Ended Mar 11

Humberto Poblete-Bustamante

Flat Totem for Orgasmic Freedoms and Other Seeds

Feb 4 – Mar 11, 2023

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For his first exhibition in the new Parisian space of the Julien Cadet Gallery, Humberto Poblete-Bustamante pushes us to change our gaze and to upset our expectations. Flat Totem for Orgasmic Freedoms and Other Seeds is a dive into the heart of instinctive, absolute and living painting.

On the canvas, all the movements - erasing, forking, covering - give life to new forms, trace new paths. There is no project that precedes the act. Only the reading of the present moment, of the surface of the canvas, of its geography. Even: of its intimate geology. More and more, the gesture becomes the subject of the painting. The forms disappear, the experience takes over. Nothing is preconceived, nothing is planned. We free ourselves from these predefined forms inherited from an idealized abstraction. "The brain is a death machine", explains Humberto Poblete-Bustamante, "it forces us to see and want perfect forms". By accepting the catastrophe, the imperfection, the chance of the gesture, Humberto Poblete-Bustamante frees us from our expectations formatted as much by the square gaze of screens and Instagram filters as by the fashions and currents of the time.The shapes are not geometric. They are not in competition. They have no contours or decoration. The canvas changes into a flat surface where the painting can fully blossom, just as it is.From then on, in its very presence, the painting is not condemned to remain in the center: it also emerges on the edges, on those sides usually neglected. In the margins, painting becomes a frame for painting. It becomes an absolute experience that takes place on the whole canvas.

Humberto Poblete-Bustamante's painting becomes a vital language, an instinctive breath that is always in the present tense.Using brushes, a knife or his fingers, Humberto Poblete-Bustamante takes possession of the territory of the canvas. He leaves his traces: horizontal "touches", repeated on all the large and small canvases, square or round. These touches become the marks of an absolute devotion of the painter, of a devotion to his act. Each gesture affirms his entire presence, the frenetic involvement of his entire body, breaking the usual frames and boundaries. As Humberto Poblete-Bustamante says: "Painting is my territory. It delimits me. It overflows on his life. Better: it is life itself.In the shapes with infinite nuances - stain, circle, point... In the colors - which expand or contract... The relationship between Humberto Poblete-Bustamante and his painting is sensory, carnal. His gestures are never laborious but always instinctive. No trace of work, but rather signs of life. This "body" painting comes from far away - Humberto Poblete-Bustamante cites the Venetian school, action painting, Pollock, ... This tactile lineage of physical painters.Painting is what arises, what comes. It is what is. Humberto Poblete-Bustamante does not influence the gaze, does not force this or that interpretation. As with these phrases that name the paintings without ever becoming descriptive titles: All your oblivions are wearing daisies, All those girls are breaking bricks with a blink, You can take some things but leave the roads here, running for more poems and soft things, ... The painter refuses to influence the look. He wants to leave us free. In front of the painting of Humberto Poblete Bustamante, we leave our usual procedure. We experience freely through the look. One attends the eternal beginning of a perpetual painting, always denser, always more lively.

—Boris Bergmann

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Pour sa première exposition dans le nouvel espace parisien de la galerie Julien Cadet, Humberto Poblete-Bustamante nous pousse à changer notre regard et à bouleverser nos attentes. Flat Totem for Orgasmic Freedoms and Other Seeds est une plongée au cœur d’une peinture instinctive, absolue et vivante.

Sur la toile, tous les mouvements — effacer, bifurquer, recouvrir — donnent vie à de nouvelles formes, tracent des chemins inédits. Il n’y a pas de projet qui précède l’acte. Seulement la lecture du moment présent, de la surface de la toile, de sa géographie. Voire même : de sa géologie intime. De plus en plus, le geste devient sujet du tableau. Les formes disparaissent, l’expérience prend le dessus. Rien n’est préconçu, rien n’est prévu. On se libère de ces formes prédéfinies héritées d’une abstraction idéalisée. « Le cerveau est une machine mortuaire », explique Humberto Poblete-Bustamante, « il nous oblige à voir et à vouloir des formes parfaites. ».En acceptant la catastrophe, l’imperfection, le hasard du geste, Humberto Poblete-Bustamante nous libère de nos attentes formatées aussi bien par le regard carré des écrans et des filtres Instagram que des modes et des courants de l’époque.Les formes ne sont pas géométriques. Elles ne sont pas en concurrence. Elles n’ont aucun contours ou décor. La toile se change en surface plate où la peinture peut s’épanouir pleinement, telle qu’elle est. Dès lors, dans sa présence même, la peinture n’est pas condamnée à demeurer au centre : elle surgit également sur les bords, sur ces côtés habituellement délaissés. Dans les marges, la peinture devient cadre pour la peinture. Elle se change en une expérience absolue qui a lieu sur la totalité de la toile.

La peinture d’Humberto Poblete-Bustamante devient langage vital, un souffle instinctif qui se conjugue toujours au présent. À l’aide des pinceaux, d’un couteau ou de ses doigts, Humberto Poblete-Bustamante prend possession du territoire de la toile. Il laisse ses traces : des « touches » horizontales, répétées sur l’ensemble des grandes comme des plus petites toiles, carrées ou rondes. Ces touches deviennent les marques d’un dévouement absolu du peintre, d’une dévotion à son acte. Chaque geste affirme sa présence entière, l’implication frénétique de tout son corps, brisant les cadres et les frontières habituelles. Comme dit Humberto Poblete-Bustamante : « La peinture est mon territoire. Elle me délimite ». Elle déborde sur sa vie. Mieux : elle est la vie même.Dans les formes aux nuances infinies — tâche, cercle, point... Dans les couleurs — qui s’étendent ou se contractent... Le rapport entre Humberto Poblete-Bustamante et sa peinture est sensoriel, charnel. Ses gestes ne sont jamais laborieux mais toujours instinctifs. Aucune trace de travail, mais plutôt des signes de vie. Cette peinture « corporelle » vient de loin — Humberto Poblete-Bustamante cite l’école vénitienne, l’action painting, Pollock,... Cette lignée tactile de peintres physiques. La peinture est ce qui surgit, ce qui vient. Elle est ce qui est. Humberto Poblete-Bustamante n’influence pas le regard, ne force pas à telle ou telle interprétation. Comme avec ces phrases qui nomment les toiles sans jamais en devenir les titres descriptifs : All your oblivions are wearing daisies, All those girls are breaking bricks with a blink, You can take some things but leave the roads here, running for more poems and soft things, ... Le peintre se refuse à influer le regard. Il veut nous laisser libre.

Face à la peinture d’Humberto Poblete Bustamante, on quitte notre procédure habituelle. On éprouve librement par le regard. On assiste à l’éternel commencement d’une peinture perpétuelle, toujours plus dense, toujours plus vive.

—Boris Bergmann

While you’re in Le Marais

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