Exhibition · Les Filles du Calvaire

Laia Abril

A History of Misogyny, Chapter Two: On Rape

Jan 25 – Feb 22

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Les Filles du Calvaire17 rue des Filles-du-Calvaire · paris.marais · Open today until 6:30fillesducalvaire.com

About the show

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The galerie Les Filles du Calvaire announces the upcoming solo exhibition of the artist Laia Abril. The first chapter of her work on the history of misogyny On Abortion has been presented worldwide after the Rencontres d’Arles festival in 2016. Laia Abril presents at the gallery her second chapter: On Rape.

Laia Abril’s forthcoming exhibition On Rape is the second chapter to her project A History of Misogyny. It expands her ongoing visual archive of the systemic control of women’s bodies across time and cultures.

Of her new work, Abril writes, « by scrutinizing, conceptualizing and visualizing diverse miscarriages of justice across historical regulations, toxic dynamics and victims’ testimonies, the project aims to call out the institutional rape culture prevalent in societies around de world. I’m looking at rape by exploring how concepts of myths, power, and law, relate to the constructions of the notion of masculinity and sexual violence.

I choose this topic, the second chapter of a of A History of Misogyny, the same way as the first chapter, On Abortion. I have been triggered by a local news that impressed me deeply. In 2018 the Spanish Court set free 5 man who gang-raped a 18-year-old with a sentence of abuse instead of rape, that would eventually call into question the Spanish legislative on rape.

In full apotheosis of #MeToo movement, I wanted to understand why some institutional structures of justice, laws and policy were not only failing the rape victims, but actually encouraging violence through the preservation of power dynamics and social norms.

By looking back to history, I could identify gender-based stereotypes and myths, prejudices and misconceptions, that have prevailed and perpetuated the rape culture. Through a painstaking research on miscarriages of justice and victim-blaming attitudes, this work evokes how still today society blames victims of sexual assault and normalizes sexual violence. »

On Rape consists of a set of photographs, objects and testimonies. The artist designed the exhibition like an onsite installation. The elements are interconnected and don’t give us a linear or chronological approach. Instead, it gives us several levels of reading. By creating bridges between history, places and cultures, Laia Abril reminds us the universality of this drama.

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La galerie Les Filles du Calvaire annonce la prochaine exposition personnelle de l’artiste Laia Abril. Le premier chapitre de son œuvre sur l’histoire de la misogynie On Abortion a été exposé mondialement après l’émotion provoquée aux Rencontres d’Arles en 2016. Laia Abril présente à la galerie le second chapitre : On Rape.

L’artiste continue d’élargir ses archives visuelles sur le contrôle systémique du corps des femmes à travers le temps et les cultures. Sur son nouveau travail, l’artiste dit :

« En scrutant, conceptualisant et visualisant les échecs judiciaires, en tenant compte des réglementations historiques, des dynamiques toxiques et des témoignages de victimes, le projet pointe la culture du viol institutionnel répandue dans les sociétés du monde entier. Je développe ce travail en explorant les liens entre mythes, pouvoir et droit et les notions de masculinité et de violence sexuelle.

J’ai choisi ce sujet de la même manière que le premier chapitre sur l’avortement. J’ai été saisie par un fait divers local qui m’a profondément marquée. En 2018, le tribunal espagnol a libéré cinq hommes qui avaient violé une jeune femme de 18 ans, jugés pour abus sexuel plutôt que viol, remettant en question la jurisprudence espagnole face au viol. En pleine apothéose du mouvement #MeToo, je voulais comprendre pourquoi certaines structures institutionnelles telles que la justice, le droit et la politique échouaient non seulement face aux victimes de viol, mais encourageaient en réalité la violence en préservant les rapports de pouvoir et le viol comme norme sociale.

Au regard de l’histoire, j’ai pu identifier les stéréotypes et les mythes fondés sur le genre, les préjugés et les fausses idées qui ont maintenu et perpétué la culture du viol. À travers une recherche minutieuse sur les erreurs judiciaires et l’accusation répétée des victimes, ce projet montre à quel point la société blâme encore aujourd’hui les victimes d’agression sexuelle, tout en normalisant la violence sexuelle. »

On Rape se compose d’un ensemble de photographies, d’objets et de témoignages. Le projet est pensé comme une véritable installation dont l’agencement dans l’espace constitue le cœur plastique. Ces éléments interconnectés n’offrent pas une approche linéaire ou chronologique mais permettent au contraire plusieurs niveaux de lecture. En créant des ponts entre l’histoire, les lieux et les cultures, Laia Abril rappelle l’universalité du drame du viol.

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