Ended

Shio Kusaka

Sep 5 – Oct 5, 2024

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David Zwirner is pleased to present its second exhibition with Shio Kusaka, which also marks the reopening of the gallery’s newly renovated Paris location. Known for her playful and instinctive approach to the medium of ceramics, Kusaka makes vessels that embrace organic imperfections, recurrent techniques and patterns, and imagery that alludes to historical, contemporary, and futuristic forms. The artist’s complex designs highlight poetic irregularities and optical qualities. Kusaka’s work is inspired by a wide range of references: personal observations, textures, patterns, architecture, fantasy, and outer space, among others.

In the artist’s Paris presentation—her first in the city—Kusaka places new forms across a pedestal spanning the length of the gallery, subtly echoing the installation of one light year, in which her works were arranged in a line on flat copper plates on the floor at her 2022 inaugural solo exhibition at David Zwirner New York. Here, the pedestal extends from the wall into the exhibition space and is raised to bring the viewer closer to the works themselves, which are arranged by height from shortest to tallest, and help navigate the gradual shift in scale. These works reflect Kusaka’s desire to return to a more intimate scale of making and experiencing, inviting audiences to closely observe the meticulous details applied to her forms. By doing so, they evince the artist’s recent interest in quantum mechanics, the field of physics that describes the atomic and subatomic behavior of nature, and the centrality of the observer in witnessing shifting states of matter.

The exhibited forms reflect a daily and organic process of inquiry, in which the artist is shepherded by moments of randomness and uncertainty. Kusaka also delves into familiar motifs and techniques – including her signature method of carving, which often steers her use of glazes and approach to firing. Some of the vessels elucidate details originally found on the pottery of the Jomon (c. 10,500–300 BC), Yayoi (c. 300 BC–AD 300), and Kofun (c. AD 300–552) periods in Japan. The gently scalloped surface of certain works mimics the draped clothing of kouroi, marble sculptures of human figures from Archaic Greece (c. 650–480 BC). Other black and terracotta ceramics by Kusaka resemble Athenian vases from a similar era.

Kusaka also continues to explore themes relating to the cosmos, which she first engaged with in one light year. Merging references from movies and television shows like Star Trek and The Mandalorian, as well as American science-fiction digests such as Imagination (1950–1958), individual works and groupings invoke flying saucers and planetary ring systems. Likewise, quivering lines that mimic soundwaves and seismological signals express the artist’s interest in the concept of wave-particle duality and the vibratory and responsive patterns that guide her relationship with form.

In an adjacent exhibition space, Kusaka debuts four large new paper lanterns, fabricated in collaboration with the Kyoto-based company Kojima Shōten. Archetypal alien spaceships and their attendant beams are constructed from paper and bamboo. Glowing with inner light, these celestial shapes are born not only from Kusaka’s fixation with this iconic form but also our collective conception of outer space and interest in the unknown.

Shio Kusaka (b. 1972) was born in Morioka, Japan, and moved to San Francisco in the early 1990s. After receiving her BFA in 2001 from the University of Washington, Seattle, she moved to Los Angeles, where she currently lives and works.

In early 2020, the historic Neutra VDL Studio and Residences in Los Angeles held a solo exhibition of Kusaka’s work, curated by Douglas Fogle and Hanneke Skerath. Museum Voorlinden in Wassenaar, the Netherlands, held a two-person exhibition of Kusaka and Jonas Wood in 2017. Kusaka’s work has also been included in important group exhibitions, such as the Whitney Biennial (2014); Going Public: The Napoleone Collection – International Art Collectors in Sheffield, Graves Gallery, Sheffield, England (2016), which traveled to Touchstones Rochdale Museum, England (2016–2017); Recent Acquisitions in Asian Art, Allen Memorial Art Museum, Oberlin College, Ohio (2017); and Making Knowing: Craft in Art, 1950–2019, Whitney Museum of American Art, New York (2019–2022).

The artist’s first solo exhibition with David Zwirner, Shio Kusaka: one light year, was presented at the gallery’s 19th Street location in 2022.

In 2021, Kusaka received the Isamu Noguchi Award alongside Toshiko Mori.

The artist’s work is held in public collections worldwide, including the Allen Memorial Art Museum, Oberlin College, Ohio; The Broad, Los Angeles; Hammer Museum, Los Angeles; The Museum of Modern Art, New York; Museum Voorlinden, Wassenaar, the Netherlands; Nerman Museum of Contemporary Art, Johnson County Community College, Overland Park, Kansas; and the Whitney Museum of American Art, New York.

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David Zwirner a le plaisir de présenter une exposition de Shio Kusaka pour la seconde fois, à l’occasion de la réouverture, après rénovation, des espaces parisiens de la Galerie. Reconnue pour son approche à la fois instinctive et ludique du médium de la céramique, l’artiste mobilise des techniques et motifs récurrents pour produire des pièces uniques qui exploitent les imperfections de la matière et déploient un imaginaire à la fois traditionnel, contemporain et futuriste. Mettant à l’honneur la poésie des imperfections et des effets d’optique par leur design complexe, les créations de Shio Kusaka puisent dans une large gamme de références, aussi bien liées à des observations personnelles qu’à une attention particulière aux textures et motifs, ou encore à l’architecture, la littérature fantastique, le cosmos, etc.

