Ended May 22

Caroline Achaintre

Tête-à-tête

Mar 5 – May 22, 2021

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Caroline Achaintre envisages with everything that passes through her hands, the possibility of a face. Her fingers, with impatience and determination, try to find a likeness. For her, every mug is the result of a hole, identified by at least one orifice that fixes us.

Mouth-to-mouth

Caroline Achaintre breathes in the quivering necessary to life, slipping into a sheet of earth, a piece of paper or a few strands of wool that are still trembling. In a certain equivalence of mediums, a shiver of vigour runs through everything that meets her.

Vis-à-vis

Caroline Achaintre has been building up for decades a plethora of creatures that, lit- tle by little, reflect who we all are, each and every one, you, the others and us. She holds out a mirror that we must confront, even if there is no one in it.

One-to-one

Caroline Achaintre takes no detours. Her dexterity consecrates immediacy, and her works hold onto the vivacious imprint of this. A touch of brutality must also persist. So her figuration approaches us head-on, without politeness, without witnesses, with- out a stiff neck.

Back-to-back

Caroline Achaintre also knows how to contradict herself without looking for justi- fication. It’s called freedom. One side can seem to be the reverse, and vice-versa. Ambivalence and reversibility lurk and brush past us. Her surfaces are touching. In her work, the physical counts.

Hand-to-hand

Caroline Achaintre thus kneads the material world of appearances. And our present rendez-vous awakens the inventiveness of these frivolous objects designed exclu- sively for two, sophisticated sofas or tea services devoted to conversation, confidence and even indiscretion.

Face-to-face

Caroline Achaintre, with this second solo show at the gallery Art: Concept, invites us to form a front. Through a mural arrangement of mainly bas-reliefs and drawings in confabulation, she performs to keep the encounter alive.

Entre quatre yeux

—Joël Riff

Translation: Alice King

*****

Caroline Achaintre envisage avec tout ce qui lui passe par les mains, la possibilité d’une tronche. Ses doigts avec impatience et détermination, tâtent une vraisemblance. Toute gueule résulte pour elle d’un trou, s’identifiant par au moins un orifice qui nous fixe.

Bouche-à-bouche

Caroline Achaintre insuffle ce frétillement nécessaire à la vie, se glissant en une plaque de terre, une feuille de papier ou quelques brins de laine qui frémissent en- core. Dans une certaine équivalence des médiums, un frisson de vigueur parcourt tout ce qu’elle affronte.

Vis-à-vis

Caroline Achaintre décuple depuis des décennies une plèbe de créatures qui nous re- flètent toutes et tous que nous sommes, chacun et chacune, nous, vous, et les autres, progressivement. Elle tend un miroir qu’il faut savoir, quitte à n’y voir personne, azi- muter.

Nez-à-nez

Caroline Achaintre ne prend aucun détour. Sa dextérité consacre l’immédiateté, et ses oeuvres en gardent l’empreinte vivace. Une touche de brutalité doit d’ailleurs per- sister. Alors sa figuration nous aborde avec frontalité, sans politesse, ni témoin, ni torticolis.

Dos-à-dos

Caroline Achaintre sait aussi se contredire sans chercher à se justifier. Ça s’appelle la liberté. L’endroit peut paraître l’envers, et vice-versa. L’ambivalence, la réversibilité, rôdent et nous effleurent. Ses surfaces sont touchantes. Chez elle, le physique compte.

Corps-à-corps

Caroline Achaintre pétrit ainsi le monde matériel des apparences. Et notre présent rendezvous éveille l’inventivité de ces objets frivoles conçus exclusivement pour deux, canapé sophistiqué ou service à thé voués à la conversation, la confidence voire l’indiscrétion.

Face-à-face

Caroline Achaintre avec cette deuxième exposition personnelle à la Galerie Art:Concept, nous invite à faire front. À travers une disposition murale réunissant principalement basreliefs et dessins en conciliabule, elle opère pour que persiste la rencontre.

Entre quatre yeux

—Joël Riff

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