Ended Jun 9

Nick Jensen

The Banc

Mar 22 – Jun 9, 2024

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A pair of chefs perching on the backstairs of a North London shisha bar The Banc enjoy a smoke break in Nick Jensen’s eponymous oil on canvas. Comings and goings at The Banc are routine observations for Jensen who passes by daily, kids in tow, en route to the local park. The body of work exhibited at galeriepcp is informed by fatherhood; its accompanying routine allowing for new modes of seeing and looking. Noticing the unnoticed, Jensen doesn’t search for typically interesting things to paint but instead attempts to make the everyday compelling in his paintings. Where John Constable might depict an English cornfield on a summer's afternoon, Jensen would fixate on a single warped fence post in the same landscape.

Having never entered The Banc it holds a potentiality for Jensen - a mysterious / imaginary realm that can be anything the artist (or viewer) wants it to be. The possibility of what could be is a form of escapism and these are escapist paintings: a lens through which one might imagine a world according to optimism as opposed to the pessimism that Londononers are famous for. Jensen delights in the technicolour-greyness of his city, managing to present the drab and mundane as mystifying. For the artist however, these are not paintings of cities, rather undefinable ‘in-between’ spaces existing more emotionally than in actuality.

In Far Park, thick and fast impasto paint mixed with sand (recalling the pebbledash of London’s post-war social housing) clashes with whimsical watery laminations. In this series oppositional techniques parallel the contradictory aesthetics of Jensen’s environment and the push and pull of his own psychology: sometimes anxious, sometimes serene. The paintings on show are of course finished works but they feel unresolved; still products of experimentation. Speaking with Nick it’s clear that this condition of experimentation is important: contemporary painters are often defined by particular styles or fashions, a branding that doesn’t leave much room for trial and error. These paintings are anti-formulaic: guided primarily by intuition as opposed to a search for resolution.

The Banc’s extravagant website claims that the shisha bar “ fuses a ‘Golden Era’ swagger, with modern-day London energy, to create an entirely new dining experience.” If Bacon or Freud represent that golden era swagger in British painting then perhaps Jensen does add a certain ‘modern-day London energy’ in the pursuit of something new.

Nick Jensen, a London-based artist born in 1984, holds a BA in Fine Art from Central St Martins (2007) and an MA in Fine Art from Chelsea School of Art and Design (2010) Jensen has had solo exhibitions at Union Gallery, including “Rising Wild” (2023) and “Boy with a Tambourine” (2021), and has participated in group exhibitions such as “UNI(2)ON” (2023) and “Weeds Won’t Wither” (2022). His art explores themes of identity and human experience.

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Au fond d’un bar à chicha situé au nord de Londres, deux chefs prennent une pause-cigarette, donnant naissance à “The Banc”, la peinture éponyme à l’huile sur toile de Nick Jensen. Les allées et venues au Banc sont devenues des observations routinières pour Jensen, qui passe devant chaque jour en emmenant ses enfants au parc local. La paternité imprègne toutes les œuvres exposées à la galerie PCP ; ces routines d’accompagnement ont permis à l’artiste d’explorer de nouvelles perspectives et façons de voir.

En explorant l’inaperçu, le familier et le quotidien, Jensen ne cherche pas des sujets traditionnellement intéressants à peindre, mais vise à nous convaincre de la beauté du quotidien à travers ses œuvres. Là où John Constable aurait pu peindre un champ de maïs anglais lors d’un après-midi d’été, Jensen se concentre sur des éléments spécifiques de ces paysages, comme un poteau de clôture déformé.

Jensen n’a jamais mis les pieds au Banc, présentant ainsi un véritable potentiel artistique : un monde mystérieux et imaginaire, une réalité alternative qui peut être tout ce que l’artiste (ou le spectateur) souhaite. Cette notion de “ce qui pourrait être”, du potentiel, et cette invitation à imaginer différentes possibilités dans le quotidien ou le sujet relèvent de l’évasion. Ces œuvres sont toutes centrées sur l’évasion : offrant une perception optimiste en contraste avec le pessimisme souvent associé aux Londoniens.

Tirant son inspiration de la grisaille technicolore de sa ville, Jensen rend le terne et le banal mystérieux et onirique. Pour l’artiste, il ne s’agit pas de peindre des villes, mais plutôt des espaces “intermédiaires” indéfinissables qui existent davantage sur le plan émotionnel que matériel.

“Far Park” est une œuvre à médium mixte avec une texture épaisse et rapide, mélangée à du sable (évoquant les galets des logements sociaux de Londres d’après-guerre), contrastant avec des couches aqueuses qui réduisent la matérialité de manière à la fois brutale et fantaisiste.

Dans cette série, les techniques opposées reflètent indubitablement un parallélisme : celui entre l’esthétique contradictoire de l’environnement de Jensen et les poussées et tractions de sa propre psychologie ; parfois anxieuse, parfois sereine.

Les peintures exposées sont certes achevées, mais elles laissent une impression d’inachèvement, comme si elles étaient encore le fruit d’expérimentations. Les conversations avec Nick révèlent que cette dimension expérimentale lui est essentielle : les peintres contemporains sont souvent définis par des styles ou des tendances spécifiques, des images ou des marques qui laissent peu de place à l’expérimentation et aux erreurs. Les peintures de Nick Jensen, quant à elles, sont non conventionnelles et échappent à ces attentes particulières : elles sont principalement guidées par l’intuition plutôt que par la recherche de résolution ou de finalité.

Le site Internet très extravagant du bar à chicha affirme que “The Banc” “fusionne l’audace de l’ère dorée avec l’énergie londonienne moderne pour créer une expérience culinaire entièrement nouvelle.” Si Bacon ou Freud représentent l’âge d’or de la peinture britannique, alors peut-être que Jensen y insuffle une certaine “énergie londonienne moderne”, toujours en quête de quelque chose de nouveau et de frais.

Nick Jensen, un artiste basé à Londres né en 1984, est titulaire d’un BA en Beaux-Arts de Central St Martins (2007) et d’un MA en Beaux-Arts de Chelsea School of Art and Design (2010). Jensen a eu des expositions personnelles à la galerie Union, notamment “Rising Wild” (2023) et “Boy with a Tambourine” (2021), et a participé à des expositions collectives telles que “UNI(2)ON” (2023) et “Weeds Won’t Wither” (2022). Son art explore les thèmes de l’identité et de l’expérience humaine.

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