Ended May 29
Hiroshi Sugimoto
Theory of Colours
May 19 – May 29, 2021
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"Does not art serve to retrieve what falls through the cracks, now that scientific knowledge no longer needs a God?"
—Hiroshi Sugimoto
Galerie Marian Goodman is delighted to present Theory of Colours, the third solo exhibition by Hiroshi Sugimoto in Paris. The exhibition will focus on his new body of work, Opticks.
Opticks, 2018, was created by capturing the photographic transcription of colors as revealed when light passes through an optical glass prism.
The title of this series is a reference to Sir Isaac Newton’s treatise Opticks, published in 1704. Preserved on Polaroid film, the colors of each photograph convey not only Sugimoto’s interest in the most subtle hues of the rainbow, but also those colors which embody a transition, which appear to be mixed or hard to define. Sugimoto writes:
"Gazing at the bright prismatic light each day, I too had my doubts about Newton’s seven-colour spectrum: yes, I could see his red-orange-yellow-green-blue-indigo-violet scheme, but I could just as easily discern many more different colours in-between, nameless hues of red-to-orange and yellow-to-green."
Sugimoto is not only a reader of Newton, but also of Johann Wolfgang von Goethe. In his Treaty of Colours (Zur Farbenlehre), published in 1810, Goethe described optical phenomena from a more sensitive point of view, prompting Sugimoto to develop a poetical and metaphysical perception of color “with neither Newton’s impassionate arithmetic gaze, nor Goethe’s warm reflexivity, I employed my own photographic devices toward a Middle Way.” Thus, the artist reminds us that in East Asian Buddhist doctrines, the word ‘colour’ refers to the materialistic world, while its Japanese transcription both signifies ‘emptiness’ and ‘sky.’ “To sum it up” cites Sugimoto, “if the visible world of colour is essentially empty, then this world is as immaterial as the colour of the sky.”
Sugimoto often works in synergy with arbitrary environmental data making each exposure unique:
"My daily routine saw me rise at 5:30 every morning. First thing, I would check for hints of light dawning above the eastern horizon. If the day promised fair weather, next I would sight the ‘morning star’ shining to the upper right of the nascent dawn. Depending on how bright Venus appeared, I could judge the clarity of the air that day- (…). Only then did I ready my old Polaroid camera and start warming up a film pack from the long winter night chill."
In his studio in Tokyo, designed as an observational space, Sugimoto uses a device equipped with a prism through which the light passes. When the colour spectrum hits a surface at an angle, its continuum can be decompressed, facilitating a complete exploration of a particular hue. “I could split red into an infinity of reds. Especially when juxtaposed against the dark, each red appears wondrous unto itself. Moreover, colours change constantly.”
The phenomenon of retinal persistence tells us that, after staring at a single color, we will see an afterimage of the opposite color for a few seconds when we glance away. This experience inspired Sugimoto to explore emptiness and the contradictions of color: “…look too long at this world and we see an inverted world. It makes me think all the more that ‘form is emptiness’ and vice-versa.”
In the crypt, there will be a screening of The Garden of Time, a film produced by the Mori Art Museum and Odawara Art Foundation, featuring renowned dancers Aurélie Dupont and Min Tanaka. The film also features a text by Sugimoto, offering insight into the details behind Odawara’s Enoura Observatory.
The Odawara Art Foundation was established in 2009 in order to foster the advancement of Japanese culture while adopting an international perspective, by producing and promoting theater, from classical theater arts to avant-garde stage art. The site of The Enoura Observatory designed by Hiroshi Sugimoto opened to the public and visitors in October 2017.
The beautiful catalogue, Hiroshi Sugimoto: Post Vitam, published in April 2020 on the occasion of his exhibition at the Kyoto City Kyocera Museum of Art, will be for sale exclusively at our bookshop. In addition, the bookshop will be offering two other publications by Sugimoto: Snow White, a luxurious publication of 400 copies, signed and numbered, devoted to his ‘Theaters Series’; Hiroshi Sugimoto: Seascapes, published by Xavier Barral.
Hiroshi Sugimoto was born in Japan in 1948. Since the 1970s, he worked primarily in photography, eventually adding performing arts production and architecture to his multidisciplinary practice. His work investigates themes of time, empiricism and metaphysics. Sugimoto’s work is held in the collections of the Metropolitan Museum of Art, New York; Museum of Modern Art, New York; National Gallery of Art, Washington, DC; San Francisco Museum of Modern Art; and Tate Gallery, London; among many others. His work has been the subject of numerous monographs. Sugimoto is the recipient of the National Arts Club Medal of Honor in Photography; The Royal Photographic Society’s Centenary Medal; Isamu Noguchi Award; Officier de L'ordre des Arts et des Lettres; Praemium Imperiale Award for Painting; PhotoEspaña Prize; and the Hasselblad Foundation International Award in Photography, among others.
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« L'art ne sert-il pas à recueillir ce qui passe entre les mailles du filet, maintenant que la connaissance scientifique s’est débarrassée d’un dieu ? »
—Hiroshi Sugimoto
La Galerie Marian est heureuse de présenter Theory of Colours, la troisième exposition personnelle de Hiroshi Sugimoto à Paris, où l’on pourra découvrir sa nouvelle série « Opticks ».
Les « Opticks » (2018), sont la transcription photographique de couleurs révélées par le passage de la lumière à travers un prisme optique en verre.
