lafayette Anticipations Collection au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2019) ; Painting 2.0-Kunst im Informationszeitalter au Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig (MUMOK), à Vienne en Autriche (2016) ; Incorporated, La 5e Biennale de Rennes (2016) ; The Forever Now : Contemporary Painting in an Atemporal World au MoMA à New York (2014).











