Ended May 26
Ettore Spalletti
Apr 20 – May 26, 2018
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Galerie Marian Goodman is pleased to announce Ettore Spalletti’s exhibition in Paris, on view at the gallery and at the bookshop. This exhibition is his second with the gallery, following his first in London in 2016, and precedes his forthcoming solo show at the Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) in early 2019. The artist presents new paintings, sculptures and works on paper that collectively form a singular, immersive installation.
In the main space of the gallery, Spalletti introduces the latest works from his Paesaggio series and new sculptures. The Paesaggio paintings, each consisting of multiple monochromatic panels, recall both the present and remembered landscape of Abruzzo, the region on the Adriatic coast of Italy where the artist has lived and worked his entire life. Centrally installed between two Paesaggio paintings is a new coral-coloured diptych, angled away from the wall. Its gold-leaf framing structure bring the panels further forward, endowing the work with a sculptural and kinetic presence. The propellent movement is heighted by the powdery pigments that gently free themselves from the surface, transforming the atmosphere into something physical and structural. The perceived motion simultaneously draws the viewer inward while leading him outward, blurring the boundary between the exterior and interior. The free-standing sculptures in cubic form quietly dictate how we navigate the gallery space diffused with luminescent warmth.
The adjacent gallery presents an installation of new works in the artist’s signature azure blue. These three pieces resist identification as a perfect square through the careful subtraction of a small corner from each. Such a formal and deliberate intervention is a reminder that a painting is a sculptural object itself and equally that a three-dimensional structure is composed of two-dimensional aspects that function as blank canvases. Spalletti’s work refuses any straight-forward labelling as painting or sculpture – they are architectural fragments in geometric forms, impregnated with flickering luminosity and pulsating touch.
Concurrently on display at Librairie Marian Goodman is a selection of new works on paper that echo Spalletti’s early mountain paintings, which are considered the starting point of the Paesaggio series. Light-handed colour pencil and pastel drawings, they depict fragments of Abruzzo’s nature in a delicate balance between figurative and abstract.
Spalletti’s working process is based on meditative repetition. He builds layers of pigment paste on a panel for months, dedicating a certain time of the day every day to tend to each painting. Its final surface emerges at the very end of the process of gently sanding the accumulated layers, a caress that reveals both an interior luminosity and an external skin that breathes a range of tonal and textural variations. He compares his process of painting to the gentle gesture of brushing cosmetic power onto the cheek – equally delicate and carefully choreographed. The skin of our body separates us from our surrounding but also serves as the first conduit to making contact with it. It exists in a dimension between the interior and exterior, just as the breathing, pulsating surface of Spalletti’s work. The notion that skin simultaneously protects but equally calls for connection is where Spalletti locates the profundity of humankind, as conveyed in the quote from Paul Valéry’s L’Idée fixe: Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau. The most profound thing in a man is the skin. And it is that very depth of our delicately translucent yet all-encompassing skin that he contemplates and represents in his work.
Ettore Spalletti was born in Cappelle sul Tavo (Pescara) in 1940, where he currently lives and works. He has been the subject of major international exhibitions over the last 40 years, most recently at the Palazzo Cini, Venice (2015) and a retrospective simultaneously presented at three Italian institutions: MADRE – Museo d’Arte Contemporanea Donnaregina, Naples, GAM – Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea, Turin, and MAXXI – Museo Nazionale delle Arti del XXI Secolo, Rome (all 2014). Other notable solo exhibitions include GNAM – Galleria Nazionale d’Arte Moderna, Rome (2010); Académie de France, Villa Medici, Rome (2006); the Henry Moore Institute, Leeds (2005); Castello di Rivoli -Museo d’Arte Contemporanea, Rivoli, Turin (2004); Fundación la Caixa, Madrid (2000); Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg (1998); MUHKA – Museum van Hedendaagse Kunst, Antwerp (1995); and Museum Folkwang, Essen (1982). Selected group exhibitions include the Tokyo Museum of Contemporary Art, Tokyo (1998), the Solomon R. Guggenheim Museum, New York (1993 and 2004), the Venice Biennale (1982, 1993, 1995 and 1997) and documenta VII (1982), documenta IX (1992). In 2010, Spalletti was the recipient of the Terna Prize for Contemporary Art. His major commission works include the chapel at Villa Serena, Pescara, Italy in collaboration with the architect Patrizia Leonelli and La salle des départs at Hôpital Raymond-Poincaré, Garches, France.
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La Galerie Marian Goodman a le plaisir d'annoncer une exposition d'Ettore Spalletti à Paris. L'artiste présente à la galerie de nouvelles peintures et sculptures ainsi que de nouvelles œuvres sur papier à la librairie. Deuxième collaboration de l’artiste avec la galerie après celle à Londres en 2016, cette exposition prélude la rétrospective qui lui sera consacrée au Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) début 2019.
