Ended
Thomas Hirschhorn
Last Chance: What Can We Learn From History of Art, for Today’s Understanding?
Nov 23, 2024 – Jan 18, 2025
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For his exhibition at Galerie Chantal Crousel, Thomas Hirschhorn presents a new body of works Art-History-Plaques, a continuation of his works inspired by the aesthetics of Instagram posts referring here to Art History and its legacy.
It seems—facing today's wars in Ukraine, Russia, Palestine, Israel, Lebanon, Iran, among others—that we are not able to learn from History. Every day’s new deaths, injuries, destructions and ruins show us with cruelty that we are not able or unwilling to learn and draw the consequences of the past. Politicians, historians can't or don't want to help us understand our present times in order to change things.
Reflecting upon this—I, as an artist—want to assert the postulate that, if 'Big History', political, geographical, economical, cultural History can't teach us, we must learn from History of Art—as our Last Chance. The affirmation is therefore: History of Art must teach us to understand the world we are living in today. History of Art is what can teach us to push and drive our minds beyond borders and conventions. History of Art is what can create links between what does not seem connected today. This is the aim of What Can We Learn From History of Art, for Today’s Understanding? and I want to show why History of Art can help us.
The form of this work is given with "Art-History-Plaques"—a series inspired by the “Post”-aesthetic as the ones I have been publishing on Instagram—and by the kind of self-manufactured military plaques, often made to ‘unofficially’ celebrate someone’s service and accomplishments. But instead of wood and metal used for military plaques, the "Art-History-Plaques" are made with thickly layered cardboard and photocopies. This plaque-gesture wants to emphasize the importance of belief in History of Art for learning and understanding—far from intimidating those who don’t relate to militaria or from establishing a bourgeois hierarchy.
Because I believe in the power of Art, which makes a universal and timeless breakthrough in the habits of daily facts commentary. This breakthrough—thanks to Art—can be the key for a real understanding and a true learning of what goes on in today's world, and as a result, drive us to act consequently.
Therefore, the plaque’s thickness and its stature are important because they stand for this belief and give it a body. The plaque also builds a bridge between the past of Art History and the present of doing art, and wants to be a 'permanent' reminder of Art History’s significance.
The work "Art-History-Plaque" wants to hold a distinct position in the present time and prepares for the coming. This works shows—shows and doesn’t write or talk—the universal power of Art: to create, to include, to activate, to dare, to advance, to understand, to take position, to imagine, to progress, to produce, to give form. Can we learn and catch our Last Chance?
—Thomas Hirschhorn
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Pour son exposition à la Galerie Chantal Crousel, Thomas Hirschhorn présente une nouvelle série d’œuvres Art-History-Plaques, dans la continuité de son travail inspiré de l’esthétique des publications Instagram, faisant référence ici à l’Histoire de l’Art et à son héritage.
Il semble, face aux guerres qui se déroulent actuellement, notamment en Ukraine, en Russie, en Palestine, en Israël, au Liban et en Iran, que nous ne soyons pas capables d’apprendre de l’Histoire. Chaque jour, de nouvelles morts, de nouveaux blessés, la destruction et la ruine nous confrontent avec cruauté à notre incapacité, ou notre réticence, à apprendre et tirer les leçons du passé. La classe politique, les historiens sont incapables ou ne veulent pas nous aider à comprendre notre époque afin de changer les choses.
En réfléchissant à cela, je veux, en tant qu’artiste, affirmer le postulat suivant : si la ‘Grande Histoire’ — politique, géographique, économique et culturelle — ne nous apprend rien, nous devons alors nous tourner vers l’Histoire de l’Art, en tant que Dernière Chance. L’affirmation est donc que l’Histoire de l’Art doit nous apprendre à comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ; elle peut nous montrer comment pousser et guider notre esprit au-delà des frontières et conventions ; elle peut créer des liens entre ce qui ne semble pas être connecté aujourd’hui. Tel est l’objectif de What Can We Learn From History of Art, for Today’s Understanding?, je veux ainsi montrer comment l’Histoire de l’Art peut nous aider.
Ce travail prend forme à travers les Art-History-Plaques — une série inspirée de l’esthétique des posts comme ceux que je publie sur Instagram — et par les plaques commémoratives militaires que les gens fabriquent souvent eux-mêmes pour célébrer « officieusement » les années de service et les accomplissements d’un militaire. À la place du bois et du métal utilisés pour ces plaques militaires, les Art-History-Plaques sont réalisées avec une épaisse couche de cartons et des photocopies. Ce geste souligne l’importance de la croyance en l’Histoire de l’Art pour apprendre et comprendre — sans intimider ceux qui ne s’intéressent pas au militaire et sans établir de hiérarchie bourgeoise.
Je crois au pouvoir de l’Art parce qu’il ouvre une percée universelle et intemporelle dans les habitudes de commenter le quotidien. Cette percée — rendue possible par l’Art — peut être la clé pour apprendre et comprendre réellement ce qui se passe dans le monde actuel, et ainsi nous pousser à agir en conséquence.
