Ended Jun 16

Adrian Ghenie

Jungles in Paris

Apr 28 – Jun 16, 2018

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Galerie Thaddaeus Ropac is pleased to announce an exhibition of new works by the Romanian-born, Berlin-based artist Adrian Ghenie.

The title of this exhibition, Jungles in Paris, has been borrowed from the Henri Rousseau exhibition at Tate Modern (3 November 2005–5 February 2006). The visual tension created by the juxtaposition of two seemingly disparate environments (the sophisticated urban Paris versus the exotic wild untethered jungle) is the foundation for Ghenie’s new body of work.

Henri Rousseau’s (1844–1910) detached treatment of surface composed of flat, juxtaposed and overlapping planes and grids, foreshadowed many aspects of Modernism have long fascinated Ghenie who regards him as “the first abstract painter”. The self-taught Rousseau had a cult following, greatly revered by many of the avant-garde artistic figures of the time such as Picasso, Brancusi, Delaunay and Apollinaire, who openly admired his uniquely naive paintings.

Ghenie’s fascination with the texture of the subjects and objects that he chooses to paint is as potent as ever in this new body of work. “It is never the motif that interests me but always the texture of my subjects and how the transformation of this texture over time can tells a secret narrative” says Ghenie.

A vivid palette of turquoises, yellows and greens set against earthy tones of brown, ochre and bone capture the heat and light of the forest or jungle. Finger like tendrils of vermilion red and cadmium yellow crawl in and over the surface of sophisticatedly composed paintings. Sometimes hidden in the landscape or foliage, wild beasts, strange animals and decaying carcasses shape-shift, in and out of focus. It is also the presence of mankind and urbanisation that disrupts the wilderness. A toxic yellow rusting gas pipe, the corrugated iron fence of a favela, plumes of acrid smoke and even the “mushroom cloud” of an atomic bomb create a friction not just conceptually but also in their textural contrast. It is the interface between nature and the toxic footprint of mankind that creates the uneasy tension expressed in Ghenie’s work. The viewer is simultaneously seduced by his painterly technique and luscious use of colour and unsettled by the physiological darkness emanating from the pictures.

A group of nine related collages on paper will also be on view. The technique of collage is crucial to understand Ghenie’s practice. Sourced from the Internet and printed in his studio, images as diverse as animal fur, the scales of a putrefying fish, mushroom gills and the glossy surface of mucus membranes, chosen for their specific textures, become the building blocks for Ghenie’s compositions. Each painting begins with a collage. Form, composition, texture and tone are rigorously investigated in these small but vivid artworks, which are the starting point for his larger canvases.

A group of large-scale grisaille charcoal drawings will be shown in the upstairs gallery. While he is an artist known for his painterly technique and his use of colour, with his new series of charcoals he reveals his skills as a draughtsman and introduces a new field for expression. It is the spontaneity of using charcoal on paper that he found liberating as the process of his paintings is highly pre-prepared and controlled.

Born in Baia Mare, Romania in 1977, Adrian Ghenie graduated from the University of Art and Design, Cluj, Romania.

In 2015, he was selected to represent Romania at the 56th Venice Biennale. He has had major exhibitions worldwide; solo-exhibitions include the Villa de Medici, Rome; CAC Málaga, the Museum of Contemporary Art, Denver; Stedelijk Museum voor Actuele Kuns (S.M.A.K.), Ghent, and the National Museum of Contemporary Art Bucharest. He has also participated in in exhibitions at the Palazzo Grassi, François Pinault Foundation, Venice; Fondation Van Gogh, Arles; Tate Liverpool; Prague Biennial; San Francisco Museum of Modern Art; and Fondazione Palazzo Strozzi, Florence, among others.

His work is held in important public collection including: Tate Modern, London, Centre Pompidou, Paris, Metropolitan Museum, New York; The Hammer Museum, Los Angeles; Long Museum, Shanghai; Museum of Contemporary Art, Los Angeles; Museum van Hedendaagse Kunst, Antwerp; SFMOMA; and S.M.A.K., Ghent.

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La Galerie Thaddaeus Ropac a le plaisir de présenter une exposition de nouvelles oeuvres d’Adrian Ghenie.

Le titre de l’exposition "Jungles in Paris" est emprunté à celui de la rétrospective consacrée par la Tate Modern à Henri Rousseau en 2005-06 (présentée ensuite au Grand Palais, Paris puis à la National Gallery, Washington D.C). La tension visuelle créée par la juxtaposition de deux environnements totalement opposés, le caractère urbain et sophistiqué de Paris d'une part et la jungle exotique indomptable d'autre part, est au centre de cette nouvelle série.

