Ended Nov 4
Ashley Hans Scheirl
L'or Dans L'œil
Sep 14 – Nov 4, 2023
More from Ashley Hans Scheirl on Gallop
[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française]
Ashley Hans Scheirl, born in Salzburg in 1956, studied in the 70ies at the Academy of Fine Arts Vienna and received her*his MA in Fine Arts from Central Saint Martins College in London in 2003. From 2006 to 2022, Scheirl held a professorship for Contextual Painting at the Academy of Fine Arts Vienna. Scheirl’s artistic practice began in the late 1970s, for which she*he has employed a multitude of different media: drawing, performance, sound. She*he went on to dedicate the next twenty years to the moving image. With more than fifty short films, the recently restored experimental feature Flaming Ears (1991) and the transgender cult classic Dandy Dust (1998), Scheirl has been one of the pioneers of the queer movement in the arts. Since the mid-1990s, painting has taken centre stage in her*his practice, a type of painting that viewers experience as installations – which is to say in its incorporation of architecture, contexts, objects, video loops and, not least, by the way the visitors move through them.
Experimenting with their own sexuality and identity and thus continually questioning sexual and gender attributions are at the center of Ashley Hans Scheirl’s 'life art'. Living in London for 16 years they became part of a scene of queer and transgender artists and, on their fortieth birthday started to take testosterone. From then on s*he referred to herself as Hans and he. On their sixtieth birthday Scheirl adopted the gender-variant first name Ashley and is since referred to as she. Without trying to go from A to B, Ashley Hans Scheirl performatively chose the (anti-)identity 'transgender'.[1]
The artist, who achieved international fame already in the late 1980s for her experimental film and video works, recently made highly regarded contributions to the Documenta 14 in Kassel and Athens (2017) and the Lyon Contemporary Art Biennale (2019) together with Jakob Lena Knebl with whom she*he represented Austria at the 2022 Venice Biennale.
There the artistic duo conceived a stage-like installation, entitled Invitation of the Soft Machine and Her Angry Body Parts, in which they unfurled their entire artistic cosmos – from paintings, sculptures, textile works, photographs to a fashion collection and a publication in the form of a magazine.
Loevenbruck gallery is pleased to program Ashley Hans Scheirl's third monographic exhibition within its walls, and to present the latest paintings created for the project designed for Art Basel Hong Kong.
1 - Sandro Drolsch, “Pictorial Bodies Go for: Genital Economy Posing” in Ashley Hans Scheirl, 2020, Graz, Künstlerhaus, Halle für Kunst & Medien, p. 76-78.
*****
Ashley Hans Scheirl est l’un.e des artistes majeur.e.s en Autriche et l’un.e des principaux.ales précurseur.se.s. de la scène internationale queer et transgenre. Scheirl s’est fait connaître avec ses films expérimentaux dans les années 1980 et au début des années 1990. Au milieu des années 1990, elle se tourne de plus en plus vers la peinture tout en franchissant les limites entre les médias et les genres, en correspondance directe avec ses propres expériences par rapport avec son corps et son identité : transgenre, transmédium. C’est au cours de cette période, en prenant des hormones, que Scheirl a acquis l’identité masculine de Hans. Pour son 60e anniversaire, en 2016, Scheirl se reféminise en Ashley Hans.
L’examen attentif des normes et des conditions sociales ainsi que le développement du traitement de l’identité et de la sexualité individuelles constitue le cœur du life art d’Ashley Hans Scheirl. Dans ses travaux transmédias sont mis à disposition l’imbrication de la biographie et de l’art, la question de l’identité personnelle et le dépassement des frontières du sexe et du genre. Élevée comme Angela, elle décida le jour de son anniversaire de prendre de la testostérone et de se faire désormais appeler Hans et Lui. En critique des assignations d’identité et des discours qui vont avec, Scheirl a saisi ensuite l’occasion de son 60e anniversaire pour adopter le prénom Ashley en guise d’Elle. Sans vouloir passer de A à B, Ashley Hans Scheirl choisit ainsi l’(anti-)identité transgenre de façon performative. À cette trans-identité concourent nom, voix et la stable assurance de l’affectation des sexes à travers la langue et ses représentations. Scheirl, qui se définit elle-même comme artiste trans(-média, -genre, -sexe), alterne pour finir, formellement et médialement, de façon aussi experte que réfléchie, entre peinture, dessin, sculpture, cinéma, vidéo et performance, sans se laisser enfermer dans des catégorisations déterminées. En toute sincérité vis-à-vis d’un cross-over artistique, il devient de plus en plus clair dans les travaux réalisés ces dernières années que Scheirl conçoit ses diverses productions iconographiques à partir d’un contexte d’abord pictural, dans lequel des techniques de collage se développent ensuite graduellement en un corps d’image affirmatif et d’identité critique pour se laisser finalement percevoir de façon offensive dans son cadre.[1]
L’artiste a atteint dès la fin des années 1980 une renommée internationale grâce à ses réalisations expérimentales (films et vidéos), elle a dernièrement attiré l’attention à la documenta 14 de Cassel et Athènes ainsi qu'à la Biennale de Lyon, en collaboration avec Jakob Le Knebl. Scheirl a représenté avec cette dernière le pavillon autrichien à la Biennale de Venise.
En écho au projet dessiné par l’artiste pour Art Basel Hong Kong, la galerie Loevenbruck est heureuse de programmer la troisième exposition monographique d’Ashley Hans Scheirl et de présenter ses dernières peintures.
Cet automne, Ashley Hans Scheirl, en collaboration avec l’artiste et curatrice Jakob Lena Knebl, exposera au Palais de Tokyo, un commissariat assuré par Daria de Beauvais. Cette exposition sera présentée à la Deichtorhallen, à Hambourg, en Allemagne, en 2024.
1 - Sandro Drolsch, “Pictorial Bodies Go for: Genital Economy Posing” in Ashley Hans Scheirl, 2020, Graz, Künstlerhaus, Halle für Kunst & Medien, p. 76-78.