Pour la toute première exposition parisienne de Shio Kusaka, des œuvres inédites sont disposées sur un grand socle courant sur toute la longueur de la galerie – écho subtil à l’installation one light year, visible lors de la première exposition personnelle de l’artiste chez David Zwirner, en 2022 à New York, où des plaques de cuivre à même le sol accueillaient un alignement de pièces. Ici, les œuvres sont classées par taille sur le long socle surélevé qui s’avance au milieu de la salle d’exposition et qui permet aux visiteurs d’apprécier au plus près l’évolution des dimensions des pièces, de la plus petite à la plus grande. L’ensemble reflète le désir de Shio Kusaka de revenir à une échelle plus intime, depuis la fabrication des œuvres jusqu’à leur réception, d’autant plus que le public est ainsi invité à regarder, de très près, tous les détails méticuleusement façonnés par l’artiste. Se lit également ici l’intérêt qu’a récemment développé Shio Kusaka pour la mécanique quantique, cette branche de la physique qui traite de la nature à l’échelle atomique et subatomique : l’observateur occupe une position centrale dans la prise en compte des évolutions de la matière et de ses états.

Les pièces présentées témoignent d’une recherche quotidienne, libre, empirique. L’artiste se laisse guider par l’aléatoire et l’incertain, tout en s’appuyant sur des motifs et des techniques qui lui sont familiers. Par exemple, la façon si particulière dont elle sculpte la surface de ses œuvres détermine souvent la glaçure et la méthode de cuisson. Certains détails révèlent des emprunts à trois grandes périodes successives de la céramique japonaise : Jomon (10500-400 av. J.-C.), Yayoi (400 av. J.-C.-300) et Kofun (300-552). Mais c’est aussi l’époque archaïque de la Grèce antique (650-480 av. J.-C.) que l’on retrouve dans certaines œuvres : ici, des incisions délicates semblent vouloir reproduire les drapés des kouroï – statues en marbre de jeunes hommes –, là des poteries à figures noires ou rouges ressemblent à des vases athéniens de la même époque.

Shio Kusaka continue également à explorer le thème du cosmos, déjà abordé dans l’exposition one light year. Chaque œuvre pourrait être une soucoupe volante ou un astre céleste, et chaque ensemble de pièces un escadron ou un système planétaire – sentiment encouragé par le recours à un mélange de références tirées de films et de séries télévisées comme Star Trek ou The Mandalorian, mais aussi de magazines américains publiant des nouvelles de science-fiction comme Imagination (1950-1958). De même, des motifs striés et des lignes ondulantes rappellent des représentations d’ondes soniques ou sismiques, soulignant l’importance esthétique et formelle, pour l’artiste, de concepts scientifiques tels que la dualité onde-particule, l’oscillation ou la responsivité.

Dans une deuxième salle, l’exposition continue avec la présentation de quatre nouvelles pièces, des lanternes en papier fabriquées en collaboration avec l’entreprise Kojima Shoten, basée à Kyoto. Papier et bambou sont employés pour représenter des vaisseaux spatiaux extraterrestres tout à fait archétypaux. Illuminées de l’intérieur, ces radieuses formes célestes témoignent non seulement de l’obsession de Shio Kusaka pour ces figures iconiques mais aussi de notre imaginaire collectif autour du cosmos et de notre goût pour l’inconnu.

Shio Kusaka (née en 1972) voit le jour à Morioka au Japon et s’installe à San Francisco au début des années 1990. Après l’obtention en 2001 d’un diplôme en art (Bachelor of Fine Arts) à l’université de Washington à Seattle, elle s’établit à Los Angeles, où elle vit et travaille encore aujourd’hui.

Au début de l’année 2020, une exposition personnelle de l’artiste, sous le commissariat de Douglas Fogle et de Hanneke Skerath, s’est tenue à Los Angeles dans un lieu riche d’une longue histoire, Neutra VDL Studio and Residences. En 2017, le Museum Voorlinden à Wassenaar aux Pays-Bas, a accueilli une exposition en duo associant Shio Kusaka et Jonas Wood. L’artiste a aussi pris part à d’importantes expositions collectives telles la Whitney Biennial (2014), Going Public: The Napoleone Collection – International Art Collectors in Sheffield à la Graves Gallery à Sheffield en Angleterre (2016), reprise au musée Touchstones Rochdale en Angleterre (2016-2017), Recent Acquisitions in Asian Art à l’Allen Memorial Art Museum d’Oberlin College dans l’Ohio (2017), ainsi que Making Knowing: Craft in Art, 1950–2019 au Whitney Museum of American Art à New York (2019-2022).

En 2021, Shio Kusaka a été lauréate de l’Isamu Noguchi Award aux côtés de Toshiko Mori.

La première exposition personnelle de l’artiste chez David Zwirner, Shio Kusaka: one light year, s’est tenue à New York, dans les espaces de la Galerie situés sur la 19th Street à Manhattan, en 2022.

Les œuvres de l’artiste font partie des collections publiques de nombreuses institutions à travers le monde, parmi lesquelles l’Allen Memorial Art Museum d’Oberlin College dans l’Ohio, The Broad à Los Angeles, le Hammer Museum de Los Angeles, le Museum of Modern Art de New York, le Museum

Voorlinden à Wassenaar aux Pays-Bas, le Nerman Museum of Contemporary Art du Johnson County Community College à Overland Park au Kansas, et le Whitney Museum of American Art à New York.

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