Ended
Arthur Marie
Convivial Activity
Nov 30, 2023 – Jan 13, 2024
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Arthur easily admits wanting to distance himself from the feverish cold that developed in his early paintings, expecting a less perfect, clinical image, to move towards a non-place; rather an emotional situation. His work isn’t autobiographical; it draws from an imprecise environment, a vague principle. He says himself hypothetical events. Something that implies alienation, loss, that is connected to a sense of duty; school, labor, to a system of production that we already know. From what we possess before it is taken away from us. Something that loses its erotic charge, that becomes lucid. That leads to depression, loneliness, and illness.
Convivial Activity follows Serenity and Struggle For Pleasure. It’s Arthur’s first solo exhibition in France. It quotes a series of paintings he presented in New York earlier this year; a series of invented profiles in insensitive light, on a grey background. In an email he had sent to the gallery Director where he was exhibiting them, he expressed feeling frustrated with the idea of a portrait as a defined event, needing instead to follow an intention through multiples, through variations; as industrial prototypes, standard of beauty, or even psychological.
The exhibition is a series of twenty-one portraits conceived as a single work. They are as much portraits of family members displayed on a dresser as they could be mugshots, morgue photographs, or classic iPhone selfies. None of them apply to a face in memory, none. Rather a combination of several reassembled remembrances, as one would do to generate a composite sketch. The texture of each painting is worked in such a way that it resembles skin; smooth and irregular. A superposition of about ten layers. They record, classify, measure, exclude, sort. Something that has to do with lies, with the idea of a correction. That repeats itself with an objective. Pale, frail bodies. They are a bit melancholic.
Something that is arbitrary; that of an individual who finds himself in a space that is not his own, and from which he realizes the subordination to which he is subjected; to a standardization of structural violence. A repetition of these anonymous faces to the point of erasure; the loss of what is of value, what is deserving, mortal.
In his personal notes, Arthur mentions this periphery. What is reasonable, what submits, what converges, what corrupts, and what is demagogic. A portrait that would be young and old, poor and rich, disgusted nevertheless. The scene of a latent, intrusive, almost surgical repulsion. Of fatigue. Of misery; a sexual pessimism, a feeling of lack, and the absence of an envy.
—Hugo Bausch Belbachir
Arthur Marie (b. 1996, Cherbourg) lives and works in Paris. Recent solo exhibitions include Serenity, Queer Thoughts (New York), and Struggle For Pleasure, Plymouth Rock (Zurich).
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Arthur avoue facilement vouloir s’éloigner du froid fébrile qui se développait dans ses premières peintures, voulant une image moins parfaite, moins clinique, pour aller vers un non-lieu; une situation affective. Son travail n’est pas autobiographique; il se recueille depuis un environnement imprécis, un principe vague. Il dit événements hypothétiques. Quelque chose qui implique l’aliénation, la perte, qui est lié au devoir; à l’école, au travail, à un système de production qu’on connait. De ce qu’on possède avant qu’on nous en prive; quelque chose qui perd de sa charge érotique, qui s’annule, qui devient lucide. Qui mène à la dépression, la solitude, la maladie.
Convivial Activity fait suite à Serenity, et Struggle For Pleasure. C’est sa première exposition personnelle en France. Elle reprend une série de peintures qu’il a présenté à New York plus tôt cette année; une série de profils inventés, à la lumière blanche insensible, sur fond gris. Dans un mail qu’il avait envoyé au directeur de la galerie dans laquelle il les exposait, il disait être frustré à l’idée d’un portrait comme événement définie, voulant plutôt suivre une intention par multiples, par variations; par prototypes industriels, par standards de beauté, ou peut-être psychologiques même.
C’est une série de vingt et un portraits pensée comme un seul et même travail. Autant des portraits de membres de familles posés sur une commode que des mugshots, des portraits de morgue, ou à l’iPhone, classiques. Aucun ne s’applique à un visage en mémoire, aucun. Plutôt une combinaison de plusieurs souvenirs recomposés, comme on ferait pour engendrer un portrait robot. La texture de chaque peinture est travaillée de sorte à ce qu’elle s’apparente à une peau, lisse et irrégulière, rugueuse. Une superposition d’une dizaine de couches. Ils recensent, classent, mesurent, excluent, trient. Quelque chose qui a à voir avec le mensonge, l’idée de la correction. Qui se répète par objectif. Des corps pâles, chétifs. Ils sont un peu mélancoliques.
Quelque chose qui est de l’ordre de l’arbitraire; d’un individu qui se retrouve dans un endroit qui n’est pas sien, et depuis lequel il se rend compte du sous-ordre dont il est sujet; à une standardisation des violences structurelles propres à nos déplacements. La répétition de ces visages anonymes et qui provoque l’effacement, la perte de ce qui est valeur, de ce qui est mérite, mortel.
Dans ses notes, Arthur parle de cette périphérie. De ce qui est raisonnable, de ce qui se soumet, ce qui converge, ce qui corrompt, et ce qui est démagogue. Un portrait qui serait jeune et vieux, pauvre et riche, dégoûté quand même. La scène d’une répulsion latente, intrusive, chirurgicale presque. D’une fatigue. D’une misère; d’un pessimisme sexuel, d’un sentiment de manque, et l’absence d’une envie.
—Hugo Bausch Belbachir
Arthur Marie (b. 1996, Cherbourg) vit et travaille à Paris. Ses expositions personelles récentes incluent Serenity, Queer Thoughts (New York) et Struggle For Pleasure, Plymouth Rock (Zurich).
