Ended Mar 1
Jonathan Monk
An Italian in Paris
Feb 18 – Mar 1, 2025
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Returning to Massimo De Carlo Pièce Unique for his second exhibition with the gallery (Falling Silver Clouds, 2022), Berlin-based British artist Jonathan Monk presents An Italian in Paris, a subtly orchestrated exploration of originality, visibility and display – even perhaps of the gallery’s own purpose.
Operating one layer at the time, this new body of work begins with inkjet prints of Paris’s most iconic museum artworks: from Da Vinci’s Mona Lisa to Manet’s Olympia, Van Gogh’s self-portrait and Courbet’s L’Origine du Monde… the masters are all here.
Yet layered over each one, Monk places smaller, brightly coloured acrylic paintings after Salvo (1947 – 2015), giving them center stage, physically disrupting not only the frame, but also – and perhaps most frustratingly - our ability to see the “masterpieces” behind them.
As if it weren’t enough, Salvo’s paintings themselves have been altered: Monk has painted over their backdrops, leaving Salvo’s trees floating in abstract colourscapes. “Money doesn’t grow on trees” so Monk turns this truth on its head by turning his trees into money: the more tress, the more expensive the artwork.
What are we looking at? Are these works real if they are made with fakes? Is this even a real exhibition if the works displayed are not the originals? What makes an original artwork? Monk reveals all the ways in which looking and seeing are indeed structured, learned processes guided by habit, expectations and today’s unlimited access to images.
Not only does Monk invite us to look at margins anew, but also to question our assumptions about the subject and constructed value of an artwork.
Ultimately, by creating this visual patchwork, Monk creates a new visual language, a surreal cluster of shapes and colours. Or perhaps An Italian in Paris is simply a way to bring Salvo to Paris, as if he were standing in an imaginary crowd in the Louvre, contemplating the work in front of us.
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De retour chez Massimo De Carlo Pièce Unique pour sa deuxième exposition avec la galerie (Falling Silver Clouds, 2022), Jonathan Monk, artiste britannique basé à Berlin, présente An Italian in Paris, une exploration subtile de l’originalité, de la visibilité et de la mise-en-scène – voire peut-être du rôle même de la galerie.
Travaillant par superposition, une couche à la fois, cette nouvelle série commence par des impressions jet d’encre des œuvres les plus iconiques des musées parisiens : de la Mona Lisa de Léonard de Vinci à Olympia de Manet, en passant par l’Autoportrait de Van Gogh et L’Origine du Monde de Courbet… Tous les grands maîtres y figurent.
Mais par-dessus de chacun de ces chefs-d’œuvre, Monk, appose de petites peintures acryliques aux couleurs vives d’après le peintre itlalien Salvo (1947 – 2015), leur donnant place centrale et perturbant physiquement non seulement le cadre, mais aussi –de manière peut-être plus frustrante encore – notre capacité de voir les œuvres qui se trouvent derrière.
Comme si cela ne suffisait pas, les peintures de Salvo elles-mêmes ont été modifiées : Monk a repeint leurs arrière-plans, ainsi laissant les arbres de Salvo flotter dans des paysages abstraits de couleurs. « L’argent ne pousse pas sur les arbres » et donc Monk inverse la logique de cette vérité, transformant ses arbres en argent : plus il y a d’arbres, plus l’œuvre est précieuse.
Que regardons-nous ? Ces œuvres sont-elles réelles si elles sont faites à partir de reproductions ? Est-ce même une véritable exposition si les œuvres exposées ne sont pas les originales ? Qu’est-ce qui fait d’une œuvre une création originale ?
Monk dévoile la nature structurée du regard et de la perception, qui sont, en effet, des processus appris, guidés par l’habitude, les attentes et notre accès illimité aux images aujourd’hui.
Non seulement Monk nous invite à réinterroger les marges d’une nouvelle perspective, mais il nous pousse aussi à remettre en question nos hypothèses sur le sujet d’une œuvre d’art, ainsi que sa valeur construite.
Finalement, en créant cette mosaïque visuelle, Monk invente un nouveau langage plastique, un amalgame surréaliste de formes et de couleurs. Ou, peut-être, An Italian in Paris est simplement un moyen de faire venir Salvo à Paris, comme s’il fondait dans une foule imaginaire au Louvre, contemplant l’œuvre devant nous.









