Art Informel: Le Signe et le Geste, 1950-1970

Ended

Art Informel: Le Signe et le Geste, 1950-1970

Oct 18 – Nov 28, 2023

Karel Appel, Jean-Michel Atlan, Chu Teh-Chun, Sam Francis, Jean Faurtrier, Hans Hartung, Georges Mathieu, Roberto Matta, Serge Poliakoff, Jean Paul Riopelle, Antonio Saura, Pierre Soulages, Zao Wou-ki

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The years following the end of the Second World War witnessed profound upheavals and an intense quest for renewal in all areas of society. As a reflection of its time, art also went through this metamorphosis. From 1947 onwards, in Europe and elsewhere, an extraordinary effervescence spread around abstract art, which at the time stood apart from Surrealism and the prevailing geometric abstraction. This “informal” artistic impulse was born from the inner need of the artists of the time to explore new territories of expression. This abstraction was close to the “psychic improvisation” Paul Klee had talked about in the 1920s; it was characterized by the spontaneity of the creative act and the desire to convey raw, universal emotions.

Various movements emerged in that context: Lyrical Abstraction in France, CoBrA in Northern Europe, Zero-Kai and then Gutai in Japan, and Abstract Expressionism in the United States.

At the end of the 1940s and throughout the 1950s, artists, critics and art dealers shared a common fervor. They worked together to promote a form of expression that renounced pre-established references and helped establish abstraction as a world that was as rich as that of figuration.

This exhibition takes visitors on a journey to the heart of this unique period of technical and plastic experimentation. It also aims at showing how this adventure was liberating for artists and redefined their role. At that time, the very act of creating became as important as the end result. The gestures and signs left by painters on the canvas became tangible traces of their emotional and intellectual engagement during the creative process. Yet, these paintings that don’t “represent” anything are not “insignificant”. Their coloured, rhythmic surfaces obey an internal, personal logic, the painter’s states of mind, and are freed from any concern for aesthetic objectivity.

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Les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale sont le théâtre de bouleversements profonds et d’une quête intense de renouveau dans tous les domaines de la société. L’art, en tant que reflet de son temps, n’échappe pas à cette métamorphose. Dès 1947, en Europe et ailleurs, une effervescence extraordinaire se répand autour de l’art abstrait, qui se démarque alors du surréalisme et de l’abstraction géométrique en vigueur. Cet élan artistique, que l’on qualifiera d’informel, est né de la nécessité intérieure des artistes de l’époque à explorer de nouveaux territoires d’expression. Proche de « l’improvisation psychique » dont parlait Paul Klee dans les années 1920, cette abstraction se distingue par la spontanéité de l’acte créatif et la volonté de transmettre des émotions brutes et universelles.

C’est dans ce contexte que différents mouvements émergent : l’abstraction lyrique en France, CoBrA en Europe du Nord, Zero-Kai puis Gutaï au Japon ou encore l’expressionnisme abstrait aux États-Unis. À la fin des années 1940 et pendant les années 1950, artistes, critiques et marchands d’art constituent un ensemble d’acteurs unis par une même ferveur. Au cours de cette époque en ébullition permanente, ils œuvrent ensemble pour promouvoir une forme d’expression qui renonce aux références préétablies, et permettent d’asseoir l’abstraction comme un monde aussi riche que celui de la figuration.

L’exposition intitulée « Art Informel: Le Signe et le Geste 1950 – 1970 » propose un voyage au cœur de cette période unique d’expérimentations techniques et plastiques. L’accrochage souhaite également montrer en quoi cette aventure été libératrice pour les artistes et a redéfini leur rôle. L’acte même de créer était devenu aussi important que le résultat final. Les gestes et les signes laissés par le peintre sur la toile deviennent à cette époque des traces tangibles de son engagement émotionnel et intellectuel pendant le processus créatif. Ces peintures qui ne « représentent pas », ne sont pas pour autant « insignifiantes ». Les surfaces colorées et rythmées obéissent à une logique interne, personnelle, aux états d’âme du peintre et sont libérées de tout souci d’objectivité esthétique.

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