Ended Jul 31

Rita Fischer

Extatique

Jun 19 – Jul 31, 2021

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Xippas is pleased to present the first solo exhibition by the Uruguayan artist Rita Fischer in its Parisian space. Entitled Extatique, the exhibition will include a previously unseen set of paintings created by the artist during the recent isolation period spent in the Uruguayan countryside. The exhibition, curated by Manuel Neves, features a series of gouaches on paper, and a larger-format series of temperas on wooden panels.

“This series of work can be seen as the completion of a ten-year cycle of aesthetic and formal explorations and experiments, and their potential narrative signifiers. This creative period began in late 2008, continued throughout the artist’s ten-year-long stay in Paris and Berlin, and bore its first fruits in the exhibition Deriva at the Galerie Jeune Création in Paris, in June 2009. In this project, the artist has abandoned the use of photographic images as models, which previously defined the visuality of her work whilst simultaneously linking it in some way to reality. Instead, she approaches experimentation in an uncertain space of representation, oriented towards abstraction, that is, towards ambiguity and the enigmatic, in the simplest sense of the term.

In the same way, although the figurative and the abstract cannot be clearly distinguished, the works highlight a subtle relationship with landscapes and nature.

In this new series of work, the artist uses the traditional technique of egg tempera on wooden panels. In this technique, pigments are dissolved into egg yolk, which acts as an ideal binder, with balanced fat and water content. Although tempera is associated with the Byzantine world, the Middle Ages and the Renaissance, it has, along with encaustic, been used since Antiquity in Egyptian art.

The rigidity of the wood and the lack of shine produced by this technique project a feeling of solidity and stability. At the same time, the word “tempera” evokes a sense of measure and balance, since it derives from the Italian expression pittura a tempera, which itself comes from the Latin word tempera, which means mescolare nelle giuste proportzioni (mixing in the correct and appropriate proportions).

Compared to her previous works, the palette used by Rita Fischer increases the tonal variety and chromatic complexity of the pieces and is used to represent elements of nature: plants, branches, leaves or tree bark. These figurative details might be associated with a renewed approach to the landscape tradition, although the horizon and perspective, the fundamental and defining elements of the genre, are not present in these pieces.

The artist thereby pursues her research with the representation of nature, establishing a possible link with a certain native plant typology which can be recognised in the chosen palette of colours: brown, green, orange, and terracotta -, and at the same time by certain figurative elements, such as thorns. We can observe the forms and general appearance of the montes de espinillos (dense, spiky trees) which compose the indigenous forests in the Uruguayan countryside and are also characterised by their great density and shade.

Yet far from seeking realism, these elements and signs do not provide a complete representation of these thickets, and the feeling of symbiosis in the face of nature does not seem to come to pass. On the contrary, these signs are linked and completed by purely abstract elements, such as the large marks and colour planes which have a significant place in these pieces.

The image created by the artist, which is strongly semantically ambiguous, generates a climate of uncertainty, perplexity, and desire. When we stop and look at these hermetic, unstable scenographies, inhabited by conflicts and tensions, slowly a feeling comes to us: the feeling of witnessing an epiphany, which reveals a singular beauty.

Rita Fischer is consumed by the idea that artists generate situations that they are unaware of, and the images that she creates are therefore both the desire for and the denial of a presence; the production of a permanently latent event, in suspended time”.

—Manuel Neves

Rita Fischer was born in Young (Uruguay) in 1972. Between 2000 and 2012, she lived and worked in Paris and Berlin. She is currently based in Montevideo (Uruguay).

Rita Fischer is the winner of numerous international awards: Second National Prize for Visual Arts Linda Kohen (Uruguay, 2018); FEFCA Scholarship Fund Prize for artistic creation (Uruguay, 2012); Salon de Montrouge Prize (France, 2005); Paul Cézanne Prize (Uruguay, 2000); Mercosur ArteBA First International Prize (Buenos Aires, 2000), among many others.

Her work was included in numerous personal exhibitions: “Vislumbrar extático”, Xippas Montevideo, Uruguay (2019); “Umbral”, Museo Solari, Fray Bentos, Uruguay (2018); “Sharing the Beauty”, China Millennium Monument Museum, Beijing, China (2017); “NOVUS”, Contemporary Art Space, Montevideo, Uruguay (2017), “No Place”, Atchugarry Foundation, Punta del Este, Uruguay and Museo Nacional de Artes Visules, Montevideo, Uruguay (2013), “Deriva”, Galerie Jeune Création, Paris, France (2009).

