Exhibition · Farago
John Kayser
Direct
Sep 26 – Oct 4
About the show
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Farago is pleased to present its first European pop-up exhibition, Direct - an exhibition of photographs and films made by John Kayser in the 1960s, 70s and 80s.
Kayser’s house and the streets of Los Angeles were stage for the private rituals that defined his obsession with female beauty. His story is one of secretive creation and subsequent discovery. The details of his life prior to his death in 2007 are limited to a fragmentary collection of notes, papers and documents. Born in 1922 in North Dakota, Kayser lived most of his life in California, first in Pasadena as a child and then in East Hollywood throughout his adult life. He served briefly during WWII as an armorer in the 18th Bomber Squadron, a military position that corresponds to his life-long employment with Northrop Aircraft Incorporated in Los Angeles, first in assembly and later as a technical illustrator.
The vague specifics of his biography, however, are supplemented only by visual details within the photographs themselves. We see the contours of the inside and outside of his suburban home, the cars he collected and the locations in and around Los Angeles that he frequented. We even see the artist himself posed in a few candid self-portraits. This must certainly be the man that co-workers, casual friends and close family members knew best. But who, then, is the John Kayser who made photographs, Kodachrome transparencies and 8mm films over a period of 20+ years, all of women, clothed and nude, indoors and out?
At a glance one might say he was an artist with an obsessive eye for the perverse, but for every picture that verges on the pornographic there are countless others that are evidence of his repeated efforts to stage, direct and record an isolated moment of beauty. What makes Kayser’s work so singular is a set of peculiar props and ritualistic scenarios that are repeated over and over in the photographs. This repetition extends to the women themselves, many of whom appear over the course of several years, engaging with the same props, set against the same backdrops and often times wearing the same clothing or pair of shoes. Through photography, Kayser chose the most direct yet enigmatic form of creative record keeping, one that rarely provides answers but instead leads only to more questions.
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Farago est heureux de vous présenter sa première exposition Européenne éphémère : Direct – une collection de photographies et de films réalisés par John Kayser dans les années 60, 70 et 80.
L’histoire de Kayser est celle d’un créateur secret dont l’oeuvre fut découverte après coup. Son domicile et les rues de Los Angeles étaient la toile de fond idéale pour que cet artiste du quotidien représente ses rituels privés mettant en scène son obsession pour la beauté féminine.
Les seules choses que l’on sait de sa vie avant qu’il ne meure en 2007, sont inscrites dans des fragments de papiers, notes, et documents retrouvés.
Né en 1922 dans le North Dakota, Kayser a vécu la majorité de sa vie en Californie - d’abord enfant à Pasadena puis à East Hollywood lorsqu’il est devenu adulte. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est brièvement engagé comme armurier dans le 18ème escadron des Bombardiers ; une mission en lien avec son emploi à long terme au sein d’une usine d’aviation à Los Angeles, d’abord à l’assemblage puis en tant qu’illustrateur technique.
Ses rares elements biographiques sont cependant appuyés par des indices visuels sur sa vie que l’on découvre dans les photographies. On distingue, dans ses clichés, les contours d’une existence simple : un domicile de banlieue à l’américaine, les voitures qu’il collectionnait et les rades de Los Angeles qu’il aimait fréquenter. On découvre même les traits de l’artiste lui-même dans quelques autoportraits fugaces. Certainement un homme que seuls quelques collègues de travail, amis occasionnels et famille connaissaient. Mais le connaissaient-ils vraiment ?
Qui était l’autre John Kayser ? Celui qui tout au long de sa vie photographiait au Kodachrome et filmait en 8 mm des femmes nues ou habillées, dehors ou dedans, mais toujours des femmes?
On pourrait penser qu’il était un artiste obsessif à tendance perverse mais pour chaque image qui frôle avec la pornographie, il y en a une autre qui prouve ses efforts attentifs et répétés pour mettre en scène la beauté dans un moment précis, choisi, et isolé.
Ce qui rend l’œuvre de Kayser si singulière est l’utilisation d’accessoires particuliers et de scénarios proches du rituel qu’il répète inlassablement dans ses clichés. La répétition contamine même les modèles elles-mêmes qui deviennent des clones l’une de l’autre, reproduisant d’année en année, les mêmes poses devant les mêmes décors et vêtues des mêmes parures ou chaussures.
Avec la photographie, Kayser a choisi le moyen le plus direct pour enregistrer la beauté, mais paradoxalement celui qui la révèle, dans sa forme la plus énigmatique, poussant le spectateur à scruter les images et à s’interroger. Avec Kayser, rares sont ceux qui y trouveront des réponses.