Dans l'espace principal sont dévoilées les nouvelles œuvres de la série Paesaggio, accompagnées de sculptures récentes. Composées chacune de plusieurs panneaux monochromes, les peintures Paesaggio évoquent les paysages intemporels de la région de la côte adriatique italienne des Abruzzes où l'artiste vit et travaille depuis toujours.
Placé entre deux Paesaggio, un diptyque couleur corail est disposé légèrement incliné contre le mur. La feuille d’or qui rehausse délicatement les bords des panneaux les projette vers l’avant, conférant à l'œuvre une présence sculpturale et cinétique. Ce détachement du mur est accentué par la sensation que les pigments en poudre se détachent doucement de la surface picturale, donnant à l’espace autour de l’œuvre une dimension physique et structurelle. Percevant ce léger mouvement, le visiteur est attiré vers l’intérieur de l’œuvre en même temps qu’il ressent un éloignement, estompant les limites entre le dedans et le dehors. Enfin les sculptures de forme cubique, disposées dans l’espace baigné d’une chaleur luminescente, orientent sereinement notre déplacement.
Dans la salle adjacente sont installées de nouvelles œuvres bleu azur, couleur de prédilection de l’artiste. Chaque pièce forme à première vue un carré parfait si ce n’est un coin minutieusement sectionné sur chacun d’entre eux. Cette intervention formelle nous rappelle que la peinture est un objet sculptural, et de la même manière, qu'une structure en trois dimensions comporte également des aspects bidimensionnels. Les œuvres de Spalletti échappent à une stricte catégorisation entre peinture et sculpture, et se définissent plutôt comme des fragments architecturaux aux formes géométriques, empreintes de luminosité et d’une touche vibrante.
En parallèle à la librairie Marian Goodman est présentée une sélection de ses nouvelles œuvres sur papier qui font directement écho à ses premières peintures de paysages montagneux, considérées aujourd’hui comme la genèse de la série Paesaggio. Ces dessins réalisés d’un geste léger au pastel et au crayon de couleur, représentent des fragments de la nature des Abruzzes, dans un équilibre délicat entre figuration et abstraction.
La méthode de travail de Spalletti trouve son origine dans une répétition méditative. Pendant de longs mois, il applique des couches successives de pâte pigmentaire sur un même panneau, consacrant quotidiennement un temps déterminé à chaque œuvre. L’aspect final de la surface de la peinture n’apparaît qu’au terme de ce processus, après un ponçage doux des couches picturales, qui telle une caresse, révéle à la fois la luminosité interne et la surface animée par des variations de ton et de texture. L’artiste compare sa technique au doux geste d’application du fard à joues - tout aussi délicat et chorégraphié. La peau de notre corps nous isole de notre environnement, mais c’est aussi par elle que nous entrons en contact avec celui-ci. Elle s’inscrit comme une frontière entre l'intérieur et l'extérieur, tout comme la surface vibrante des œuvres de Spalletti. La peau est protection, en même temps qu’appel à la connexion : c’est en cela que réside, selon Spalletti, la profondeur de l'humanité. Comme le dit Paul Valéry, dans L'Idée fixe : « Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est la peau. ». Et c'est cette profondeur même de la peau, délicatement translucide et contenant l’être tout entier, que Spalletti examine et représente dans son travail.
Ettore Spalletti est né à Cappelle sul Tavo (Pescara) en 1940, où il vit et travaille. Son œuvre a fait l'objet de grandes expositions internationales au cours des 40 dernières années, plus récemment au Palazzo Cini à Venise en 2015, et en 2014 avec une rétrospective présentée simultanément dans trois institutions italiennes : MADRE - Musée d'Art Contemporain de Donnaregina, Naples, GAM - Galleria Civica d'Arte Moderna e Contemporanea, Turin et MAXXI - Museo Nazionale delle Arti del XXI Secolo, Rome. Parmi ses autres expositions personnelles marquantes, on peut citer celles au GNAM - Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome (2010), à l’Académie de France, Villa Médicis, Rome (2006), à The Henry Moore Institute, Leeds (2005), au Castello di Rivoli - Musée d'art contemporain, Rivoli, Turin (2004), à la Fundación la Caixa, Madrid (2000), au Musée d'Art Moderne et Contemporain, Strasbourg (1998), au MUHKA - Musée van Hedendaagse Kunst, Anvers (1995), et au Museum Folkwang, Essen (1982).
Parmi ses expositions de groupe, citons le Musée d'art contemporain de Tokyo (1998), le Musée Solomon R. Guggenheim de New York (1993 et 2004), la Biennale de Venise (1982, 1993, 1995 et 1997) et la Documenta VII (1982), ainsi que la Documenta IX (1992). En 2010, Spalletti a été lauréat du prix Terna, dédié à l’art contemporain. Ses principales commandes publiques comprennent la chapelle de la Villa Serena, à Pescara (Italie), en collaboration avec l'architecte Patrizia Leonelli, et la « Salle des départs » de l'Hôpital Raymond-Poincaré à Garches.