Le titre de cette série se réfère à celui du traité d’Isaac Newton Opticks, publié en 1704. Fixées sur un film Polaroïd, les couleurs de chaque photographie traduisent l’attention que Sugimoto porte aux nuances les plus subtiles de l’arc en ciel, mais aussi et surtout, à celles qui incarnent une transition, qui apparaissent comme mélangées ou dont la détermination n’est pas aisée. “En observant chaque jour l’éclat de la lumière prismatique, j’ai conçu des doutes sur le spectre à sept couleurs de Newton : oui, je voyais son schémas rouge-orange-jaune-vert-bleu-indigo-violet, mais je discernais tout aussi bien beaucoup plus de couleurs intermédiaires, des teintes sans nom, du rouge à l’orange et du jaune au vert. » indique Sugimoto.
S’il est lecteur de Newton, Sugimoto l’est aussi de Johann Wolfgang von Goethe. Ce dernier, dans son Traité des couleurs (Zur Farbenlehre) publié en 1810, décrit le phénomène lumineux d’un point de vue plus sensible. A leur suite, Sugimoto développe une dimension plus poétique et métaphysique de la perception des couleurs « au-delà du regard arithmétique et dépassionné de Newton ou de la réflexion sensuelle de Goethe, j’ai voulu, avec mon appareil photo, tendre vers une voie intermédiaire ». Ainsi, l’artiste rappelle que dans les doctrines bouddhistes de d’Asie de l’est, le mot « couleur » fait référence au monde matériel tandis que sa transcription japonaise signifie à la fois « vide » et « ciel ». « En somme, explique Sugimoto, si le monde visible des couleurs est essentiellement vide, alors ce monde est aussi immatériel que la couleur du ciel. ».
Comme souvent, Sugimoto travaille en synergie avec des données environnementales aléatoires qui permettent de rendre chaque prise de vue unique. « Je me levais chaque matin à 5h30. Avant tout, je regardais à l’est les prémices du jour poignant à l’horizon », explique-t-il. « Si le temps s’annonçait dégagé dès l’aube, je regardais « l’étoile du matin » brillant du côté droit au-dessus de la ligne d’horizon. Selon l’éclat de Venus, j’évaluais la pureté de l’air ce jour-là (...). C’est seulement à ce moment-là que je préparais mon vieux Polaroïd et commençait à réchauffer un film conservé dans la fraicheur des longues nuits d’hiver », écrit-il.
Dans son studio tokyoïte que Sugimoto a patiemment conçu comme un poste d’observation, il utilise un appareil équipé d’un prisme à travers lequel passe la lumière. En percutant une surface à un certain angle, son spectre coloré peut être décomposé, offrant un continuum coloré qui facilite l’exploration complète d’une nuance en particulier. “Je pouvais ainsi partager le rouge en une infinité de rouges. En particulier sur un fond sombre, chaque rouge en lui-même paraît merveilleux. De plus, les couleurs changent constamment. » explique Sugimoto.
L’expérience de la persistance rétinienne qui veut qu'après avoir regardé de manière prolongée une seule couleur, l'œil humain voie une image rémanente de la couleur opposée pendant quelques secondes en regardant ailleurs, inspire à Sugimoto cette réflexion sur le vide et les contraires, éclairante pour la compréhension de son œuvre : « ...Regarder ce monde trop longtemps et on verra un monde inversé. Cela me fait d'autant plus penser que « la forme est vide » et vice-versa. ».
Dans la crypte, sera projeté « The Garden of Time », un film produit par le Mori Art Museum et la Fondation d’art Odawara, mettant en scène les célèbres danseurs Aurélie Dupont et Min Tanaka. Scandé par un texte de Sugimoto, le film offre également un aperçu des coulisses qui se cachent derrière l’Observatoire d’Enoura de la Fondation d’art Odawara.
La Fondation d’art Odawara a été créée in 2009 afin de favoriser la diffusion de la culture japonaise tout en adoptant une perspective internationale, en produisant et en promouvant le théâtre, du répertoire classique aux arts de la scène d’avant-garde. Le site de l’Observatoire d’Enoura, conçu par Hiroshi Sugimoto lui-même, a ouvert ses portes au public en octobre 2017.
Le magnifique catalogue Hiroshi Sugimoto. Post Vitam, publié en avril 2020 à l’occasion de son exposition au Kyoto City Kyocera Museum of Art, sera en vente en exclusivité à la Librairie. De même que Snow White, une luxueuse édition dédiée à sa « Theaters Series » signée et numérotée à 400 exemplaires et l’ouvrage Hiroshi Sugimoto. Seascape, publié par Xavier
Barral.
Hiroshi Sugimoto est né au Japon en 1948. Depuis les années 1970, il travaille principalement la photographie, mais sa pratique multidisciplinaire inclut la production d’œuvres performatives ou architecturales. Son travail interroge le temps, l’empirisme et la métaphysique. Les œuvres de Sugimoto sont présentes dans les collections du Metropolitan Museum of Art, New York ; du Museum of Modern Art, New York ; de la National Gallery of Art, Washington, DC ; du San Francisco Museum of Modern Art ; et de la Tate Gallery, Londres ; entre autres. Son œuvre fait l’objet de nombreuses monographies. Sugimoto a reçu la médaille d’honneur du National Arts Club in Photography ; la médaille du centenaire de la Royal Photographic Society ; le prix Isamu Noguchi ; il est Officier de L’ordre des Arts et des Lettres ; a reçu le Praemium Imperiale en peinture ; le prix Photo España ; et le prix international de la Hasselblad Foundation en photographie, entre autres.











