Ended

A Headless Body, A Difficult Morning After

Jan 26 – Feb 25, 2017

Julien Creuzet

Nicolas Momein

Daniel Otero Torres

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française]

A headless body, a difficult morning after

A fraternal journey

without a centaur...

A headless body and a difficult morning

after with a hangover. Bitter breath permeated

with alcohol. We spat out our bile and fluids

in a mad frenzy. Blackout.

Day is breaking, a beast-like man

from an impossible world. How does the past

represent time so much?

We have often partied together...

An enzyme, imagine the chyme that puts

fragmented memories back together.

A faceless warlike human-horse

with your guts spilling out.

We had a coffee and ate Japanese food.

Through the window there is this implausible dot,

like a vanishing point, elsewhere

between creepers and organs

there is no right angle,

metal sheets and ramparts in the desert.

His corpse lay; incoherent gutted

flesh interlaced with blue.

The man is no longer the human that he claimed to be.

On his hollow cheeks teardrops formed

from the Furious Fifties.

To the left, against logic and counter to the earth’s rotation, everything was determined in the unlikely Café Le Dragon.

It was already like this a hundred years ago.

Pandora’s box is to still place hope and belief in friendship.

We discussed our different lives

in the suburbs of Paris.

He came by scooter,

He came by bike

He came dragging his suitcase...

Do you understand the signi cance of our entanglement?

Can you grasp the idea that everything

will take shape within the space at Maëlle Galerie?

The head with snakes divides, tripling,

using a variety of media. We will only know

at the very end, on the day when all that remains

is the spillage from the beer

spinning downward, frothing over.

On that great endless evening we’ll toast this moment

of sharing, parts of ourselves and

our external organs that have made contact.

Julien Creuzet

*****

Corps sans tête, un lendemain difficile.

un voyage fraternel sans centaure...

Corps sans tête, un lendemain difficile, après la cuite, l’haleine âpre des vapeurs

de l’alcool. nous crachions nos fiels, fluides, dans une folle fureur. Blackout

L’heure est à la brisure, homme-animal

des mondes impossibles. Comment le passé incarne tant le temps?

On a souvent fait la fête ensemble...

Enzyme, imagine la chyme qui recolle

les morceaux de mémoires. Homme-cheval

sans visage de la guerre il ne reste

que tes appendices ouverts.

On a bu un café et mangé japonais.

Par la fenêtre, cette tache improbable,

en guise de point de fuite, l’autre part.

entre les lianes et les organes,

il n’y aura pas d’angle droit,

des tôles et des remparts dans le désert.

Son cadavre gisait, sa peau décousue

éviscéré, des entrelacs bleus.

l’homme n’est plus l’humain qu’il prétendait.

Sur ses joues creuses se mettaient à perler des larmes du cinquantième hurlant.

Vers la gauche, alors aux désordres,

dans l’autre sens de la rotation de la terre.

Tout s’est décidé dans l’improbable Café Le Dragon.

il y a cent ans, c’était déjà ainsi.

Le pandore est de croire encore en l’amitié.

on s’est raconté nos vies différentes

dans les faubourgs de Paris.

Il est arrivé en scooter,

il est arrivé en vélo,

il est arrivé en tirant sa valise...

Comprends-tu le sens de notre entremêlement?

Te fais-tu à l’idée que l’espace de La Maëlle Galerie, sera le lieux où tout prendra corps.

La tête aux serpents se dédouble pour devenir triple, usant de tous les médiums, on ne saura

qu’à la toute fin, le jour où il n’y aura plus

que la fuite de la bière périclite, qui moussera.

On trinquera le grand soir immortel cet instant

de partage, des bouts de nous-mêmes,

nos organes externes, mis en relation.

Julien Creuzet