Ended Nov 16

Ali Banisadr

Ordered Disorders

Oct 17 – Nov 16, 2019

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"When I begin a painting, it is always based on an internal sound. As soon as I apply the brush, the sound begins, and I am able to compose the work based on the sounds I hear as I’m painting. It is the force that drives the whole painting and helps me compose the work and pull everything together."

- Ali Banisadr

Galerie Thaddaeus Ropac Paris presents Ordered Disorders, an exhibition of new works by American-Iranian painter Ali Banisadr (b. 1976), the artist’s sixth show with the gallery. Alluding to the representation of conflicts in the history of art, this new series reflects upon the current state of increasing unrest in the world. Neither fully abstract nor definitively figurative, Banisadr’s richly evocative paintings do not seem to have any single narrative. Within the same picture plane multiple dimensions are conflated, translating an internal experience of sound into visual terms.

Ali Banisadr is gifted with synaesthesia, whereby otherwise separate senses are linked – in this case colour and sound. This ability translates into abstract landscapes rendered in vibrant colours, a trait that links him to the art of Wassily Kandinsky (1866-1944), who also experienced synaesthesia. The restless surfaces of Banisadr’s paintings juxtapose competing sensibilities, setting areas of orderly, precise brushwork against energetic, gestural ones. As indicated in the title of the exhibition, the artist sees his paintings as an attempt to understand the innate chaos of the world. They do not reflect any specific conflict but rather express universal turmoil.

Having always been fascinated by how systems function – whether political, cultural or historical – Banisadr paints complex structures in which different elements intermingle, adopting a wider view of the system to analyse it at a macro level. In most paintings, the organisation of space is disrupted and the focus is lost. Banisadr avoids any central focal point or protagonist to emerge from the pictorial field. Instead, multiple figures flow into each other and overlap. This conflation creates much of the energy that emanates from the paintings. Jumping from one narrative to another creates an unsettling effect, as if different voices were speaking at the same time, and the viewer is left to make their own sense of the symphony of colour and form.

While Banisadr’s practice is anchored in the lineage of art historical figures such as Hieronymus Bosch (1450–1516), his art also resonates strongly with the world we live in today. The enigmatic figures that populate his compositions are often hybrids. Stemming from the artist’s imagination and his fascination with mythological creatures, they embody the constantly shifting identities of our increasingly digital world. Figures are depicted in the process of metamorphosis, where only the lower part is recognisable and the upper body has become squid-like in shape.

If there is no clear before and after in Banisadr’s paintings, the interface between above and below remains important, the upper part of the canvas being generally quieter than the lower part. The more time spent in front of a Banisadr painting, the more the work unveils itself to the viewer. What at first glance appear to be abstract lines and lyrical forms begin to morph into characters involved in enigmatic narratives. Hidden creatures appear in the depths of the composition, wide brushstrokes attain new significance and pure abstraction becomes deliberate form.

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"Quand je commence une peinture, elle est toujours basée sur un son intérieur. Dès que je pose le pinceau sur la toile, le son commence, et je suis alors capable de composer l'œuvre à partir des sons que j'entends en peignant.

C'est la force qui anime l'ensemble de la peinture et m'aide à composer l'œuvre et à tout assembler."

- Ali Banisadr

La Galerie Thaddaeus Ropac Paris présente Ordered Disorders, une exposition de nouvelles œuvres du peintre américano-iranien Ali Banisadr (né en 1976). Il s’agit de la sixième exposition de l'artiste avec la galerie. Tout en faisant allusion à la représentation des conflits dans l'histoire de l'art, cette nouvelle série offre une réflexion sur les troubles incessants qui agitent le monde aujourd’hui. Ni totalement abstraites, ni ouvertement figuratives, les peintures de Banisadr, par leur richesse d’interprétation et leur puissance d’évocation, ne peuvent être réduites à un récit fixe. A l'intérieur du même plan pictural se confondent de multiples dimensions qui traduisent en termes visuels une expérience intérieure du son.

Ali Banisadr a le don de synesthésie, phénomène neurologique qui entraîne une fusion sensorielle, dans son cas celle de la couleur et du son. Cette faculté s’exprime dans des paysages abstraits aux couleurs vives, que l’on peut rapprocher de certaines oeuvres de Wassily Kandinsky (1866-1944), qui était également synesthète. Sur la surface agitée des peintures de Banisadr se juxtaposent des sensibilités concurrentes; des zones délimitées à l’aide d’un coup de pinceau précis s’opposent à d'autres où la touche est plus énergique et gestuelle. Comme l'indique le titre de l'exposition, l'artiste considère ses tableaux comme une tentative de comprendre le chaos inné du monde. Ils ne reflètent pas un conflit spécifique, mais expriment plutôt une agitation universelle.

Depuis toujours fasciné par la manière dont les systèmes fonctionnent - qu'ils soient politiques, culturels ou historiques - Banisadr peint des compositions à la structure complexe où s'entrecroisent différents éléments. Celles-ci sont le fruit d’une vision macro structurelle du système. La plupart des peintures n’ont pas de perspective ou de point de focalisation et l'organisation de l'espace y est instable. Banisadr évite qu'un élément central ou un protagoniste n'émerge du champ pictural. Au lieu de cela, une infinité de silhouettes s'imbriquent les unes dans les autres et se chevauchent, créant une grande partie de l'énergie qui émane des peintures. Le passage sans transition d’un élément narratif à un autre crée un effet troublant, comme si différentes voix parlaient en même temps. En dernier lieu, l’artiste laisse le spectateur libre de donner un sens à cette symphonie de couleurs et de formes.

Si la pratique de Banisadr est ancrée dans la lignée des grandes figures de l’histoire de l’art telles que Hieronymus Bosch (1450-1516), son art a également une forte résonance avec le monde dans lequel nous vivons. Les figures énigmatiques qui peuplent ses compositions sont souvent hybrides. Elles sont représentées dans l’instant de la métamorphose, alors que seule la partie inférieure demeure reconnaissable tandis que la partie supérieure se liquéfie. Issues de l'imagination de l'artiste et de sa fascination pour les créatures mythologiques, elles peuvent être interprétées comme des métaphores de nos identités multiples et en constante évolution dans un monde où s’écrit un avenir de plus en plus virtuel.

S'il n'y a pas de délimitation temporelle claire entre l’avant et l’après dans les peintures de Banisadr, l'interface entre le haut et le bas du tableau demeure importante, la partie supérieure de la toile étant généralement plus calme que la partie inférieure. Plus on s’attarde devant un tableau de Banisadr, plus l'œuvre se dévoile au spectateur. Ce qui ressemble à première vue à des lignes abstraites et à des formes lyriques commence peu à peu à se transformer en personnages impliqués dans des récits énigmatiques. Des créatures cachées apparaissent des profondeurs de la composition, des touches de pinceau acquièrent une nouvelle signification et l'abstraction pure devient une forme définie.

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