La peinture du Douanier Rousseau (1844-1910), caractérisée par un traitement distancié de la surface et composée de plans et de motifs juxtaposés, annonce beaucoup d’aspects du Modernisme et fascine depuis longtemps Ghenie, qui le considère comme « le premier artiste abstrait ». L’artiste autodidacte qu’est Rousseau a fait l’objet d’un culte et était révéré par de nombreuses figures artistiques des avant-gardes dont Picasso, Brancusi, Delaunay et Apollinaire qui affichaient ouvertement leur admiration pour sa peinture d’un style naïf très personnel.

La fascination de Ghenie pour la texture des sujets et des objets qu’il choisit de peindre est plus présente que jamais dans cette nouvelle série d’œuvres. Selon ses propres termes : « Ce n’est jamais le motif qui m’intéresse mais plutôt la texture de mes sujets et comment le temps transforme celle-ci et dévoile une histoire secrète. »

Sa palette vive, faite de nuances turquoises, jaunes et vertes apposées en contraste à des tons plus terreux de brun, d'ocre et de blanc cassé, capture la chaleur et la lumière de la forêt et de la jungle. Des motifs en forme de vrilles rouge vermillon et jaune cadmium se faufilent à la surface complexe des toiles. Parfois cachés dans le paysage ou dans le feuillage, des bêtes sauvages, des animaux étranges, et des carcasses en décomposition semblent en cours de métamorphose, de façon plus ou moins nette. La superposition d’une présence humaine et d’éléments urbains perturbe souvent le caractère sauvage de la scène.

Un tuyau de gaz rouillé jaune toxique, la clôture en tôle ondulée d'une favela, des panaches de fumée âcre et même la présence d’un champignon atomique créent une friction non seulement sur le plan conceptuel mais également dans le contraste de textures. C'est l'interface entre la nature et l'empreinte toxique de l'humanité qui crée cette tension inquiète à l’œuvre dans le travail de Ghenie. Le spectateur est à la fois séduit par sa technique picturale et son utilisation voluptueuse de la couleur et déconcerté par la noirceur physiologique qui émane des images.

Un groupe de neuf collages sur papier, technique essentielle à la compréhension du travail de l’artiste, est présenté en parallèle. Tirées d’Internet puis imprimées en studio, des images aussi diverses qu’une fourrure d’animal, des écailles de poisson en putréfaction ou la surface brillante des membranes de mucus, toutes choisies pour leurs textures spécifiques, deviennent les éléments constitutifs des compositions de l’artiste. Chaque œuvre commence par un collage. Formes, compositions, textures et tonalités sont rigoureusement étudiées dans ces œuvres de petit format pleines d’énergie servant de point de départ à ses toiles de grande dimension.

Une série de grisailles au fusain de taille plus importante est présentée au premier étage de la galerie. Si l’artiste est d’abord connu pour sa technique picturale et son utilisation de la couleur, cette nouvelle série d’œuvres démontre ses talents de dessinateur et inaugure un nouveau champ d’expression. Ghenie trouve dans l’utilisation du fusain une spontanéité libératoire qui contraste avec le processus hautement élaboré et contrôlé de ses peintures.

Né à Baia Mare en Roumanie en 1977, Adrian Ghenie est diplômé de l’Université d’Art et de Design de Cluj en Roumanie. Il vit et travaille à Berlin.

En 2015, il a représenté la Roumanie à la 56ème Biennale de Venise. Ghenie a eu d’importantes expositions monographiques dans le monde entier : Villa Medici, Rome (2017), Centro de Arte Contemporaneo, Málaga (2014), Museum of Contemporary Art, Denver (2012), Stedelijk Museum voor Actuele Kuns (S.M.A.K.), Ghent (2010), Musée National d’Art Contemporain, Bucarest (2009).

Il a également participé à des expositions collectives au Palazzo Grassi, Venise ; Fondation Van Gogh, Arles ; Tate Liverpool ; Biennale de Prague ; Musée d’Art Moderne, San Francisco ; Fondazione Palazzo Strozzi, Florence.

Son travail est présent dans d’importantes collections publiques : Tate Modern, Londres, Centre Pompidou, Paris ; Metropolitan Museum of Art, New York ; Hammer Museum, Los Angeles ; Long Museum, Shanghai ; MOCA, Los Angeles ; Museum van Hedendaagse Kunst, Antwerp, le SFMOMA, San Francisco ; S.M.A.K., Ghent.

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