L’épaisseur et la stature des plaques sont donc essentielles car elles incarnent cette croyance et lui donnent corps. La plaque crée aussi un lien entre le passé de l’Histoire de l’Art et le présent d'une pratique artistique aujourd'hui. Elle est un rappel « permanent » de l’importance de l’Histoire de l’Art.
Le corpus Art-History-Plaque veut occuper une place à part dans le présent et préparer à ce qui vient pour l’avenir. Cette œuvre montre — sans écrire ni parler — le pouvoir universel de l’Art : créer, inclure, activer, oser, avancer, comprendre, prendre position, imaginer, progresser, produire, donner forme. Pouvons-nous apprendre et saisir notre Dernière Chance ?
—Thomas Hirschhorn
Thomas Hirschhorn fait ses études à Zurich (1978-1983) et s’installe à Paris en 1983. Depuis le milieu des années quatre-vingt, l’artiste propose des displays (« étalages », « vitrines »), structures précaires faites de matériaux comme le carton, le papier aluminium, l’adhésif marron, le plastique. Ajoutant des photocopies, des images découpées dans des journaux ou magazines, ainsi que des photographies, il y inscrit au stylo à bille ses commentaires ou interrogations sur des thèmes récurrents : la culture, l’économie, la politique, la religion.
Thomas Hirschhorn est le lauréat du Meret Oppenheim Prize (2018) ; du Kurt Schwitters Preis, Niedersächsische Sparkassenstiftung (Lower Saxony Savings Bank Foundation) (2011) ; du Joseph Beuys-Preis, Joseph Beuys-Stiftung (2004) ; du Prix Marcel Duchamp (2000).
L’œuvre de Thomas Hirschhorn a notamment fait l’objet d’expositions personnelles majeures à MAXXI, Rome (2021) ; GL Strand Copenhagen, Copenhague (2021) ; Ming Contemporary Art Museum, Shanghai (2018) ; Museum Villa Stuck, Munich (2018) ; Kunsthal Aarhus, Aarhus (2017) ; Kunsthalle Bremen, Brême (2015) ; Palais de Tokyo, Paris (2014) ; Institute Of Modern Art, Brisbane (2013) ; DIA Art Foundation, Bronx (2013) ; Mudam Luxembourg, Luxembourg (2012) ; 54ème Biennale de Venise, Pavillon Suisse, Venise (2011) ; The Power Plant, Toronto (2011) ; Musée Dhondt-Dhaenens, Laethem-Saint- Martin (2010) ; Trussardi Foundation, Milan (2008) ; Secession, Vienne (2008) ; Serralves Museum, Porto (2006) ; Wattis Institute, San Francisco (2006) ; Musée Précaire Albinet, Aubervilliers (2004) ; Schirn Kunsthalle, Frankfort (2003) ; Musée National d'Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris (2001), entre autres.
De nombreuses institutions ont également présenté son travail dans le cadre d'expositions de groupe : Collection Lambert, Avignon (2022) ; Palais de Tokyo, Paris (2022, 2012) ; RMIT Gallery, Melbourne (2021) ; La Tallera, Cuernavaca (2019) ; MoMA PS1, New York (2019) ; Mudam Luxembourg, Luxembourg (2019) ; Luma Foundation, Arles (2018) ; Mori Art Museum, Tokyo (2018) ; Serralves Museum, Porto (2018) ; Wiels, Bruxelles (2017) ; MOCA, Los Angeles (2016) ; Pavillon Central, 56ème Biennale de Venise, Venise (2015) ; MoMA, New York (2015) ; BNLMTL 2014 (Biennale de Montréal), Montréal (2014) ; Centre Pompidou- Metz, Metz (2014) ; 13ème Biennale d’Istanbul, Istanbul (2013) ; Marta Herford, Herford (2013) ; Shanghai Biennale, Shanghai (2012) ; Fundacion PROA, Buenos Aires (2011) ; Guggenheim Museum, Bilbao (2011) ; Guggenheim Museum, New York (2010) ; Walker Art Center, Minneapolis (2010) ; Gwangju Biennale, Gwangju (2010) ; Museion, Bolzano (2008).
Ses œuvres ont notamment rejoint les collections de grands musées tels que Serralves Museum, Porto ; The Art Institute of Chicago, Chicago ; Bard Museum, New York ; La Caixa, Barcelone ; Collection Lambert, Avignon ; Fonds d'Art Municipal Contemporain de la ville de Genève, Genève ; Fonds National d'Art Contemporain, Paris ; Institute of Contemporary Art, Boston ; Instituto Portugues de Museus, Lisbonne ; Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris ; K21 Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf ; Kunsthaus Zürich, Zurich ; Kunstmuseum Basel, Bâle ; Kunstmuseum St.Gallen, Saint-Galle ; Musée d’Art Contemporain de Montréal, Montréal ; Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, Kirchberg ; Museo de Arte Contemporaneo de Castilla y León, León ; MoMA, New York ; The Museum of Contemporary Art, Los Angeles ; Pinakothek der Moderne, Munich ; Philadephia Museum of Art, Philadelphia ; S.M.A.K., Gand ; Tate Modern, Londres ; Walker Art Center, Minneapolis ; macLyon, Lyon ; Museum of Modern Art, Varsovie.
