Ended Jul 23
Niklas Taleb
Hyper Edit
Jun 4 – Jul 23, 2022
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Memorializing the most common and personal subject, namely close individuals, their achievements, and surroundings, is one of the earliest popular uses of photography. Niklas Taleb operates in this memory-constituting tradition of family and portrait photography. His works cultivate a particular sense of intimacy by showing the activity of maintaining and attending to a family, friendships, supplementary work, and an artistic practice—all while reciprocating between proximity (depicted private sphere) and distance (artwork) to the viewer.
The photographs on view in Taleb’s first solo exhibition, Hyper Edit, at Édouard Montassut characteristically shift between casual, jaunty composition and precise construction. The individual works are presented with delicate handmade frames, either crafted from wood or from taped-together panes of glass. In the pictures there are things in view that bear people’s presence through their absence: eight photographic prints, varying in size, unveil whatever has been accumulated over time—objects, memories, and the domestic and psychological spaces they inhabit.
In two photographs, the gaze of the portrayed wanders to a point outside of what is visible; in two others, the portrayed engage in a task of care, facing away from the person taking their picture, as if not noticing them. Other works are characterized by an attention to the quiet, overlooked details of everyday domestic life: in Küche (2022), gentle specks of light entering through an open room door rest on a wall, illuminating parts of a kitchen cabinet and extractor hood. Cracks in the wall meander along stairs in Münchner Straße 41 (2022), fronted by a buckled and well-worn measuring stick. Untitled (2022) bears the intricate composition of an actual interior in penumbra and part of a person, as well as the reflection of both in a mirror in the blurry foreground.
It is the in-between state of the interiors and exteriors of both people and the architectures they inhabit that remains at the center of Taleb’s exhibition. The artist lets us partake in the mundane yet most intimate moments, relations, and settings of the lives of members of his actual and extended family; reminding us in passing that kinship (as in “being related”) must also be formed in more provisional arrangements.
—Gloria Hasnay
Niklas Taleb (b. 1986, Munich, GER), lives and works in Essen. His recent solo exhibitions include: Édouard Montassut, Paris, 2022 ; 15 Orient, New York, 2022 ; Bonner Kunstverein, Bonn, 2021 ; Peach, Rotterdam, 2021 ; Lucas Hirsch, Düsseldorf, 2020.
His recent group exhibitions include Bonner Kunstverein, Bonn, 2021 ; Späti 71, Berlin, 2021 ; Haus der Wig, 2021 ; Kunstverein Harburger Bahnhof, Hamburg, 2020 ; Neuer Essener Kunstverein, Essen, 2020 ; Kunsthalle, Düsseldorf, 2020. Upcoming solo exhibition include CAPC musée d’art contemporain, Bordeaux, France in June 2022.
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La mise en mémoire de nos proches, de leurs succès et de leur environnement constitue l’un des premiers usages populaires de la photographie. Niklas Taleb s’inscrit dans cette tradition du portrait de famille. Ses oeuvres cultivent un sens particulier de l’intimité en représentant le fait de poursuivre en parallèle une vie de famille, des relations avec ses amis, un boulot et une pratique artistique—tout en oscillant entre proximité (la sphère privée, celle qui est représentée) et distance par rapport au spectateur (l’oeuvre elle-même). La série Hyper Edit exposée chez Édouard Montassut pour la premiére exposition personnelle de Taleb oscillent, de façon caractéristique, entre composition désinvolte et construction précise. Les œuvres sont présentées dans des cadres délicats fabriqués à la main soit en bois, soit en morceaux de verre collés avec de la bande adhésive. Les images donnent à voir des choses qui évoquent la présence d’individus par leur absence: huit tirages de dimensions variées dévoilent ce qui a été accumulé au fil du temps—des objets, des mémoires et les espaces domestiques et psychologiques qu’ils habitent.
Dans deux photos, le regard du sujet se dirige hors cadre; dans deux autres, les sujets se livrent à des tâches bienveillantes tout en détournant le regard comme s’ils ignoraient la présence du photographe. D’autres photos sont caractérisées par l’attention qu’elles portent aux détails souvent ignorés de la vie domestique: dans Küche (2022), des taches de lumière douce passent par une porte ouverte et se posent sur un mur, tout en éclairant des parties d’un élément de cuisine et d’une hotte aspirante. Des fissures dans un mur serpentent le long d’un escalier dans Münchner Straße 41 (2022), avec un étalon de mesure usé et tordu au premier plan. Untitled (2022) montre la composition complexe d’un intérieur réel dans la pénombre et d’une partie d’une personne, ainsi que le reflet des deux dans un miroir au premier plan flou.
Au cœur de cette exposition se profile une sorte d’entre-deux: un état intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur des personnes et des architectures qu’ils habitent. L’artiste nous invite à partager les moments, les relations et les environnements les plus banals mais aussi les plus intimes dans la vie de sa propre famille, tout en nous rappelant que les liens qui nous unissent se forgent aussi dans des situations provisoires.
—Gloria Hasnay
Niklas Taleb (1986, Munich, GER), vit et travaille à Essen. Ses expositions personnelles récentes incluent Édouard Montassut, Paris, 2022 ; 15 Orient, New York, 2022 ; Bonner Kunstverein, Bonn, 2021 ; Peach, Rotterdam, 2021 ; Lucas Hirsch, Düsseldorf, 2020.
Ses expositions collectives récentes incluent Bonner Kunstverein, Bonn, 2021 ; Späti 71, Berlin, 2021 ; Haus der Wig, 2021 ; Kunstverein Harburger Bahnhof, Hamburg, 2020 ; Neuer Essener Kunstverein, Essen, 2020 ; Kunsthalle, Düsseldorf, 2020. Ses expositions personnelles à venir incluent le CAPC musée d’art contemporain, Bordeaux en juin 2022.










