Ended Mar 30
Jonathan Binet
Feb 7 – Mar 30, 2019
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They are moments of a former past. Subtle yet straightforward acts, indicating an array of impulses. Above all, the sculptural gestures seem to long for the endlessness that may rest within the possibility of their abstract nature. For if the void was ever capable of tenderness, it resided right within here — its freedom of ever-reaching meaning.
Jonathan Binet’s second solo show at the gallery assumes the artist’s traditional questions about spatial agreement within and outside the reflection of drawing; how the line declares boundaries while simultaneously portraying the visible proof of existent, separate worlds. The audience is confronted with the familiarity of the frame — sometimes entirely acknowledged; other times mere fragmented hints become the objective. Whatever the physical outcome, each decided space automatically warrants a pause in everyone that comes face to face with it.
It is this very pause taking place inside Binet’s sculpturally-defined scenes that stretches and adjusts itself accordingly to every incoming gaze. Determined by a series of shifting yet interrelated contours of metal and wood, the pause now and here does not belong to any previously agreed introduction. Rather, it serves as an invitation to contemplate the various discourses that instinctively are experienced by being introduced to these framed, material silences. What happens when we come across a space that lasts as long as human imagination? Does all possible life solely materialize inside the delineated arrangement? Or can it also move beyond its setting, outside the self?
Standing in front of Binet’s raw frameworks, we are given a momentary aperture to time and space that lead to questions and answers entirely up to our own. And this might be Binet’s greatest offering — he is not only asking us to temporarily postpone our inevitable future in an ever-accelerated society, but proposes an inexplicable retreat where we become hostage to our individual thought process.
For a while we decide to stay here, trying to encounter meaning inside the unknown that gently unfolds ahead of us — organically determined and full of possibility. Everything we imagine, we imagine internally. And just like that, Binet helps us to gradually find back to ourselves in a world that has turned us numb in the way we perceive the lives we lived and known.
- Lara Konrad
Jonathan Binet was born 1984 in France and lives and works in Paris.
Binet studied at Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts in Paris and at Ecole des Beaux-Arts in Saint-Etienne. Jonathan Binet has had solo exhibitions at Galerie Stadpark, Krems, Austria (2017), Galleria Mazzoli, Modena, Italy (2017), Berthold Pott, Cologne, Germany (2017), Balice Hertling, Paris, France (2016), Bonner Kunstverein, Bonn, Germany (2015), Kunst Halle Sankt Gallen, Sankt Gallen, Switzerland (2015), Centre d’Art Neuchâtel, Neuchâtel, Switzerland (2014), Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, Bordeaux, France (2012) and at Palais de Tokyo, Paris, France (2012). In 2008 he was awarded the “Prix des Amis des Beaux-Arts, Prix Gérard Viquel”.
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Comme des moments d’un passé antérieur. Des gestes subtils mais directs, indiquant un ensemble d’impulsions. Surtout, les gestes sculpturaux semblent aspirer à l’infini qui réside dans la possibilité de leur nature abstraite. Car si le vide était capable de tendresse, elle résidait ici même, la liberté d’un sens toujours présent.
La deuxième exposition personnelle de Jonathan Binet à la galerie Balice Hertling aborde les questions traditionnelles de l’artiste : l’accord spatial dans et en dehors du reflet du dessin ; comment la ligne définit les limites tout en décrivant simultanément la preuve visible de mondes distincts et existants. Le public est confronté à la familiarité du cadre - parfois entièrement reconnu ; d’autres fois, de simples indices fragmentés deviennent l’objectif. Quel que soit le résultat physique, chaque espace décidé justifie automatiquement une pause chez tous ceux qui le rencontrent.
C’est cette pause qui se déroule à l’intérieur des scènes sculptées de Binet qui s’étend et s’ajuste en fonction de chaque regard. Déterminée par une série de contours changeants et pourtant interdépendants de métal et de bois, la pause maintenant et ici n’appartient à aucune introduction préalablement convenue. Il s’agit plutôt d’une invitation à contempler les différents discours que l’on ressent instinctivement en s’initiant à ces silences matériels encadrés. Que se passe-t-il lorsque nous rencontrons un espace qui dure aussi longtemps que l’imagination humaine ? Est-ce que toute vie possible se matérialise uniquement à l’intérieur de l’arrangement délimité ? Ou peut-il aussi aller au-delà de son cadre, en dehors de soi ?
Face aux œuvres de Binet, nous ressentons une ouverture momentanée sur le temps et l’espace qui nous amène à des questions et à des réponses qui sont à nous de trouver. Jonathan Binet nous demande non seulement de reporter temporairement notre avenir inévitable à l’intérieur d’une société de plus en plus accélérée, mais nous amène dans un état de retraite inexplicable dans lequel nous devenons otages de notre processus de pensée individuel.
Pendant un moment, nous décidons de rester ici, essayant de trouver un sens à l’intérieur de l’inconnu qui se dévoile doucement devant nous - déterminé de manière organique et plein de possibilités. Tout ce que nous imaginons, nous imaginons en interne. Et juste comme ça, Binet nous aide à nous retrouver progressivement dans un monde qui nous a rendu insensibles à la façon dont nous percevons les vies que nous avons vécues et que nous avons connues.
- Lara Konrad ( traduit de l’anglais )
Jonathan Binet est né en 1984 en France. Il vit et travaille à Paris.
Binet a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et à l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne. Jonathan Binet a eu des expositions personnelles à la Galerie Stadpark, Krems, Autriche (2017), Galleria Mazzoli, Modène, Italie (2017), Berthold Pott, Cologne, Allemagne (2017), Balice Hertling, Paris, France (2016), Bonner Kunstverein, Bonn, Allemagne (2015), Kunst Halle Sankt Gallen, Sankt Gallen, Suisse (2015), Centre d’Art Neuchâtel, Neuchâtel, Suisse (2014), Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, Bordeaux, France (2012) et au Palais de Tokyo, Paris, France (2012). En 2008, il a reçu le Prix des Amis des Beaux-Arts, Prix Gérard Viquel.










