Ended Nov 12
Amanda Wall
Silvering
Oct 15 – Nov 12, 2022
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Front Space
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Almine Rech is pleased to present Amanda Wall's second solo show with the gallery.
Have you ever wondered why you were kissing someone? Been struck by the differentiation between concept and consequences while leaning deeper into the embrace? It is a liminal space bounded by opprobrium, disassociation, fragility, and ecstasy; where innocence and evil swirl together in excitement. It’s a split-second dotted with regret. But, we are overcome with yearning, and the fugitive thoughts of recourse only fuel the rationalization of our actions. We assume this negativity is our human consciousness chiming in, yet all we want is to feel animalistic. We want to feel wild and free, sexy and daring. At least, we think we do for that ephemeral moment. It doesn’t matter that it may not be natural or true.
This is where Amanda Wall thrives—she shows us our desires and then forces us to second guess.
Often Amanda Wall’s subjects know exactly what they're doing. They drag their knees slowly on the ground, crawling towards you with a determined look in their eye. Their childlike knickers juxtapose their primal sexual energy, an intriguing paradox that they know turns you on. They’re aware the hairs on the back of your neck are standing up, that your palms are beginning to sweat, and that you want them. You want to own them. They are the object of your desire. An object to possess. But to Wall, we see the human side of the object. In this case, toes. A piece of flesh so often overlooked, covered in socks, shoes, blankets, or tucked under her thighs. An intimate, real, human thing that breaks the illusion of pure objecthood. Are we evil for wanting to have possessed her? Is she evil for wanting, at least for a second, to be possessed?Dominance is not without nihilistic recourse, which is the snapshot Wall captures. Silvering seizes these moments and makes us squirm. We are forced to live with contrition.
Walking through the exhibition, we start crawling, wanting to be owned, a premonition that may or may not be true. We disassociate into the primality of such desires, before transitioning into hyperreality—her subject is acutely aware of the decisions she’s made. Actions that haunt her bleary-eyed mid-distance stare while her plastic earrings dazzle in the sunlight. Metaphorical punches of still-life give us breathing room, with boldly colorful flowers wilting, while their silken counterparts exist eternally. It is the most natural thing for humans to wither when confronted with the strength of artifice. We never stood a chance. A listlessness that’s undeniably human, even if inspired by the invisible whispers of modernity that are overwhelmingly fake.
Silvering is the maturation of this philosophical deep dive. Her previous work, which featured warmer palettes that melted into her fleshy tones, is now contended by cool greens and blues. The palette evokes an eerie seriousness, which wafts over her subjecthood. It is a powerful color study that reminisces modern-day science fiction and the folklore of yesteryear. Both Matrix and Kundalini's serpent pop into mind, narratives that focus on the discomfort of waking up and sitting with a gnawing feeling that none of this is real. A point that Wall will, I promise, emphatically speak to.
—Alexis Schwartz, writer and critic
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Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous embrassiez quelqu’un ? Été frappé par la dichotomie entre l’idée et les conséquences, tout en vous abandonnant plus encore dans l’étreinte ? C’est un espace liminal délimité par l’opprobre, la dissociation, la fragilité et l’extase, où l’innocence et le mal se mêlent dans un tourbillon d’excitation. C’est une fraction de seconde teintée de regrets. Nous sommes pourtant submergés par le désir, et les pensées fugaces d’un possible retour ne font qu’alimenter la rationalisation de nos actes. Nous devinons que la négativité n’est que soubresaut de notre conscience humaine, alors que nous ne voulons rien d’autre que de nous sentir animal. Nous voulons nous sentir sauvages et libres, magnétiques et audacieux, du moins l’espace de ce moment éphémère. Peu importe que ce ne soit ni naturel, ni réel.
C’est ici qu’Amanda Wall s’épanouit : elle nous montre nos désirs, puis nous force à deviner.
Souvent, les figures d’Amanda Wall savent exactement ce qu’elles font. Elles se traînent lentement à genoux, elles rampent vers vous avec un regard déterminé. Leurs culottes enfantines recouvrent une énergie sexuelle primordiale, paradoxe énigmatique dont elles savent pertinemment qu’il nous excite. Elles savent que les poils se dressent sur la nuque, que nos paumes sont humides, qu’on les désire. On veut les posséder. Elles sont l’objet de notre désir. Un objet à posséder. Mais chez Wall, on voit le côté humain de l’objet – ici, les orteils. Morceau de chair si souvent ignoré, masqué par des chaussettes, des chaussures, des couvertures, ou replié sous les cuisses. Chose intime, réelle, humaine qui brise l’illusion de l’objectification pure. Est-il si mal d’avoir souhaité la posséder ? Est-il si mal qu’elle ait désiré, ne serait-ce qu’un instant, être possédée ? La domination n’est pas sans ses côtés nihilistes : c’est l’instantané que Wall capture. Silvering saisit ces instants pour créer l’inconfort. Nous sommes forcés de vivre ainsi contrits.
En parcourant l’exposition, on commence à ramper, à vouloir être possédé : prémonition réelle, ou pas. On se dissocie dans ces désirs primaux avant de passer à l’hyper-réalité ; son sujet est parfaitement conscient des décisions qu’elle a prises. Des actions qui hantent son regard vague, troublé, alors que ses boucles d’oreilles en plastique luisent au soleil. Des coups de poing métaphoriques tenant de la nature morte nous accordent une respiration : fleurs aux couleurs vives qui se fanent, même si leurs homologues faits de soie sont éternels. Rien de plus naturel pour l’homme que de dépérir face à la puissance de l’artifice. Nous n’avions aucune chance. Une apathie indéniablement humaine, même si elle s’inspire des chuchotements invisibles de la modernité qui sont intensément faux.
Silvering incarne la maturation de cette plongée philosophique. Ses précédents travaux, constitués de palettes plus chaudes fondues dans des tons chair, s’orientent à présent vers des tons verts et bleus plus froids. La palette évoque un étrange sentiment de sérieux qui flotte sur sa subjectivité. C’est une puissante étude de couleurs qui rappelle à la fois la science-fiction d’aujourd’hui et le folklore d’antan. On pense à Matrix et au serpent Kundalini, à ces récits qui parlent du malaise ressenti quand on se réveille en sursaut, rongé par l’impression diffuse que rien de tout cela n’est réel. Une impression que Wall ne manquera pas d’évoquer avec force, je vous le garantis.
—Alexis Schwartz










