Ended Dec 22
Winshluss
Something is Burning
Nov 9 – Dec 22, 2023
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For his fifth solo show at the gallery, Winshluss (Vincent Paronnaud) confronts us with a burning reality. Something is Burning - the exhibition's title - sets the tone: yellow, pink, red, everything indeed is on fire! I told you so, he sneers...
Through a new series of large-scale drawings, Winshluss asks a question present in his work as a cartoonist, a visual artist or a filmmaker: what space is left for the individual in society? No answer to that query, other than the artist's grating laughter: sometimes when I get up in the morning, I'm irritated by what I hear and see. Iʼm flabbergasted, I'm desperate and then, I laugh... What else can I do? It's all so absurd!
In the first drawing, a cigarette is burning between the teeth of a laughing skull – mirthless laughter, no doubt. He's laughing himself to tears. From his absent eyes, mouth and nostrils, a rainbow-colored stream pours forth - this skull cackles in our faces, free and impertinent: it's got the good life, a colorful life, between flaming butterflies and red-eyed roses with dilated pupils, in eternal complacency. Ultimately, the skull seems far more into Peace & Love than Barbapapa, who finds himself trapped in the stench of a heap of garbage in another work on paper, or than White Man - Winshluss's alter-ego -, trapped in an hourglass, caught short by time and life. In yet another work, a smiley face with kissing lips lights up a neon-pink sky like a shooting star. It blazes towards a gray, rocky earth where a few daisies still remain; as do two beings, a man and a woman. They stand back-to-back, smiling at their smartphones. Networks are humanity in all its disgusting splendor, says the artist in a 2021 interview in Les Cahiers de la BD.
At the center of the gallery, it's atomic war... An attack perpetrated against Barbapapa. Winshluss' work is linked to childhood imagery, even in times of war. Children have always played war, nothing new here. In this world adrift, Barbapapa, who was born in 1970 (the same year as Winshluss) in a garden, like a flower, lacks his former glory. He seems to have undergone "a few mutations", and is now Barbapapatonic - a fluorescent monster with tentacles, the target of everyone's gaze: a horde of armed men, tanks, and helicopters rushes towards him. This installation, shown for the first time at the gallery, was specially created by Winshluss in 2013 for his major exhibition at the Musée des Arts Décoratifs - Un monde merveilleux (A Marvelous World).
Ecology, social networks, nuclear power, war, pandemics, Winshluss combines them all, analyzing the mess that is mankind.
And so begins J'ai tué le soleil, his latest album, published by Gallimard in 2021: "[...] the only problem is knowing how to use your neuroses," says Winshluss, borrowing from Arthur Adamov. The hero of this picaresque and sordid tale is Karl, one of the few survivors of a worldwide pandemic, which he seems to have forgotten due to a nasty head wound... But his amnesia hasn't entirely erased his plan, because yes, Karl has a plan: to kill all humanity, and with it, the sun of course. For the first time, a series of original plates from this album will be presented to the public in the gallery's project room, their grisaille, pencilled, nervous aesthetic providing a counterpoint to the psychedelic colors and shapes of the rest of the exhibition.
Something is Burning.... You can laugh or cry. Winshluss offers us the chance to do both at the same time!
—Agate Bortolussi
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Pour sa cinquième exposition personnelle à la galerie, Winshluss (Vincent Paronnaud de son vrai nom) nous place face une réalité brûlante. Something is Burning, titre de lʼexposition, annonce la couleur : jaune, rose, rouge, tout sʼenflamme en effet ! Je vous lʼavais bien dit, ricane-t-il...
Au travers dʼune nouvelle série de grands dessins, Winshluss pose une question récurrente dans son travail: quelle place reste-t-il à lʼindividu dans la société ? Cette question ne trouve jamais d’autre réponse qu’un éclat de rire grinçant de l’artiste : Parfois quand je me lève le matin, je suis très énervé par ce que j’entends et ce que je vois. Les bras m’en tombent, je suis désespéré et puis je rigole... que faire d’autre ? Tout cela est tellement absurde ! Dans le premier dessin, une cigarette se consume entre les dents d’un crâne riant aux éclats – un rire jaune sans doute.
Il rit à en pleurer. De ses yeux, sa bouche, ses narines qui ne sont plus, se déverse un flot aux couleurs de lʼarc-en-ciel – comme quoi, la vie vaut peut-être bien dʼêtre vécue. Ce crâne nous ricane au visage, libre et impertinent : il a la belle vie, une vie haute en couleurs, entre les papillons en flammes et les roses aux yeux rouges et pupilles dilatées dans un éternel laisser-aller. Il semble finalement bien plus Peace & Love que Barbapapa qui, dans un autre dessin, se retrouve coincé en haut dʼun amas dʼordures, dʼun monde qui sent mauvais ; ou bien que White Man – lʼavatar de Winshluss – qui se retrouve lui enfermé dans un sablier, pris de court par le temps et la vie.
Dans une autre œuvre encore, un smiley, bisou aux lèvres, embrase un ciel rose fluo, filant comme une étoile. Il sʼenflamme en direction dʼune terre grise et rocheuse où quelques pâquerettes subsistent encore; tout comme deux êtres, un homme et une femme. Ils sont dos-à-dos, souriant chacun de leur côté à leur smartphone. Les réseaux cʼest lʼhumanité dans toute sa splendeur dégueulasse affirme lʼartiste dans un entretien en 2021 dans Les Cahiers de la BD.
Au centre de la galerie, cʼest la guerre atomique... Une attaque perpétrée contre Barbapapa. Il y a toujours un rapport à lʼenfance chez Winshluss, même en temps de guerre, lʼun nʼempêche pas lʼautre. Les enfants ont toujours joué à la guerre, rien de nouveau. Dans ce monde à la dérive, Barbapapa qui est né en 1970 (la même année que Winshluss) dans un jardin, comme une fleur, a perdu de sa superbe. Il semble dʼailleurs avoir subi « quelques mutations », le voici Barbapapatomic - monstre fluo à tentacules, cible de tous les regards : une horde dʼhommes armés, de tanks, dʼhélicoptères se rue sur lui. Cette installation, montrée pour la première fois à la galerie, avait été spécialement réalisée par Winshluss en 2013 pour sa grande exposition au Musée des Arts Décoratifs - Un monde merveilleux.
Ecologie, réseaux sociaux, nucléaire, guerre, pandémie, tout y passe chez Winshluss... Il veut analyser ce bordel quʼest lʼêtre humain.
Et cʼest dʼailleurs ainsi que commence Jʼai tué le soleil, son tout dernier album paru chez Gallimard en 2021 : « [...] le seul problème est de savoir comment utiliser ses névroses. » nous dit Winshluss, qui emprunte ses mots à lʼécrivain Arthur Adamov. Le héros de cette histoire picaresque et sordide cʼest Karl, lʼun des rares survivants dʼune pandémie mondiale, quʼil semble avoir oubliée en raison dʼune belle blessure à la tête. Son amnésie nʼa pourtant pas entièrement effacé son projet, parce que oui, Karl a un projet : tuer lʼhumanité toute entière et avec elle, le soleil bien sûr.
Pour la première fois, une série de planches originales de cet album sera présentée au public dans le project room de la galerie, leur esthétique en grisaille, crayonnée, nerveuse, venant faire contrepoint aux couleurs et formes psychédéliques du reste de lʼexposition.
Something is Burning, quelque chose est en train de brûler.... On peut en rire ou en pleurer. Winshluss nous propose de faire les deux en même temps !
—Agate Bortolussi










