Ended Oct 5

Thilo Heinzmann

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Sep 7 – Oct 5, 2019

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Thilo Heinzmann’s fourth exhibition with the gallery, and his second in Paris is dedicated to the Pigment Paintings, a typology in the artist’s body of work which he invented 25 years ago.

“The paintings of Thilo Heinzmann are at once intuitive and absorbed in the tightness of aesthetic constraint: at once romantic and attuned to modern industrialism, engineering and manufacture. From such hybridization of intent derives their strange ecstasy and their moments of sensory epiphany – a point at which the eroticism of aesthetic science becomes stripped down and chemical: volatility stilled.” (Michael Bracewell, 2013)

His works with pigment, for example, display that powdery dust, they exhibit it in its material concreteness, as one of the many specimens of matter that make up our world; but they also transform it into chromatic fields, exploring its wide yet subtle palette, letting color perform as it should after it has been freed of the burdens of representation.

“In each series, a finely calibrated series of decisions assembles a language that is both experimental and contained. Interest lies precisely in the terrain between control and accident, pre-given parameters and chance. Their urgency, meanwhile, comes from an enquiry that is metaphysical at root. The works describe a translation of thought through materials that develops incrementally, stage by stage, from one body of work to the next.

Heinzmann’s works are analytical, but theirs is a hermetic questioning that concerns itself with intrinsic formal issues: this is not a “networked” painting. He approaches these issues with the eye and the heart of a connoisseur, working towards an understanding of the universal that is formulated in the studio-laboratory, detached from particulars of time and place, as well as extrinsic social, political or economic issues.” (Kirsty Bell, May 2019)

With his new group of paintings on display here, and specially conceived for Paris, Heinzmann brings into play the broad spectrum of possibilities that evolve from this field. Ranging from tender, subtle tones to deep, almost epic extravaganza, each new work suggests an approach to the present moment, as well as it constitutes the desire that conditions painting.

Born in Berlin in 1969, Thilo Heinzmann attended Städelschule in Frankfurt from the early 1990s in the class of Thomas Bayrle. During that time he also assisted Martin Kippenberger. A significant voice in a generation of German painters scrutinizing the medium and its history, his inventive, precise works are driven by an inquiry into what painting can be today. Using chipboard, styrofoam, nail polish, resin, pigment, fur, cotton wool, porcelain, aluminum and hessian, Heinzmann has for the last twenty-five years worked on developing new paths and an unique visual language in his practice. He is interested in the presence that each work creates, which is further enhanced by his paintings’ powerful tactile qualities. It invites the viewer to notions on some essentials: composition, surface, form, color, light, texture, and time. In 2018 he was appointed professor of painting at Universität der Künste in Berlin.

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Cette quatrième exposition de Thilo Heinzmann en collaboration avec la galerie se consacre aux peintures à base de pigments ; une typologie dans l’œuvre de l’artiste qu’il a inventée il y a vingt-cinq ans. Il s’agit de la deuxième exposition organisée à Paris.

«Bien qu’elles soient intuitives, les peintures de Thilo Heinzmann sont empreintes de rigueur et respectent la contrainte esthétique : à la fois romantiques et en accord avec l’industrialisation, l’ingénierie et la fabrication modernes. D’une telle hybridation de l’intention naissent leur ravissement étrange et leurs moments de révélation sensorielle, un point où l’érotisme de la science esthétique est dépouillé et chimique : la volatilité immobilisée.»

(Michael Bracewell, 2013)

Ses œuvres avec des pigments, par exemple, présentent cette poudre comme un élément concret, tel l’une des nombreuses matières constituant notre monde. Elles la transforment également en champs chromatiques explorant sa palette large mais subtile et laissant la couleur agir comme elle le devrait après avoir été libérée du poids de la représentation.

«Dans chaque série, une suite finement calibrée de décisions combine un langage à la fois expérimental et maîtrisé. Son intérêt réside précisément entre le contrôle et l’accident, les paramètres prédéfinis et le hasard. En parallèle, cette urgence provient d’une recherche qui est au fond métaphysique. Les peintures décrivent une traduction de la pensée dans des matériaux, qui se développe progressivement, étape par étape, d’une œuvre à l’autre.

Le travail de Thilo Heinzmann est analytique, mais implique un questionnement énigmatique sur des thèmes formels intrinsèques : il ne s’agit pas d’une peinture « interconnectée ». Il approche ces problématiques comme un connaisseur cherchant à comprendre l’universel qui est formulé dans le studio-laboratoire, sans éléments de temps et de lieu, loin des enjeux sociaux, politiques ou économiques.» (Kirsty Bell, mai 2019)

Avec son nouvel ensemble de peintures exposées ici et spécialement réalisées pour Paris, Thilo Heinzmann met en jeu le large éventail de possibilités provenant de ce domaine. Allant de tonalités douces et subtiles à des nuances excentriques profondes, presque épiques, chaque nouvelle toile suggère une approche du moment présent tout en constituant le désir qui conditionne la peinture.

Né à Berlin en 1969, Thilo Heinzmann fréquente la Städelschule à Francfort au début des années 1990 dans la classe de Thomas Bayrle. Il assiste pendant cette même période Martin Kippenberger. Voix significative dans une génération de peintres allemands qui portent une grande attention au médium et son histoire, ses œuvres inventives et précises sont guidées par une réflexion sur ce que la peinture peut être aujourd’hui. Utilisant des panneaux de particules, de la mousse de polystyrène, du vernis à ongles, de la résine, des pigments, de la fourrure, du coton, de la porcelaine, de l’aluminium et du hessian, Heinzmann travaille depuis vingt-cinq ans au développement de nouvelles expressions et à un langage visuel unique dans sa pratique. Il s’intéresse à l’espace/présence créé par chaque œuvre, renforcé par les puissantes qualités tactiles de ses peintures. Il invite le spectateur à se familiariser avec certains éléments essentiels: la composition, la surface, la forme, la couleur, la lumière, la texture et le temps. En 2018, il est nommé professeur de peinture à l’Universität der Künste à Berlin.

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