Ended

Henrik Samuelsson

Unit of Silence

Nov 8, 2023 – Jan 13, 2024

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Galerie Laurent Godin is pleased to present the fourth solo exhibition of the artist Henri Samuelsson in the gallery.

There is something strange about the empty architectural spaces in Henrik Samuelsson’s recent paintings. Take Refugium I for instance: a flat and frontal, symmetrical composition where a staircase framed by walls, leads up to a large window from which a hard white light shines, leaving the surrounding wall darkly backlit. There is no trace of human life or activity. Instead: a sense of silence and stillness, even mystery. The light in the window is like that of a film screen where no image has been projected. Is there nothing out there? Only sky? The two paintings, Untold and None are wider than the others, close to a cinemascope ratio. In None, a window in the painting echoes the shape of the canvas. As in many of the paintings, the space is divided in a symmetrical way.

Knowing that the paintings were made during the pandemic makes it easier to view them as meditations on a post-apocalyptic kind of emptiness, tinged with a sense of melancholy. A refugium is a place where an almost extinct species has managed to survive. For Samuelsson, his studio was a refugium during the uncertain days of the pandemic. A peaceful place. A place for contemplation.

Samuelsson’s images are carefully constructed from systems of proportions and colour theories. You don’t have to know the principles of these systems to get the impression that they are there – systems underlying the construction of an image – not the depiction of something in the real world. They are utopias in the etymological sense of the word, “non-places”, although not necessarily ideal places. They could also be seen as dystopias. Refugium III depicts an architecture that could be a temple or some kind of monument, or a tomb. At least it seems to have a symbolic, perhaps religious, non-utilitarian function.

Like in a painting by Piero della Francesca, the architecture with the disciplined employment of perspective and the patterns of shapes and colours make them close to abstract art. Not least the floor tiles in perspective are a motive that the artists share. Between abstraction and realism, it could be a stage for a theatrical scene. In Piero della Francescas Flagellation of Christ (ca 1455-65), Christ and his tor- mentors are somewhat strangely in the background, framed by classical architecture in strict perspective.

The renaissance inventions of oil painting and perspective enabled a realism that denied the flat surface of the painting, turning the painting into a window through which one could see a scene, a landscape, another world. Samuelsson’s paintings, where so much of the surface depict flat walls, are also reminiscent of a minimalist painter like Barbro Östhlin. In this way, he is exploring both the fundamentals of painting and existential questions that the empty spaces inspire.

—Magnus Af Petersens

Magnus af Petersens is an independent curator and writer as well as Head of Curatorial Affairs for Arte Collectum. Previously held positions include Director for Bonniers Konsthall, Senior Curator, Head of Collection at Moderna Museet, Stockholm and Chief Curator at Whitechapel Gallery, London. In 2011 he was curator for the Nordic Pavilion at the Venice Biennale.

Born in 1960, Henrik Samuelsson lives and works in Stockholm, Sweden. Nominated for the Carnegie Art Prize in 2006, he has participated in numerous solo and group exhibitions at Konstakademien Stockholm; Moderna Museet, Stockholm; Galleri Flach, Stockholm; Färgfabriken, Stockholm; Thielska galleriet, Stockholm; Royal College of Art, London; Reykjavik Art Museum; Centre International d’art contemporain, Château de Carros, Nice; Meilahti Art Museum, Helsingfors; Henie Onstads Kunstsenter, Oslo; Centre PasquArt, Biel; la Maison Rouge, Paris.

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La Galerie Laurent Godin a le plaisir de vous inviter à l'ouverture de la quatrième exposition personnelle de l'artiste Henrik Samuelsson à la galerie, le mercredi 8 novembre de 18h à 20h en présence de l'artiste.

