Ended Apr 22
Wolfgang Laib
City of Silence
Mar 11 – Apr 22, 2023
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This exhibition presents a new group of installations reprising recurring motifs from internationally acclaimed German artist Wolfgang Laib’s poetic and highly symbolic oeuvre. Occupying the floor of the Paris Marais gallery are Laib’s gently fragrant beeswax sculptures, while along the walls, a series of new works on paper provide a more intimate insight into the artist’s meditative and conceptual practice.
Laib employs simple, organic materials in his work that are often linked to sustenance, such as pollen, milk, beeswax and rice. Each component is imbued with aesthetic power but also carries a wealth of associations connecting past and present, ephemeral and eternal. In City of Silence, the artist references places of dwelling and worship that are connected to his own experiences of the Middle East, as well as in India and Southeast Asia, which he visited throughout his youth. The title of the exhibition, in particular, recalls the ancient, circular burial sites in India and ancient Persia known as the Towers of Silence. Open to the elements, they represent the link that Laib identifies in many ancient architectural forms connected to the afterlife as ‘the bond of the sky with the earth’. His own beeswax structures have been described by poet and art critic Donald Kuspit as representing ‘the enlightenment, transcendence, and selflessness the monk pursues through meditation – the inner solitude necessary for higher consciousness.’ Together with the delicate drawings in pollen yellow and milky white, they form a poetic landscape, imbued with spirituality, inviting visitors to become, as Kuspit continues, ‘participating observers in search of our own sacred significance’.
"The simpler it is —the more essential it is"
—Wolfgang Laib
Rather than a creator or innovator, Laib considers himself a vehicle for ideas of universality and timelessness already present in nature. ‘The pollen, the milk, the beeswax,’ he explains, ‘they have a beauty that is incredible, that is beyond imagination, something which you cannot believe is a reality – and it is the most real. I could not make it myself, I could not create it myself, but I can participate in it.’ It is this philosophy that fuels the artist’s ties to the aesthetics of Minimalism, which seeks to attain a form of truth through visual purity and geometric harmony. Following a similarly rigorous formal process of conception and installation, Laib distinguishes himself through his use of materials, reminding us that there is still art being made in defiance of this profane world – an intimate art that can afford spiritual sustenance.
Born in Metzingen, Germany, Wolfgang Laib studied medicine at the University of Tübingen from 1968 to 1974 before becoming an artist. His work was presented at documenta in 1982 and 1987, and his first major institutional exhibition was held at the Musée d’art moderne de la ville de Paris in 1986. He has subsequently been the subject of numerous solo exhibitions, notably at Centre Pompidou, Paris (1992); CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux (1992); Carré d’Art, Musée d’art contemporain, Nîmes (1999); Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. (2002); Dallas Museum of Art (2002); Haus der Kunst, Munich (2002–03); Fondation Beyeler, Basel (2005–06); Musée de Grenoble (2008); Fondazione Merz, Turin (2009); and MMK Museum für Moderne Kunst, Frankfurt (2010). His work is currently part of the exhibition De la nature at the Musée de Grenoble.
Laib’s largest pollen piece to date was installed in the atrium of The Museum of Modern Art, New York in 2013. The same year, the artist’s first permanent installation of a beeswax room opened at The Phillips Collection in Washington, D.C. In 2014, Laib’s From the Known to the Unknown—To Where Is Your Oracle Leading You, a 40-metre-long underground chamber made of beeswax, was permanently installed in Anselm Kiefer’s studio La Ribaute in Barjac. In 2015, he was awarded the Praemium Imperiale in Tokyo. In 2017, an exhibition of his work was shown at the Secretariat in Yangon, Myanmar and a survey show was organised by the Museo d’arte della Svizzera italiana, Lugano, Switzerland. In 2019, several of Laib’s works were shown across historical sites in Florence, Italy, in a city- wide exhibition organised by the Museo del Novecento. In 2022, the Bündner Kunstmuseum Chur, Switzerland presented a temporary installation in which Laib laid out a field of thousands of rice mounds.
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Cette exposition présente un nouvel ensemble d’œuvres reprenant des motifs récurrents de l’œuvre poétique et hautement symbolique de l’artiste allemand de renommée internationale Wolfgang Laib. Ses sculptures en cire d’abeille au parfum délicat occuperont le sol de la galerie du Marais, tandis que le long des murs, une série de nouvelles œuvres sur papier donnera un aperçu plus intime de la pratique méditative et conceptuelle de l’artiste.
