Ended Mar 12

Stephan Goldrajch

Bayeux

Jan 22 – Mar 12, 2022

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To start the new year off on a colorful (and gentle!) note, we are pleased to present Bayeux, Stephan Goldrajch’s first solo exhibition in our Parisian space. This exhibition opens a door to a carnivalesque universe inhabited by mythical characters, as if surprised at the turn of a page of a book or a comic strip, and in-depth historical references. Spread over the gallery’s two floors, it features a monumental embroidery, watercolours, and a series of recent crochet works.

Naive and childish, not to say “brut”, Stephan Goldrajch’s crocheted works create a mass of colourful shapes that mix and mingle, like bodies at a party or a festive parade. Everything seems animated: the sun, stars, a she-centaur, and even a jug. Everything has a face: the features are illuminated by wide and red smiles. Inspired by the Bayeux tapestry that tells the story of the William the Conqueror’s conquest of England in a medieval style, a mixture of reality and fantasy, Stephan Goldrajch’s paintings rewrite history to change its focus. They highlight what had been relegated to the margins and give a central place to the small details on the edges of the tapestry (animals, sometimes human beings). By reincarnating them in crocheted silhouettes, the paintings interpret the story of the past and give it an inclusive twist.

The large embroidery presented upstairs is part of this same desire for inclusion. It is a participatory work that was created collaboratively. It testifies to the social character of Stephan Goldrajch’s work, who often begins a piece in a public place and is gradually joined by passers-by, curious about his activity. Here, the work represents the embroiderers. It thereby introduces what is usually out of frame into the representation and creates “an metatheatre of the simplicity of life,” in the artist’s own words.

Stephan Goldrajch was born in 1985 in Ramat Gan, Israel; he lives and works in Belgium. In his practice, he combines various techniques: textiles, texts, drawings, installations, found materials. He multiplies colours and forms and is inspired by folk tales, myths, and the ancestral magical imagination, from Voodoo to the Kabbalah. For him, art is like a rite that descends on all aspects of existence and intertwines with each person’s life.

In his work, Stephan Goldrajch seeks to find the best way to “combine art and social cohesion”: encounters and interaction are at the heart of his practice. Often, he starts from “deficiencies and shortcomings, to rewrite a story, to refound it and create something else.” His way of doing things is nomadic and he is not attached to a fixed studio. This allows him to reinforce the participatory aspect of his practice: it is not uncommon for him to rub shoulders with strangers to art, whom he encounters in the course of his work. He seeks to compare their existences and practices with his own in order to generate a new dimension in his work and enrich his own techniques, feeding them both with ancestral traditions and with his encounters.

Stephan Goldrajch’s œuvre was shown in numerous institutional exhibitions (selection) : International Carnival and Mask Museum (Binche), Museum of contemporary art (Athens), Maison des Cultures et de la Cohésion sociale (Brussels), Centrale for contemporary art (Brussels), Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), Le Brass – Centre culturel de Forest (Brussels), Centre international de Formation en Arts du Spectacle CIFAS (Brussels), Jewish Museum of Belgium (Brussels), Iselp contemporary art center (Brussels), Museum of Ixelles (Brussels), MusAfrica – Musée Africain de Namur (Namur), Maison des Arts (Saint-Herblain), Haïfa Museum of Art (Haïfa).

He was on residency in Sanxingdui (China), in Armenia and in Bulgaria in 2019 and in the School of African Heritage (Benin) in 2018.

In 2019, he did a series of performances in Centre Wallonie-Bruxelles in Paris (Les Juges). His book Poème d’Arménie (in collaboration with Myriam Rispens) was published in 2020. He is also author of Masques (2021), Les 8 récits fondateurs (2018) and Le Bouc Emissaire selon Stephan Goldrajch (2018).

Stephan Goldrajch is currenly working on a performance that will take place in Wallonie-Bruxelles centre in Paris on February 12.

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Pour commencer la nouvelle année en couleur (et en douceur !), nous sommes heureux d’annoncer Bayeux, la première exposition personnelle de Stephan Goldrajch dans notre espace parisien. Cette exposition ouvrira une porte vers un univers carnavalesque habité par des personnages mythiques, comme surpris au détour d’une page de livre ou d’une bande dessinée, et des références historiques pointues. Répartie sur les deux étages de la galerie, elle présentera une broderie monumentale, des aquarelles et une série d’œuvres récentes réalisées au crochet.

