Ended Dec 4
Juergen Teller
Auguri
Oct 21 – Dec 4, 2021
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Auguri, translated as ‘Congratulations’ or ‘Best wishes’ is a fitting title for Juergen Teller’s new solo exhibition of photographic works that have been predominately produced within the last two years and presented to a world slowly emerging from the global pandemic.
This show marks a celebration of a new chapter in Teller’s oeuvre through his productive and playful collaboration with his wife and muse, Dovile Drizyte. The centre piece of the show is the recent project, We are Building our Future Together (2021) which features Juergen and Dovile clad in high visibility work wear, pictured in construction sites in Venice and Napoli, where they got married this summer. As a viewer, we are invited to witness their performative and suggestive interventions with the surrounding paraphernalia – the road signs, pipes, drills, saws and machinery, producing a comic narrative that is symbolic of their fruitful and trusting relationship. As a development from his past series, Plates/Teller (2016), which acknowledged his namesake, each image has been imprinted on ceramic plates as well as conventional prints. Candid photographs of the wedding ceremony itself are interwoven into this editioned mixed-media art installation, creating a unique and engaging celebration of their marriage.
This prevailing sense of openness and ability to not take oneself too seriously is evident in Teller’s latest collaboration with JW Anderson, which reinvents the language of the Pirelli ‘pin-up’ calendar for the launch of the Women’s Spring Summer 2021 collection. Alongside the models that pose defiantly in a local tyre yard, Teller emerges awkwardly from inside a large truck tyre, wearing only black briefs and adopting unflattering poses and expressions. Not only does Teller make fun of the photographer stereotype, clutching his camera to assert his status, but also usurps popular representations of muscular masculine models, such as Herb Ritts’ famous 1984 image, ‘Fred with Tires’.
This form of staged performance is also clearly apparent in the Chanel fashion story, shot for the No.43, Winter 2020 issue of Pop magazine, in which Teller cast his wife, Dovile as the model. Dressed in her Chanel attire and sporting a long black curly haired wig to complete her assigned persona, she becomes instantly transformed and willfully acts out various humourous scenarios in Parisian streets, allotments, waste grounds and by the river Seine itself.
The exhibition breaks down the boundary between inside and outside, with original Saint Laurent Spring Summer 2021 advertising photographs adorning the gallery walls, alongside in-situ images of their previous SS2019 campaign installed within the Parisian cityscape as fly posters, on bus shelters, in the metro or emblazoned across sweeping stairwells. Outside, the audience can see images from Teller’s latest campaigns for both Saint Laurent and Loewe sweeping across the city’s streets once more.
His editorial story, If You Pay Attention (2019), published in the Summer/Autumn 2020 issue of Arena Homme Plus, which was made in collaboration with, and starring his wife, Dovile, documented their beguiling, yet ultimately hazardous trip to Iran that coincided with the killing of General Soleimani and the unintentional shooting down of the Ukranian Airlines plane. This indirect kind of social commentary is an effective strategy, highlighting certain issues from his direct personal experience and making people think about what they are actually looking at.
Teller’s ability to capture his subjects in an authentic, instinctive manner has been long proven, whether it is the late filmmaker and artist, Agnes Varda or the Polish politician, Lech Walesa shot in the pre-Covid real world, or the Slovenian philosopher, Slavoj Zizek and World Chess champion, Garry Kasparov shot remotely during the pandemic via a mobile phone app. His working method still generates debate, yet Teller is able to deflect criticism into playfulness. Notes About My Work for the No.44, Spring/Summer 2021 issue of Pop magazine is a reflective portfolio, picturing his portraits of Oscar nominees for W magazine taken on an LA street next to the studio in a Covid 19 safe manner, alongside screen grabs of the controversial social media response.
Iconic and pertinent photographs from Teller’s archive, such as Frozen Dead Dog (1993) or the infamous image of Kristen McMenamy with the Versace heart decorated on her chest from 1996 have been re-contextualised and re-purposed for a collaboration with London-based skateboarding and clothing brand, Palace, reaching new audiences and demonstrating his prevailing cultural influence.
Teller’s practice has shifted into a new era of close collaboration with his wife, yet his style remains as distinctive now as it was thirty years ago - making honest work about the world he encounters.
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Auguri, cela veut dire « félicitations » ou « meilleurs vœux » : c’est un bon titre pour la nouvelle exposition personnelle de Juergen Teller réunissant des œuvres photographiques de ces deux dernières années et présentée à un public qui sort lentement de la pandémie mondiale.
