Ended
Michael Igwe
Tantrum
Oct 16 – Nov 25, 2023
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In Michael Igwe’s new exhibition, the subjects lean into the paradoxes of living. Each body, a home, bears witness unto itself—how it holds, simultaneously, the capacity for virtue and vice. These ‘home paintings’ build on the premise that bodies accommodate the flux of being. With every painting, he asks, what dissonances exist within this familiar context? What is to be done with them? A host of psychic weights are held in disequilibrium. From unbelief tempered with guilt, to fear steeled with defiance and shame inflamed by desire, Michael Igwe brings to focus the lively strain of inner life. Where some of the figures attempt to shield themselves from categorizing scrutiny, others aim to articulate raw longing.
The paintings possess a part-allegorical, part-poetic quality. The body is presented as a site of burden and a locus of contemplation. Gestural movements ash upon the body’s vulnerabilities, conveying at once their restraint and fragility. And yet, these images vibrate with their own tensions and preserve from public view the riots of interiority. The smaller paintings capture, individually, the impulses that catalyse perception into experience. Mastering what the artist calls ‘the violent quiet’, each subject contorts their body into a palimpsest for the words they cannot say.
The paintings of Tantrum expose Igwe’s insistence on the material. Extending across a range of sizes, the subjects sustain a steady conversation with the expanse of colour that surrounds them. Acrylic touching the canvas and beyond, the materiality of the paintings merge with the ideas that develop (alongside) them. Features blur into one another, boundaries are unsettled, motion becomes fluid, and bodies lose control. In the end, there is the mindful gaze of the artist, overseeing it all.
Michael Igwe (b. 1994, Lagos, Nigeria) works primarily with painting. His approach to the body and form is one of devotion to the fluidity and expanse of inner life. Through his practice, Igwe paints a cartography of experiences so extensive in their range that they transcend particularity. He pursues primal gestures that contemplate, conjure, and engender in each image the conditions that constitute selfhood. Each of his paintings is a clear meditation on form and subjectivity. Michael received his BFA degree from the University of Benin, Nigeria in 2018 and is a part of the Skowhegan School of Painting and Sculpture, Class of 2023.
—Ese Emmanuel
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Dans la nouvelle exposition de Michael Igwe, les sujets se penchent sur les paradoxes de la vie. Chaque corps, une maison, témoigne de lui-même - comment il détient, simultanément, la capacité de la vertu et du vice. Ces "peintures-maison" partent du principe que les corps accueillent de flux de l'être. Avec chaque tableau, l'artiste interroge: quelles dissonances existent dans ce contexte familier? Que faut-il en faire ? Une foule de poids psychiques sont maintenus en déséquilibre. De l'incrédulité à la culpabilité, de la peur à la déception et de la honte au désir, Michael Igwe met en lumière les tensions vives de la vie intérieure. Là où certains personnages tentent de se protéger d'un examen minutieux, d'autres cherchent à exprimer un désir brut.
Ces peintures possèdent une qualité à la fois allégorique et poétique. Le corps est présenté comme un fardeau et un lieu de contemplation. Les mouvements gestuels s'appuient sur les vulnérabilités du corps, traduisant à la fois leur retenue et leur fragilité. Et pourtant, ces images vibrent de leurs propres tensions et préservent de la vue du public les troubles de l'intériorité. Les peintures plus petites capturent, individuellement, les impulsions qui catalysent la perception en expérience. Maîtrisant ce que l'artiste appelle "le calme violent", chaque sujet contorsionne son corps en un palimpseste pour les mots qu'il ne peut pas dire.
Les peintures de Tantrum révèlent l'importance de la matière pour Igwe. S'étendant sur une gamme de tailles, les sujets entretiennent une conversation constante avec l'étendue de la couleur qui les entoure. L'acrylique touchant la toile et au-delà, la matérialité des peintures fusionne avec les idées qui les développent. Les traits se fondent les uns dans les autres, les limites sont instables, le mouvement devient fluide et les corps perdent le contrôle. À la fin demeure le regard attentif de l'artiste, veillant.
Michael Igwe (né en 1994 à Lagos, Nigeria) travaille principalement avec la peinture. Son approche du corps et de la forme est une dévotion à fluidité et à l'étendue de la vie intérieure. À travers sa pratique, Igwe peint une cartographie d'expériences si vastes dans leur portée qu'elles transcendent la particularité. Il poursuit des gestes primitifs qui contemplent, évoquent et engendrent dans chaque image les conditions qui constituent l'identité. Chacune de ses peintures est une méditation claire sur la forme et la subjectivité. Michael est diplômé de l'Université du Bénin, au Nigeria, en 2018, et fait partie de la Skowhegan School of Painting and Sculpture, promotion 2023.
—Ese Emmanuel
