Ended Jan 28

Markus Lüpertz

Hommes sans femmes. Parsifal

Dec 3, 2022 – Jan 28, 2023

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Suzanne Tarasieve is proud to present the sixth personal exhibition of Markus Lüpertz at the gallery.

From 1993 to 1997, Markus Lüpertz created a body of work, several hundred in all, on the same motif. The generic title he chose, Männer ohne Frauen [Men Without Women], granted him complete freedom, until the name Percival came to him, with its seemingly more precise meaning, evoking Richard Wagner's opera of that name, created in Bayreuth in 1882, itself inspired by Wolfram von Eschenbach’s poem and by the legend of Percival (a myth that has not been exhausted by modern history and its capacity for interpretation, any more than those of Orpheus, Ulysses, Jason, and others have been). This series is the perfect example of endless variation, evoking, in certain respects, Glenn Gould and the author of Tristan and Isolde; we might wonder if Percival was evoked by the author to assign a value both binding and elusive to the rather trivial title, borrowed from a collection of short stories by Ernest Hemingway published in 1927. In 1930, John Ford used the same title for a movie set in a submarine. Lüpertz uses the expression to refer to immigrants, mercenaries, victims of emancipation, to whom he feels connected, as an artist and a bohemian, as much by the occult power of a myth as for reasons related to his own biography. The disparate nature of Hemingway's fourteen short stories corresponds quite well to Lüpertz’s need to make evasive and volatile an otherwise terribly prosaic and banal element, the naked reality that always threatens art with its truth. Lüpertz refers us back to a long cultural history, a major figure of which is Perceval the Welshman as depicted by Chrétien de Troyes (around 1180). Lüpertz admires its longevity (and its mystery); thus he became a more or less avowed interpreter of Arthurian legend in the late twentieth century, which he, as rector of the Düsseldorf Academy of Fine Arts from 1988, considered bogged down in a facade of avant-gardism, entertainment, pedagogy, kitsch, and contempt. A self-avowed “soldier of art” (who was also a deserter), Lüpertz was above all a contemporary painter and poet, who needed to capture a thousand-year-old history that only art is able to make intelligible. His goal was to show us its dissonance and its grandeur.

—Eric Darragon, 'Frenzy', catalogue of the exhibition Hommes sans femmes. Parsifal, Galerie Suzanne Tarasieve, Paris, 2022

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Suzanne Tarasieve est heureuse de présenter la sixième exposition personnelle de Markus Lüpertz à la galerie.

Entre 1993 et 1997, Markus Lüpertz a réalisé, sur le même motif, un ensemble d’œuvres, plusieurs centaines, dont le titre générique Männer ohne Frauen (Hommes sans femmes) lui aurait laissé toute latitude si le nom de Parsifal qui lui est associé n’était venu suggérer un sens apparemment plus précis, inséparable de l’opéra de Richard Wagner créé à Bayreuth en 1882 d’après Wolfram von Eschenbach et d’un mythe dont l’histoire moderne et sa capacité d’interprétation n’ont pas épuisé les ressources, pas plus d’ailleurs que celles d’Orphée, Ulysse, Jason et autres. Comme cette série est l’exemple même d’une variation sans fin qui, à certains égards, fait penser autant à Glenn Gould qu’à l’auteur de Tristan et Yseult, on peut se demander si le seul nom du personnage n’est pas là pour donner une valeur à la fois contraignante et insaisissable à une expression pour le moins triviale, reprise d’un recueil de nouvelles d’Ernest Hemingway paru en 1927, Men without Women. Un film de John Ford en 1930 utilise le même titre pour une histoire de sous-marin. L’artiste l’utilise pour sa part librement en référence aux immigrés, aux mercenaires, aux victimes de l’émancipation avec lesquels, en tant qu’artiste et bohème, il se sent partie liée, autant sans doute par la puissance occulte d’un mythe que pour des raisons relevant de sa biographie. Le disparate des quatorze nouvelles d’Hemingway correspond assez bien en lui au besoin de rendre évasif et volatil un élément par ailleurs terriblement prosaïque et banal, la nue réalité qui toujours menace l’art de sa vérité. Sans avoir à le justifier par autre chose que des images, on est renvoyé à une longue histoire de la culture dont Perceval le Gallois représente dans le roman de Chrétien de Troyes (vers 1180) une des figures majeures. Lüpertz en admire la pérennité (et le mystère), ce qui fait de lui un interprète plus ou moins déclaré de la légende arthurienne dans une fin de siècle que le recteur de l’Académie des Beaux-arts de Düsseldorf qu’il est devenu en 1988 juge enlisée dans un avant-gardisme de façade, le divertissement, la pédagogie, le kitsch et le mépris. Le « soldat de l’art » qui fut aussi un déserteur est avant tout un peintre et un poète contemporain qui ressent le besoin d’une histoire millénaire que seul l’art est en mesure de rendre intelligible. Il entend en donner à voir la dissonance et la grandeur.

—Eric Darragon, « Frenzy », catalogue de l'exposition Hommes sans femmes. Parsifal, Galerie Suzanne Tarasieve, Paris, 2022

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