Ended Feb 5
Matias Faldbakken
Beaten Ink, Upset Brick, Downcast Charcoal
Nov 27, 2021 – Feb 5, 2022
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For his first solo exhibition at Galerie Chantal Crousel, Matias Faldbakken presents a series of installations bringing together drawings from 2017 to 2021, and various groups of lacquered bricks, some locally sourced, others originating from Norway.
Matias Faldbaken's practice involves various and often conflicting themes, but seen as a whole, his practice might be summed up by one question: What is antagonism?
Faldbakken’s works hold in perpetual tension the forces of proposition and cancellation, aesthetic generosity and conceptual restraint, the possibility of language and its dissolution into illegibility. A consistent characteristic of his work is a movement towards abstraction through a variety of materials often used in construction or logistics, like garbage bags and flattened cardboard boxes, tiled walls, concrete objects or, more recently, brick sculptures. The “aesthetic products” in his exhibitions are for Faldbakken “the side effects of an artistic strategy that engages readily available possibilities of disengagement”.
Lately, Faldbakken has been exhibiting more of his drawings. He states: “I always considered drawing to be abstract, no matter what. It is a site of both visual promise and immense disappointment. A drawing doesn’t allow you to bluff. Drawing is the most basic meeting between idea, execution and looks. Whatever you ask a drawing to do pictorially will never be answered. The monsters of narration are halted in a drawing. Drawing belongs to the fluid world of not-writing. Drawing is fast, cheap, practical, throw-away, real-time, stone-age, addictive and heartbreaking. Physical materials will strangle intentions. Pictures are drowned in ink. Charcoal is burned out and chokes its motives. Drawing is ridiculous, we know that going in.”
In this exhibition, Faldbakken says, “each drawing comes with a brick sculpture under it, like a dado, a box, a boot or a piece of TV-furniture. A brick is, in essence, a block-shaped “loaf” of clay, roughly the size of a rye bread, baked—fired—and stacked on top of other bricks. The brick does what it needs to do, and it shows what it does. But then it is lacquered and it gets abstract.”
Matias Faldbakken (born 1973 in Hobro, Denmark) is a Norwegian artist and writer. He studied at the National Academy of Fine Arts in Bergen and the Städelschule in Frankfurt.
On the art field the artist uses a range of media, with an emphasis on sculpture and drawing. As a writer, he produces novels.
He was first known as a writer with his 2001 novel “The Cocka Hola Company”, which introduced the “Scandinavian Misanthropy” trilogy. The open social critique in his writing is counterbalanced by the deliberate hermeticism of his art, in which materials are worked into what the artist calls “negativistic gestures”.
Matias Faldbakken has had major solo exhibitions at The Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo, Norway (2017); Le Consortium, Dijon, France (2013); Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam, The Netherlands (2012); Wiels, Brussels, Belgium (2012), The Power Station, Dallas, U.S.A. (2011); Fridericianum, Kassel, Germany (2010); Kunst Halle Sankt Gallen, St Gallen, Switzerland; IKON, Birmingham, UK and The National Museum of Oslo, Norway (2009).
His work was also shown at Documenta 13 (2012) and at the Nordic Pavilion of the Biennale di Venezia, where he represented Norway (2005).
Since 2001, Faldbakken has published five novels, for which he has won the Bjørnson Prize, the Norwegian Critic’s Prize, The Norwegian Radio’s Literary Award and the ITB Buch Award. His latest novel is shortlisted for the Nordic Council Literature Prize (2020). His writing is translated into more than 15 languages.
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À l’occasion de sa première exposition personnelle à la Galerie Chantal Crousel, Matias Faldbakken présentera une série d’installations composée de dessins de 2017 à 2021, ainsi que divers ensembles de briques laquées, certaines de provenance locale, d’autres fabriquées en Norvège.
La pratique de Matias Faldbakken explore des problématiques variées et souvent contradictoires, que l’on pourrait synthétiser en une question : Qu’est-ce que l’antagonisme ?
