Ended Apr 20
Valérie Jouve
Du Temps, un Souffle
Mar 2 – Apr 20, 2024
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Xippas gallery is pleased to present a solo exhibition by Valérie Jouve in its Parisian space. Entitled Du Temps, un Souffle (Time, a breath), the exhibition brings together a selection of recent works created over the past year. In black and white, captured with a large-format camera, these photographs revisit themes dear to the artist, exploring the connection between humans and those around them, whether it is the relationship with nature or the urban environment.
“Du temps, un souffle” (Time, a breath)
Photography is a pathway. It serves not only to produce images but is an ascetic practice born from analog culture that disregards distances in favor of the tangible yet invisible connection between us and the living community. Valérie Jouve’s extensive artistic and political journey, along with her anthropological and poetic quest for the reconciliation of humans with the world, materializes. Here is a visual fable, in which the values of black and white and all its gradations come to fruition in large-format photography. The instrument captures imagined realities such as rituals where time expands without ignoring history.
There is nothing idealistic in these representations of the link between humans and beings of bark and stone, but rather the staging of our need for reconnection with ourselves through sharing and homage. Far from the long-explored metropolises, away from the colonized areas that were her ethical refuge, Valérie Jouve actively considers the emotions we must seek in close proximity to sacred presences. It is not just the countryside or “nature” that is celebrated here, but, as already seen with the California cedars in the 1990s and Palestinian women in the 2000s, the power and breath of the living guided by a frequency resonated by a song.
An optical ode that Valérie Jouve knows how to extract from the depths of ages through portraits of primitive architectures of dolmens, wise ruins in the shadow of the growth of centuries-old trees around which humans seek ultimate resonances. Black and white has the virtue of abstracting time in mechanical representations; born of progress, they then have the ability to offer a primitive version of the world. It is here that we encounter the human tribe of Valérie Jouve’s characters, here we observe her modest rituals that bear witness to the fragile balance evident in the ancient traces of megaliths. A need for solace has transformed into a desire beyond images.”
—Michel Poivert
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La galerie Xippas a le plaisir de présenter une exposition personnelle de Valérie Jouve dans son espace parisien. Intitulée « Du temps, un souffle », l’exposition réunit un ensemble de nouvelles photographies réalisées au cours de cette dernière année. En noir et blanc, réalisée à la chambre, ces photographies renouent avec les thématiques chères à l’artiste telle que le lien entre l’humain et son entourage que ce soit le rapport à la nature ou à l’environnement urbain.
“Sur l’épaule du temps
La photographie est une voie d’accès. Elle ne sert pas qu’à produire des images, elle est une ascèse née de la culture analogique qui ignore les distances au profit du lien tangible autant qu’invisible entre nous et la communauté vivante. Le long parcours artistique et politique, la quête anthropologique et poétique de Valérie Jouve vers la conciliation des humains avec le monde se concrétise. Voilà une fable visuelle, dans laquelle les valeurs du noir et blanc et de toutes ses graduations s’accomplissent dans la prise de vue à la chambre. L’instrument recueille des réalités imaginées comme autant de rituels où le temps s’expanse sans ignorer l’histoire.
Rien d’idéaliste dans ces représentations du lien entre l’humain et les êtres d’écorce et de pierre, mais la mise en scène de notre besoin de re-connexion avec nous-mêmes dans le partage et l’hommage. Loin des métropoles longtemps explorées, loin des zones colonisées qui furent son refuge éthique, Valérie Jouve pense en acte les émotions qu’il nous faut rechercher au plus près des présences sacrées. Ce ne sont pas seulement les campagnes ou la « nature » qui sont ici célébrées mais, comme déjà au contact des cèdres de Californie dans les années 1990, et des femmes palestiniennes dans les années 2000, la puissance et le souffle du vivant guidés par une fréquence que fait résonner un chant.
Une ode optique que Valérie Jouve sait extraire du profond des âges par le portrait des architectures primitives de dolmens, ruines sages à l’ombre de la croissance des arbres centenaires autour desquels des humains cherchent d’ultimes résonances. Le noir et blanc a cette vertu d’abstraire le temps dans les représentations mécaniques, nées du progrès elles ont alors la faculté d’offrir une version primitive du monde. C’est là que l’on rencontre la tribu humaine des personnages de Valérie Jouve, là que l’on observe ses rituels pudiques auxquels on doit l’équilibre fragile dont témoignent les traces antiques des mégalithes. Un besoin de consolation s’est transformé en un désir au-delà des images.”
—Michel Poivert
La photographe et cinéaste française, Valérie Jouve est née en 1964 à Saint-Étienne. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, d’Arles, Valérie Jouve a commencé par des études de sociologie avant de se consacrer à la photographie. Depuis 2023, Valérie Jouve est enseignante à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Le monde urbain est un des thèmes centraux de l’œuvre de Valérie Jouve. Fascinée par la ville, elle capte ses personnages, leurs comportements et saisit cette représentation quotidienne que nous impose la ville en figeant, à travers la photographie, tout ce qui forme son identité. La question du traitement de l’espace est au cœur du sujet : il s’agit de comprendre comment la figure confère une présence à ce qui l’entoure. L’architecture intervient comme forme emblématique de l’espace que se donne l’individu pour exister. Le décalage entre conscience collective et individuelle se trouve ainsi posé en termes esthétiques.
Ses expositions sont souvent conçues comme des compositions visuelles, le temps d’un lieu. Les images sont construites indépendamment pour être utilisées dans les montages lors des différentes expositions
Le CPIF (Centre Photographique d’Ile de France) lui consacre une exposition personnelle à partir du 11 février 2024. Son travail est également inclus dans l’exposition collective « corps à corps » au Centre Pompidou, visible jusqu’au 25 mars 2024.
Elle a été exposée par les plus grandes institutions françaises : Le centre d’art de l’Onde en 2022, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne, le Petit Palais à Paris et “Les Rencontres d’Arles” en 2018, le Jeu de Paume en 2015, le MAC/VAL en 2014 ou encore le centre Pompidou en 2010. Son premier film « Grand Littoral » réalisé en 2003, a été présenté dans de nombreux festivals, ainsi qu’au MoMA à New York en 2004.










