Ended
Stone Age
May 6 – Jul 10, 2021
Gwendal Coulon, Clément Garcia-Le Gouez, Florence Reymond, Rafael Moreno, Clément Rodzielski, Andrea Romano, Lina Viste Grønli, Jessica Warboys
Une exposition proposée par Aline Girard
“I discover my hand, I discover rocks.
What a delight to wake up after a long Middle-Age.”
—Salut C’est Cool, Renaissance
We enter the Gaudel de Stampa gallery as if it were a cave, passing through a vestibule into a windowless chamber, a white cube lit from above. A gallery-cave, a cave-gallery. Time contracts as it did for the 15 cave dwellers from the recent Deep Time experiment who spent forty days underground cut off from the rest of the world.
With the exhibition Stone Age, we break through the Retina display screen. We resist, we toy with the idea that the cave is turned inside out like a glove, that mirages lurk outside while we shelter within. We pass through the screen and connect to an innocent time immemorial, far-removed from “virtual viewing rooms” or crypto-monetary artworks. Children, shamans, gods… We invent new idols, prototypes and rituals, fiercely wielding our poetic weapons.
In this cave, we don’t work, we create. We handcraft left, right and center. We mold ideas with our mitts. Make poetry with our paws. We are ‘humanimals’ redefining a Cosmos. We break free from tens of thousands of years of world experiences – each more useless and vain than the last. Slathered in mud, we escape the obscure insularity of our computer screens.
—Aline Girard, May 2021
Translation: Michelle Noteboom and Heather Allen
*****
« Je découvre ma main, je découvre les cailloux.
Ça fait plaisir de se réveiller après un long moyen-âge. »
—Salut C’est Cool, Renaissance
On entre dans la galerie Gaudel de Stampa un peu comme dans une grotte, traversant un vestibule pour pénétrer dans une cavité sans fenêtre, un white cube éclairé par le haut. Une galerie-grotte, une grotte-galerie. Une contraction temporelle survient alors, comme pour les 15 volontaires trogloxènes de l’expédition récente Deep Time, qui ont passé quarante jours au fond d’une grotte, coupés du monde.
L’exposition Stone Age, c’est un pavé dans l’écran Rétina. On résiste, on jouerait à penser que la caverne se serait retournée comme un gant, les chimères enfermées dehors et nous réfugié.e.s dedans. On traverse l’écran, on se connecte avec les temps innocents, immémoriaux, loin des virtual viewing rooms ou des œuvres crypto-monnayables.
Enfants, chamans, dieux… On s’invente de nouvelles idoles, de nouveaux prototypes, de nouveaux rituels, brandissant férocement nos armes poétiques.
Dans cette grotte, on ne travaille pas, on fait. On handcrafte à mort. On fabrique des idées avec nos mains, de la poésie avec nos pattes pour redéfinir un Cosmos, nous les humanimaux. On s’affranchit de dizaines de milliers d’années d’expériences au monde, toutes plus inutiles et vaines les unes que les autres, on contourne les écrans occultants, enduit.e.s de boue.
—Aline Girard, mai 2021