A l’allure naïve et enfantine pour ne pas dire brute, les œuvres crochetées de Stephan Goldrajch créent une masse de formes colorées qui se mêlent et s’entremêlent, comme des corps dans une fête ou une parade festive. Tout paraît animé : le soleil, des étoiles, une centauresse, et même une cruche. Tout a un visage : les grimaces s’éclairent par des sourires larges et rouges. Inspirées par la tapisserie de Bayeux qui raconte la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant à la sauce médiévale, mélange de réel et de fantastique, les toiles de Stephan Goldrajch réécrivent l’histoire pour déplacer les accents. Elles mettent notamment en avant ce qui était en marge et accordent aux petits détails situés sur les bords de la tapisserie (des animaux, parfois des êtres humains) une place centrale. En les réincarnant dans des silhouettes crochetées, les toiles interprètent le récit du passé et lui donnent un tournant inclusif.

La grande broderie présentée à l’étage s’inscrit dans le même désir d’inclusion.

Il s’agit d’une œuvre participative créée à plusieurs mains. Elle témoigne du caractère social du travail de Stephan Goldrajch à qui il arrive souvent de commencer une œuvre dans un lieu public, pour être progressivement rejoint par des passants, curieux de son activité. Ici, l’œuvre représente les brodeurs. Ainsi, elle fait entrer dans la représentation ce qui se trouve d’habitude hors cadre et crée « une mise en abîme de la simplicité de la vie », pour reprendre la formule de l’artiste.

Stephan Goldrajch est né en 1985 à Ramat Gan, Israël ; il vit et travaille en Belgique. Dans sa pratique, il croise diverses techniques : textiles, textes, dessins, installations, matériaux de récupération. Il multiplie les couleurs et les formes et s’inspire des récits folkloriques, des mythes ou encore de l’imaginaire magique ancestral, du Vaudou à la Kabale. Pour lui, l’art se rapproche d’un rite qui déferle sur tous les aspects de l’existence et s’entrelace à la vie de chacun.

Dans son travail, Stephan Goldrajch cherche à trouver la meilleure façon de « mêler art et lien social » : la rencontre et l’interaction sont au cœur de sa pratique. Souvent, il part de « carences et de manques, pour réécrire une histoire, la refondre et créer un ailleurs ». Sa manière de procéder est nomade et il n’est pas attaché à un atelier fixe. Cela lui permet de renforcer l’aspect participatif de sa pratique : il n’est pas rare qu’il côtoie des non-initiés à l’art qu’il rencontre pendant qu’il travaille. Il cherche à confronter leur existence et leurs pratiques aux siennes pour générer une nouvelle dimension dans ses œuvres et enrichir ses propres techniques, en les nourrissant autant des traditions ancestrales que de ses rencontres.

L’œuvre de Stephan Goldrajch a été présentée dans de nombreuses expositions institutionnelles (sélection) : Musée d’art contemporain (Athènes), Musée international du Carnaval et du Masque (Binche), Maison de la Cohésion sociale (Bruxelles), Centrale for contemporary art (Bruxelles), Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), Centre culturel Forest (Bruxelles), Centre international de Formation en Arts du Spectacle CIFAS (Bruxelles), Musée Juif de Belgique (Bruxelles), Centre d’art contemporain l’Iselp (Bruxelles), Musée d’Ixelles (Bruxelles), Musée Africain de Namur (Namur), Maison des Arts (Saint-Herblain), musée de Haïfa (Haïfa).

Il était en résidence à Sanxingdui (Chine), en Arménie et en Bulgarie en 2019 et à l’Ecole du Patrimoine Africain à Porto-Novo (Bénin) en 2018.

En 2019 il a réalisé une série de performances (Les Juges) au centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

En 2020 est paru son livre Poème d’Arménie (en collaboration avec Myriam Rispens).

Il est également l’auteur de « Masques », « 8 récits fondateurs » et de « Le Bouc Emissaire » (édition CFC).

Stephan Goldrajch prépare une performance qui aura lieu au centre Wallonie-Bruxelles à Paris, le 12 février prochain.

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