Ended Oct 20

Jean Tinguely

Bricolages et Débri(s)collages

Sep 12 – Oct 20, 2019

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After having unveiled the Méta Reliefs and the Méta Matics of the 50s in 2012, then the sculptures from the so-called «Fool period» of the 60s in 2016, Georges-Philippe & Nathalie Vallois Gallery is interested in the work from the 70s of the Swiss artist Jean Tinguely. This decade shows an explosion of colors, fantasy, crazy projects like the Cyclop of Milly-la-Forêt, and the carnival processions!

Throughout the 70s, Jean Tinguely continues to challenge artistic expectations. He demonstrates his ability to surprise again and again the art world and the public. His works are comical, inventive, rebellious but above all fun, encouraging everyone to smile and laugh. His artistic gestures are both ridiculous and breathtaking in their inventiveness and spirit. In contrast to the seriousness that began to envelop the contemporary art of that time, Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle and their colleagues are distinguished by their attachment to parody, sharing the same passion for the show, the monumental and the subversive.

Tinguely’s work in the 1970s seems to be particularly focused on keeping the Dada spirit alive. As a neo-Dadaist, Tinguely reproduces one of Duchamp’s most famous gestures: stripping a tool of its utility and transforming it into something else, as evidenced by the work Hommage à Dada-Max (1974), a light sculpture involving four feathers - red, blue, yellow and green - attached to an electric hedge trimmer motor. Tinguely combines objects with do-it-yourself tools - drills, wrenches, hammers, saws - placing scrap metal sculptures on pedestals, imitating high-art in a constant back-and-forth between functionality and art, the frivolous movements exacerbating the joke. In Miostar No.1, Sans Titre and Bosch No.1, Tinguely combines a drill and a rotating wheel in a variety of configurations. When the drills begin to work, they trigger an absurd, ultimately unnecessary and repetitive rotation of the wheel to which they are attached. This clumsy but amusing process indicates the extreme obsolescence of the mechanical object. Exhibited together, these works offer a cacophony of sounds and movements like an exceptional range of colors.

Throughout his career, Tinguely’s experimental work oscillates between life and art. In this perspective Tinguely creates a series of lamps more directly related to real life, animating the public space by movement, color and light. Sophisticated or theatrical in their presentation, Tinguely’s lamps from the 70s borrowed their aesthetics from its first small sculptures-machines, combining a variety of metal parts with colored bulbs. Lampe Théière (1972), for example, imitates the shape of a tree branch transformed into a standing lamp. The metal structure becomes the support of an eclectic combination of absurd objects, including a teapot, feathers, a white metal shade. The seven bulbs of different colors at the top of the artwork offer rainbow-like lighting. A joyous and chromatic work, representative of the humor, the subversive mischievousness and the electric energy of this radically inventive artist.

«Bricolages et Débri(s)collages» refers to the title of the exhibition «Débricollages», a wordplay combining debris, oddities and collages, that the Bischofberger Gallery in Zurich dedicated to Tinguely in 1974. It presents more than a dozen works never shown in France. The exhibition is accompanied by a catalog richly illustrated and prefaced by Kyla McDonald, curator of the recent and magnificent retrospective of Niki de Saint Phalle at the Beaux-Arts in Mons.

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Après avoir dévoilé les Méta Reliefs et les Méta Matics des années 50 en 2012, puis les sculptures dites de « la période des fous » des années 60 en 2016, la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois s’intéresse aux travaux de l’artiste suisse Jean Tinguely des années 70, décennie qui a vu exploser la couleur, la fantaisie, les projets fous comme le Cyclop de Milly-la-Forêt et les processions de carnaval ! Tout au long de cette décennie, Jean Tinguely continue à défier les attentes artistiques. Il démontre sa capacité à surprendre encore et toujours le monde de l’art et le public. Ses œuvres sont comiques, inventives, rebelles mais surtout amusantes, incitant tous ceux qui les rencontrent à sourire et à rire.

Ses gestes artistiques sont à la fois ridicules et époustouflants par leur inventivité et leur esprit. En contre point du sérieux qui commence à envahir l’art contemporain de cette époque, Jean Tinguely, Niki de Saint Phalle et leurs comparses se distinguent par leur engouement pour la parodie, partageant la même passion du spectacle, du monumental et du subversif.

Les travaux de Tinguely des années 70 semblent particulièrement résolus à maintenir l’esprit Dada en vie. En tant que néo dadaïste, Tinguely reproduit l’un des gestes les plus célèbres de Duchamp : dépouiller un outil de son utilité et le transformer en quelque chose d’autre, comme en témoigne l’œuvre Hommage à Dada-Max(1974), sculpture légère impliquant quatre plumes – rouge, bleue, jaune et verte – attachées à un moteur électrique de taille-haie. En associant objets de pacotille ou de rebut à des outils de bricolage – perceuses, clés, marteaux, scies –, Tinguely place ses sculptures de ferraille sur des piédestaux et imite le high-art dans un va-et-vient constant entre fonctionnalité et art, les mouvements futiles ne faisant qu’exacerber la plaisanterie. Dans Miostar No.1, Sans Titre et Bosch No.1, Tinguely réunit une perceuse et une roue rotative dans des configurations très diverses. Lorsque les foreuses commencent à fonctionner, elles déclenchent une rotation absurde et répétitive de la roue à laquelle elles sont fixées. Ce procédé maladroit mais ludique indique l’obsolescence ultime de l’objet mécanique. Exposées ensemble, ces œuvres offrent une cacophonie de sons et de mouvements en un éventail exceptionnel de couleurs.

Au cours de sa carrière, l’œuvre expérimentale de Tinguely n’a cessé d’osciller entre vie et art. C’est dans cette optique qu’il crée une série de lampes en lien plus direct avec la vie réelle, animant l’espace public par le mouvement, la couleur et la lumière. Sophistiquées voire théâtrales, les lampes de Tinguely des années 70 empruntent leur esthétique à ses premières petites sculptures- machines, combinant une variété de pièces métalliques avec des ampoules colorées. Lampe Théière (1972), par exemple, imite la forme d’une branche d’arbre transformée en lampadaire.

La structure métallique devient le support d’une combinaison éclectique d’objets absurdes, parmi lesquels une théière, des plumes, un abat-jour en métal blanc. Les sept ampoules de différentes couleurs au sommet de l’œuvre offrent un éclairage arc-en-ciel. Une œuvre joyeuse et chromatique, représentative de l’humour, de l’espièglerie subversive et de l’énergie électrique de cet artiste radicalement inventif.

L’exposition « Bricolages et Débri(s)collages » présentée par la galerie fait référence au titre de l’exposition « Débricollages », jeu de mots mêlant débris, bricoles et collages, que la Galerie Bischofberger à Zürich consacra à Tinguely en 1974. Elle présente plus d’une dizaine d’œuvres jamais montrées en France. L’exposition est accompagnée d’un catalogue richement illustré et préfacé par Kyla McDonald, commissaire de la récente et magnifique rétrospective de Niki de Saint Phalle aux Beaux-Arts de Mons.

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