Les espaces architecturaux vides des peintures récentes d'Henrik Samuelsson ont quelque chose d'étrange. Prenons l'exemple de Refugium I : une composition symétrique, plate et frontale, où un escalier encadré par des murs mène à une grande fenêtre d'où brille une lumière blanche et dure, laissant le mur environnant sombrement rétro-éclairé. Il n'y a aucune trace de vie ou d'activité humaine. Au lieu de cela : un sentiment de silence et d'immobilité, voire de mystère. La lumière de la fenêtre ressemble à celle d'un écran de cinéma sur lequel aucune image n'a été projetée. N'y a-t-il rien dehors ? Seulement le ciel ? Les deux tableaux, Untold et None, sont plus larges que les autres, proches d'un rapport cinémascope. Dans None, une fenêtre fait écho à la forme de la toile. Comme dans de nombreux tableaux, l'espace est divisé de manière symétrique.

Sachant que les peintures ont été réalisées pendant la pandémie, nous pouvons les considérer comme des méditations sur une sorte de vide post-apocalyptique, teinté d'un sentiment de mélancolie. Un refuge est un endroit où une espèce presque éteinte a réussi à survivre. Pour Samuelsson, son studio a été un refuge pendant les jours incertains de la pandémie. Un endroit paisible. Un lieu de contemplation.

Les images de Samuelsson sont soigneusement construites à partir de systèmes de proportions et de théories des couleurs. Il n'est pas nécessaire de connaître les principes de ces systèmes pour avoir l'impression qu'ils sont là - des systèmes qui sous-tendent la construction d'une image - et non la représentation de quelque chose dans le monde réel. Ce sont des utopies au sens étymologique du terme, des "non-lieux", mais pas nécessairement des lieux idéaux. Elles peuvent également être considérées comme des dystopies. Refugium III représente une architecture qui pourrait être un temple ou une sorte de monument, ou encore un tombeau. En tout cas, elle semble avoir une fonction symbolique, peut-être religieuse, non utilitaire.

Comme dans un tableau de Piero della Francesca, l'architecture, l'utilisation disciplinée de la perspective et les motifs de formes et de couleurs les rapprochent de l'art abstrait. Les carreaux de sol en perspective sont un motif que les artistes partagent. Entre abstraction et réalisme, il pourrait s'agir d'une scène de théâtre. Dans La Flagellation du Christ de Piero della Francesca (vers 1455-65), le Christ et ses bourreaux se trouvent étrangement à l'arrièr-plan, encadrés par une architecture classique en perspective stricte. Les inventions de la Renaissance en matière de peinture à l'huile et de perspective ont permis un réalisme qui nie la surface plane du tableau, transformant celui-ci en une fenêtre à travers laquelle on peut voir une scène, un paysage, un autre monde. Les peintures de Samuelsson, dont une grande partie de la surface représente des murs plats, rappellent également un peintre minimaliste comme Barbro Östhlin. Il explore ainsi à la fois les principes fondamentaux de la peinture et les questions existentielles que les espaces vides inspirent.

—Magnus Af Petersens

Magnus af Petersens est commissaire d’exposition et écrivain indépen- dant, il dirige également les affaires curatoriales d’Arte Collectum. Il a auparavant occupé les fonctions de directeur du Bonniers Konsthall, de conservateur principal et de chef de collection au Moderna Museet, à Stockholm, et de conservateur en chef à la Whitechapel Gallery, à Londres. En 2011, il a été conservateur du pavillon nordique à la Biennale de Venise.

Né en 1960, Henrik Samuelsson vit et travaille à Stockholm, Suède. Nominé du Prix Carnegie Art en 2006, il a exposé dans de nom- breuses institutions, galeries et musées en Europe : Konstakademien Stockholm ; Moderna Museet, Stockholm ; Galleri Flach, Stockholm ; Färgfabriken, Stockholm ; Thielska galleriet, Stockholm ; Royal College of Art, Londres ; Reykjavik Art Museum ; Centre International d’art contemporain, Château de Carros, Nice ; Meilahti Art Museum, Helsingfors ; Henie Onstads Kunstsenter, Oslo ; Centre PasquArt, Biel ; la Maison Rouge, Paris.