Ended Mar 9

Françoise Pétrovitch

In My Hands

Jan 13 – Mar 9, 2024

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In My Hands (Dans Mes Mains) is both the title of my exhibition and that of my most recent, bronze sculpture. An act full of intensity, in a robust material. The head is concealed behind a cascade of hair, flowing like water. In the absence of a face, all the tension in the work is transferred to the figure’s act, around which the sculpture is organized. Rather than latent menace, we are witnessing the final moment of a combat. The scene appears truncated, the event is finished, the action is over and now fixed in bronze. At first glance, we see only the figure’s hair, but as we move around her, we discover her high-heeled shoes. Associated with the expression of dominance, they embody the attributes of conquering femininity. Both conquering and compelling, as her proportions are much larger than life. If she were to stand, she would certainly tower over the viewer.

I’ve placed this sculpture together with a series of recent paintings of adolescents. I observe young people in museums, or in the street, both in France and abroad. These images are snapshots of today’s world. These teenagers rarely look at each other, nor do they exchange a great deal verbally, yet they come together, almost blending into one another. Their identities merge in intense friendships, where each is the reflection of the other. The backgrounds are painted in broad strokes, they contain no details, they are pure color, as with Ingres, who I often think of. I really admire the modernity of his female figures, the care and precision given to the details of the clothing, the folds and pleats, the embroidery and even the corseting of 19th century women, I have to admit. I tried to depict the graphic lines that criss-cross the bodies of these teenagers. I tried different ways of framing the figures and various points of view, from both above and below. The colors are drawn from the palette I’m currently using: acidic green, mauve, orange and charcoal blue.

I’ve also added some drawings where the heads look almost like masks. They resemble ghosts returning from future times. I like the idea of the exhibition as a whole being bathed in a kind of supernatural atmosphere, transporting us outside the familiar world we inhabit.

—Françoise Pétrovitch, December 2023

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Dans mes mains est à la fois le titre de l’exposition et celui de ma nouvelle sculpture en bronze. Le geste est intense, le matériau robuste. La figure est dissimulée sous une cascade de cheveux, dégoulinante comme de l’eau. En l’absence de visage, toute la tension se reporte dans le geste, autour duquel s’organise la sculpture. Moins qu’à une menace latente, nous assistons à la fin d’un combat. La scène semble tronquée : l’évènement est passé, l’action est close et désormais figée dans le bronze. Si au premier abord, la figure ne donne à voir que ses cheveux, à mesure qu’on la contourne, on découvre les chaussures à talons : associés au geste de puissance, ils incarnent les attributs d’une féminité conquérante. Conquérante et saisissante aussi, parce que ses proportions sont plus grandes que nature. Dépliée, sa taille dépasserait celle du spectateur.

J’ai associé cette sculpture avec des peintures récentes d’adolescents. J’observe des jeunes dans les musées, dans la rue, en France, à l’étranger. Ces images sont des instantanés d’aujourd’hui. Ces adolescents se regardent peu, se parlent peu, mais se touchent, se mélangent presque. Leurs identités fusionnent dans les amitiés intenses où chacun est le miroir de l’autre. Les fonds des tableaux sont brossés à grands traits, ils ne représentent rien, ils sont une pure couleur, comme chez Ingres, auquel je pense souvent. J’admire chez lui la modernité dans les figures féminines, le soin et la précision apportés aux détails des vêtements, les plis, les broderies, le corsetage des femmes du XIXe siècle aussi, il faut le reconnaître. J’ai cherché à dépeindre les lignes graphiques qui barrent les corps de ces adolescents. J’ai varié les cadrages et points de vue, dessus-dessous, tout comme les couleurs, puisées dans la palette que j’emploie en ce moment : vert acide, mauve, orange et bleu charron.

J’ai joint aussi à cet ensemble des dessins où les têtes ressemblent presque à des masques. Ils semblent des revenants du futur. J’aime que flotte sur l’ensemble de l’exposition quelque chose de surnaturel. Qu’elle nous transporte en dehors du monde connu et familier que nous habitons.

—Françoise Pétrovitch, Décembre 2023

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