Wolfgang Laib utilise dans son travail des matériaux simples et organiques souvent associés à la notion de subsistance, tels que le pollen, le lait, la cire d’abeille et le riz. Chaque élément est imprégné d’une puissance esthétique qui lui est propre, mais contient également une multitude d’associations reliant le passé et le présent, l’éphémère et l’éternel. Dans City of Silence, l’artiste fait référence à des lieux d’habitation et de culte liés à son expérience du Moyen-Orient, ainsi que de l’Inde et l’Asie du Sud-Est, qu’il a visités dans sa jeunesse. Le titre de l’exposition, en particulier, rappelle ces anciens sites funéraires circulaires de l’Inde et de la Perse antique, appelés « tours du silence ». Ouvertes aux intempéries, ces tours incarnent la connection que Wolfgang Laib identifie dans de nombreuses formes architecturales anciennes liées à l’au-delà comme celle « du ciel avec la terre ». Ses propres structures en cire d’abeille ont été décrites par le poète et critique d’art Donald Kuspit comme représentant « l’illumination, la transcendance et l’altruisme que le moine recherche par la méditation - la solitude intérieure nécessaire à une conscience supérieure ». Aux côtés de délicats dessins jaune pollen et blanc laiteux, ces sculptures forment un paysage poétique, chargé de spiritualité, invitant les visiteurs à devenir, comme le poursuit Kuspit, « des observateurs participants à la recherche de notre propre signification sacrée ».
« plus c’est simple —plus c’est essentiel »
—Wolfgang Laib
Plutôt qu’un créateur ou un innovateur, Wolfgang Laib se considère comme un vecteur des idées d’universalité et d’intemporalité déjà présentes dans la nature. « Le pollen, le lait, la cire d’abeille », explique-t-il, « ont une beauté qui est incroyable, qui dépasse l’imagination, quelque chose que l’on ne peut pas croire être une réalité - et pourtant c’est ce qu’il y a de plus réel. Je ne pourrais pas le faire moi-même, je ne pourrais pas le créer moi-même, mais je peux y participer. » C’est cette philosophie qui alimente les liens de l’artiste avec l’esthétique du minimalisme, qui cherche à atteindre une forme de vérité à travers la pureté visuelle et l’harmonie géométrique. Suivant un processus formel tout aussi rigoureux de conception et d’installation, Wolfgang Laib se distingue par les matériaux qu’il utilise, à travers lesquels ils nous rappelle l’existence d’un art en défiance de ce monde profane - un art intime qui peut pourvoir une véritable subsistance spirituelle.
Né à Metzingen, en Allemagne, Wolfgang Laib étudie la médecine à l’université de Tübingen de 1968 à 1974 avant de devenir artiste. Son travail est présenté à documenta en 1982 et 1987, et en 1986 sa première grande exposition institutionnelle a lieu au Musée d’art moderne de la ville de Paris. S’ensuivront d’autres expositions personnelles, notamment au Centre Pompidou, Paris (1992) ; CAPC Musée d’art contemporain, Bordeaux (1992) ; Carré d’Art, Musée d’art contemporain, Nîmes (1999) ; Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. (2002) ; Dallas Museum of Art (2002) ; Haus der Kunst, Munich (2002-03), Fondation Beyeler, Bâle (2005-06) ; Musée de Grenoble (2008) ; Fondazione Merz, Turin (2009) ; et MMK Museum für Moderne Kunst, Francfort (2010). Son travail fait actuellement partie de l’exposition De la nature au Musée de Grenoble.
Sa plus grande sculpture en pollen a été exposée dans l’atrium du Museum of Modern Art, New York en 2013. La même année, sa première installation permanente en cire d’abeille est inaugurée à la Phillips Collection à Washington, D.C. En 2014, l’installation permanente From the Known to the Unknown-To Where Is Your Oracle Leading You, une chambre souterraine de 40 mètres de long faite de cire d’abeille, est inaugurée dans l’atelier d’Anselm Kiefer, La Ribaute, à Barjac. En 2015, il reçoit le prix Praemium Imperiale à Tokyo. En 2017, ses œuvres sont présentées au Secretariat à Yangon, Myanmar, et une exposition d’envergure a lieu au Museo d’arte della Svizzera italiana, Lugano, Suisse. En 2019, plusieurs œuvres de Wolfgang Laib sont présentées au sein d’un parcours à travers différents sites historiques de Florence, Italie, dans le cadre d’une exposition à l’échelle de la ville organisée par le Museo del Novecento. En 2022, le Bündner Kunstmuseum Chur, en Suisse, présente une installation temporaire pour laquelle Wolfgang Laib a aménagé un champ de milliers de petits tas de riz.