Ses œuvres maintiennent en tension perpétuelle les forces de proposition et d’annulation, la générosité esthétique et la retenue conceptuelle, la possibilité du langage et sa dissolution dans l’illisibilité. Cette constante que l’on retrouve dans son travail est un mouvement vers l’abstraction. Cela est rendu possible par le biais de divers matériaux souvent utilisés pour la construction ou la logistique, comme des sacs poubelles et des cartons aplatis, des murs carrelés, des objets en béton ou, plus récemment, des sculptures de briques. Les « produits esthétiques » de ses expositions, selon la formulation de l’artiste, sont « les effets secondaires d’une stratégie artistique qui engage des possibilités immédiatement disponibles de désengagement. »
Dernièrement, Matias Faldbakken expose davantage ses dessins. Il explique : « J’ai toujours considéré le dessin comme étant abstrait, quel qu’il soit. C’est à la fois un lieu de promesse visuelle et d’immense déception. Un dessin ne permet pas de bluffer car il est la rencontre la plus élémentaire entre l’idée, l’exécution et l’apparence. Ce que l’on demande à un dessin de rendre visuellement ne sera jamais satisfait ; les monstres de la narration y sont suspendus. Le dessin appartient au monde fluide de la non-écriture. Il est rapide, peu coûteux, pratique, jetable, immédiat, primitif, addictif et désespérant. Les matériaux physiques étouffent les intentions. Les images sont noyées dans l’encre. Le fusain se consume et asphyxie ses motifs. Dessiner est ridicule, on le sait d’entrée de jeu. »
À propos de cette exposition, l’artiste commente : « Chaque dessin est accompagné d’une sculpture de briques disposée au sol, telle un soubassement, un caisson, un coffre ou un meuble de télévision. Une brique est, essentiellement, un « pain » d’argile en forme de bloc, à peu près de la taille d’un pain de seigle, cuit jusqu’à durcissement et empilé sur d’autres briques. La brique fait ce qu’elle doit faire, et montre ce qu’elle fait. Mais une fois laquée, elle devient abstraite. »
Matias Faldbakken (né en 1973 à Hobro au Danemark) est un artiste et auteur norvégien ayant étudié à la National Academy of Fine Arts à Bergen et à la Städelschule à Francfort.
L’artiste utilise toute une gamme de supports, mais principalement la sculpture et le dessin. En tant qu’auteur, il écrit des romans.
Il s’est d’abord fait connaître en tant qu’écrivain grâce à son roman « The Cocka Hola Company », premier volet de sa trilogie « Misanthropie scandinave ». La critique sociale exprimée dans ses récits est contrebalancée par l’hermétisme délibéré de son art, dans lequel des matériaux sont travaillés pour devenir ce que l’artiste appelle des « gestes négativistes ».
Les œuvres de Matias Faldbakken ont fait l’objet d’expositions personnelles importantes au musée d’Art contemporain Astrup-Fearnley d’Oslo, en Norvège (2017) ; au Consortium de Dijon, en France (2013) ; au musée Boijmans van Beuningen de Rotterdam, aux Pays-Bas (2012) ; au Wiels de Bruxelles, en Belgique (2012), à la Power Station de Dallas, aux États-Unis (2011) ; au Fridericianum à Cassel, en Allemagne (2010) ; au Kunst Halle de Saint-Gall, en Suisse et au musée national d’Oslo, en Norvège (2009 ).
Son travail a également été exposé à la Documenta 12 (2012) et au Pavillon nordique de la Biennale de Venise, où il représentait la Norvège (2005).
Depuis 2001, Faldbakken a publié cinq romans pour lesquels il a reçu le Bjørnson Prize, le Norwegian Radio’s Literary Award et le Buch Award de L’ITB Berlin. Son dernier roman a été présélectionné pour le grand prix de littérature du Nordic Council Literature Prize (2020). Ses œuvres écrites ont été traduites dans plus de quinze langues.












