Exhibition · Jocelyn Wolff
Clemens von Wedemeyer
Anti-Synergy
May 26 – Jul 20
About the show
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Clemens von Wedemeyer’s work focuses on the relationship between memory and history. Through formal research and the application of a wide range of cinematic and digital tools, Wedemeyer explores the relational connections that stem from specific places or events. Following his interest in the movement of crowds, the artist studies the influence of technological tools on our understanding of a globalized world and our way of living in it.
In a time where the quotidian is increasingly being monitored, and where behaviors and habits get fed into algorithms that control our consumption patterns, Wedemeyer questions the links that exist between individuals. In his new film Social Geometry, he considers the schematic representation of social structures through a form of scientific modeling. Using geometric shapes projected onto a black background, he explores how individuals and groups interact with each other in the form of organized networks and hierarchies. This form of scientific modeling however bases itself on abstract concepts, and can therefore at times obscure the capturing of reality. The preliminary studies for the film take the form of cyanotypes, and depict the mysterious constellations seen in Social Geometry.
Wedemeyer’s second film in the exhibition, Surface Composition, examines yet another form of network. On a trip through California, Wedemeyer filmed the office sites of major groups such as Apple, Meta, Amazon, Space X, but also the postal services which function as representatives of centralized government power. The film also contains shots of infrastructures specific to commerce, such as sea containers and mines. These impersonal images, virtually devoid of any human presence, flash before our eyes and confront us with opaque surfaces on which the reality is sometimes hard to grasp. The soundtrack, composed by Hungarian musician Zsolt Söres, adds to this sense of disassociation.
For the first time Clemens von Wedemeyer has produced an edition using artificial intelligence: from a few given words, he has composed a poem entitled «There are several scenarios with which we could end/ We could end according to different scenarios». The poem is transcribed onto a sheet of paper with a design and typography (design: Till Gathmann) inspired by William Morris. Wedemeyer presents a contemporary text composed in part by artificial intelligence, but simultaneously encapsulated in a form from the past. In so doing, he abolishes the boundaries of time, as well as those between the real and the virtual.
These two films evoke the dystopian world of Dave Eggers in The Circle, in which the plot unfolds within a telecommunications agency that records information about its users, eventually developing tools for behavioral observation which become increasingly difficult to escape.
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Clemens von Wedemeyer se concentre depuis de nombreuses années sur les liens entre mémoire et l’histoire et les relations humaines à travers des œuvres cinématographiques et numériques. Présentée à la Galerie Jocelyn Wolff à l’occasion du Paris Gallery Weekend, la nouvelle œuvre de Wedemeyer, «There are several scenarios we could end with» utilise, pour la première fois pour l’artiste, l’intelligence artificielle pour générer un poème qui est ensuite transcrit dans une esthétique médiévale, abolissant ainsi les frontières entre le passé et le présent, le réel et le virtuel. Deux de ses films récents seront également exposés : Social Geometry explore la représentation schématique de la société et de l’interaction humaine à travers des formes géométriques, et Surface Composition, réalisé en Californie, s’intéresse à d’autres formes de réseaux, exposant l’impersonnalité des géants technologiques et des infrastructures commerciales.
Clemens von Wedemeyer se concentre depuis de nombreuses années sur les relations entre mémoire et histoire, les connections relationnelles à partir d’un lieu ou d’un événement, où la recherche formelle est très importante, puisant dans l’éventail des outils cinématographiques et numériques qui existent aujourd’hui. Intéressé par le mouvement des foules, il étudie l’influence des outils technologiques sur notre représentation d’un monde globalisé et notre manière d’y vivre.
Dans une époque où de plus en plus de mouvements sont enregistrés informatiquement, et où les comportements et les habitudes nourrissent des algorithmes qui téléguident nos modes de consommation, Wedemeyer questionne les liens qui existent entre les individus. Dans Social Geometry, il s’intéresse à la représentation schématique des structures sociales et leur modélisation scientifique. A partir de formes géométriques projetées sur un fond noir, il explore comment les individus et les groupes interagissent ensemble, sous forme de réseaux et de hiérarchies. Cependant, cette science repose sur une abstraction et elle peut parfois échouer à saisir la réalité. Les études préliminaires au film se retrouvent sous la forme de cyanotypes, qui forment des constellations mystérieuses.
Le second film de Wedemeyer, Surface Composition, présent dans l’exposition explore une autre forme de réseau. En voyage en Californie, il filme les sites de bureaux des grands groupes tels que Apple, Meta, Amazon, Space X et les services postaux, représentants d’un pouvoir au service des gouvernements, en parallèle, il filme aussi des infrastructures propres au commerce telles que les containers maritimes ou les mines. Ce sont des images impersonnelles qui défilent sous nos yeux, quasiment vides de toute présence humaine et qui nous confrontent à des surfaces opaques dont la réalité est parfois difficile à saisir. La bande son, composée par le musicien hongrois Zsolt Söres, contribue à renforcer ce sentiment de déréalisation.
Pour la première fois, Clemens von Wedemeyer réalise une édition à l’aide de l’intelligence artificielle : à partir de quelques mots donnés , il compose un poème qui s’intitule « Il existe plusieurs scénarios avec lesquels nous pourrions terminer/ Nous pourrions terminer selon différents scénarios ». Le poème est retranscrit sur une feuille avec un design et une typographie (design : Till Gathmann) inspirée de Wiliam Morris. Clemens von Wedemeyer nous propose un texte contemporain, composé en partie par l’intelligence artificielle, encapsulé dans une forme du passé. Il abolit ainsi les frontières temporelles en même temps que celle entre réel et virtuel.
Wedemeyer se rapproche à travers ces deux nouveaux films de l’univers dystopique de Dave Eggers dans le Cercle, où l’intrigue se déploie au sein d’une agence de télécommunications qui finit par enregistrer de plus en plus d »informations sur ses utilisateurs au point de développer des outils d’observations des comportements auxquels il devient difficile d’échapper.
About Jocelyn Wolff
Based in Paris, Galerie Jocelyn Wolff has been promoting a rigorous and committed vision of contemporary art for over twenty years, supporting emerging artists while fostering the recognition of historical figures. The gallery has developed an artistic program guided by progressive aesthetic values, encouraging the circulation of both artworks and ideas.
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