Auguri ouvre un nouveau chapitre du parcours de l’artiste, sous le signe d’une collaboration féconde et ludique avec son épouse et muse Dovile Drizyte. L’exposition s’articule autour d’un travail récent, We Are Building our Future Together / Nous bâtissons notre avenir ensemble (2021), qui met en scène Juergen et Dovile en tenue de sécurité fluo sur des chantiers à Venise et à Naples où ils se sont mariés cet été. Le spectateur assiste à leur gestuelle suggestive avec les éléments du décor — panneaux de signalisation, tuyaux, marteaux-piqueurs, scies et autres équipements —, qui tisse un récit cocasse emblématique de leur complicité fructueuse. Dans le prolongement de sa précédente série Plates/Teller (2016) fondée sur une traduction littérale de son patronyme, chaque image fait l’objet d’une impression sur céramique en plus du tirage normal. Les clichés de la cérémonie de mariage s’insèrent dans une installation multisupport pour composer une célébration singulière et attachante de leur union.
La sincérité et la capacité de ne pas se prendre trop au sérieux s’affirment encore dans la dernière collaboration de Teller avec JW Anderson, où il réinvente les pin-up du calendrier Pirelli pour le lancement de la collection femme printemps-été 2021. À côté des mannequins aux allures provocantes photographiées dans une décharge de pneus, on voit l’artiste simplement vêtu d’un slip noir qui s’extirpe d’un gros pneu de camion et prend des poses peu flatteuses. Juergen Teller, non content de tourner en dérision le stéréotype du photographe arborant fièrement son appareil photo, torpille la représentation courante des modèles masculins dont Herb Ritts a fourni le célèbre exemple Fred avec les pneus, de 1984.
On retrouve le même principe de scénarisation dans la série de mode « Chanel » réalisée pour le n° 43 du magazine Pop, daté de l’hiver 2020. Teller y fait poser sa femme Dovile. Elle porte des vêtements Chanel, ainsi qu’un longue perruque noire bouclée pour parachever son personnage. Ainsi métamorphosée, elle interprète résolument divers scénarios cocasses dans des rues, groupes d’immeubles, terrains vagues et bords de Seine parisiens.
L’exposition brise les frontières entre dedans et dehors, avec la campagne Saint Laurent du printemps-été 2021 à l’intérieur de la galerie, et, à l’extérieur, la campagne du printemps-été 2019 sur des murs, des abribus, des murs du métro et des marches d’escalier. Ailleurs dans la ville, les passants découvrent des images des dernières campagnes de Juergen Teller pour Saint Laurent et Loewe, à nouveau parties à l’assaut de l’espace public.
Le reportage If You Pay Attention / Si on fait attention est paru dans le Arena Homme Plus de l’été-automne 2020. C’est le fruit d’une collaboration de Juergen Teller avec sa femme Dovile, qui pose aussi pour les photos, au cours d’un voyage en Iran, passionnant mais extrêmement risqué, au moment précis où Ghassem Soleimani était assassiné, et un avion ukrainien abattu par erreur. En soulignant certaines situations vécues personnellement pour inciter les gens à réfléchir à ce qu’ils regardent vraiment, l’artiste livre un commentaire social indirect particulièrement percutant.
Juergen Teller a démontré depuis longtemps son art de saisir les modèles dans toute leur authenticité, qu’il s’agisse d’Agnès Varda et de Lech Walesa photographiés dans le monde réel d’avant la Covid, ou de Slavonj Zizek et de Garry Kasparov photographiés à distance à l’aide d’un smartphone. Sa méthode de travail suscite toujours un débat, auquel il répond sur un mode facétieux. Le cahier photo Notes About My Work / Notes sur mon travail est paru dans le n° 44 du magazine Pop, daté du printemps-été 2021. C’est une sorte de méditation qui rassemble des portraits des candidats aux Oscars réalisés pour le magazine W dans une rue de Los Angeles à côté du studio dans le strict respect des règles sanitaires, et des captures d’écran de réactions hostiles sur les réseaux sociaux.
Enfin, des photographies marquantes soigneusement choisies dans les archives de Juergen Teller, telles que Frozen Dead Dog / Cadavre de chien congelé (1993) ou l’image, jugée scandaleuse en 1996, de Kristen McMenamy portrine nue ornée d’un cœur Versace entre les seins, sont replacés dans un autre contexte pour une collaboration avec la marque anglaise de vêtements et de skateboards Palace. Elles touchent ainsi un nouveau public et confirment l’influence actuelle de l’artiste.
Juergen Teller est entré dans une nouvelle ère de collaboration étroite avec sa femme, mais son style reste aussi reconnaissable qu’il y a trente ans, et il continue à offrir un témoignage sincère sur la réalité à laquelle il est confronté.