Her work was featured in Bienal Sur, Buenos Aires, Argentina (2019); the 2nd Montevideo Biennial «500 years of future» (2015). Rita Fischer represented Uruguay at the 2nd Mercosur Biennial in Porto Alegre, Brazil in 1999.

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Xippas a le plaisir de présenter la première exposition de l’artiste uruguayenne Rita Fischer dans sa galerie parisienne. Intitulée Extatique, l’exposition rassemblera un ensemble inédit de peintures réalisées par l’artiste pendant la récente période de confinement passée dans la campagne uruguayenne. Sous le commissariat de Manuel Neves, l’exposition présente une série de gouaches sur papier et, dans un format plus grand, une série de tempéra sur panneaux de bois.

‘‘Cette série d’œuvres peut être comprise comme l’aboutissement d’un cycle de plus de dix ans d’explorations et d’expérimentations esthétiques-formelles et leurs éventuels signifiants narratifs. Ce moment créatif commence fin 2008, se déroule pendant le long séjour de l’artiste de plus de dix années à Paris et Berlin, et donne ses premiers fruits dans l’exposition Deriva, à la Galerie Jeune Création à Paris en juin 2009. Dans ce projet, l’artiste a abandonné l’utilisation de l’image photographique comme modèle, qui définissait la visualité de ses œuvres et en même temps la reliait d’une manière ou d’une autre à la réalité, pour aborder l’expérimentation dans un espace de représentation incertain, s’orientant vers l’abstraction, c’est-à-dire vers l’ambiguïté et l’énigmatique, au sens le plus basique de ce mot. De même, bien que le figuratif et l’abstrait ne puissent être clairement distingués, une relation subtile avec le paysage et la nature a été mise en évidence.

Dans cette nouvelle série d’œuvres, l’artiste aborde la technique traditionnelle de la tempéra à l’œuf sur des panneaux en bois. Dans cette technique, les pigments sont dissous dans du jaune d’œuf, qui fonctionne comme un liant idéal, à la teneur en graisse et en eau équilibrée. Bien que la tempéra soit associée au monde byzantin, au Moyen Âge ou à la Renaissance, elle était, avec l’encaustique, en réalité utilisée depuis l’Antiquité dans l’art égyptien.

La rigidité du bois et le manque de brillance que procure cette technique, projettent une sensation de stabilité et de solidité. En même temps, le mot tempéra évoque un sens de la mesure et de l’équilibre, car à son origine il dérive de l’expression italienne pittura a tempera, qui à son tour provient du mot latin tempera, qui signifie mescolare nelle giuste proportzioni, c’est-à-dire mélanger dans les proportions correctes et appropriées.

Par rapport à ses œuvres précédentes, la palette manipulée par Rita Fischer augmente sa variété tonale et sa complexité chromatique et est utilisée pour représenter des éléments de la nature : plantes, branches, feuilles ou écorce d’arbres. Ces détails figuratifs pourraient être associés à une approche renouvelée de la tradition paysagère, même si dans ces œuvres, l’horizon et la perspective, éléments fondamentaux qui définissent ce genre, ne sont pas présents.

Ainsi l’artiste approfondit ses recherches avec la représentation de la nature, établissant un lien possible avec une certaine typologie végétale autochtone qui peut être reconnue dans la palette de couleurs choisie – brun, vert, orange ou terre cuite -, et en même temps par certains éléments figuratifs, comme les épines. On pourra y percevoir les formes et l’apparence générale des montes de espinillos (des bois denses d’épineux) qui composent les forêts indigènes de la campagne uruguayenne et qui se caractérisent également par leur extrême densité, leurs fermetures et leurs ombrages.

Mais ces représentations ou signes, loin d’une recherche réaliste, ne consomment pas une représentation complète de ces bosquets et la sensation de symbiose que l’on peut ressentir face à la nature ne semble pas s’accomplir. Au contraire, ces signes sont reliés et complétés par des éléments purement abstraits, tels que les grandes tâches et les plans de couleur qui occupent une place importante dans ces œuvres.

L’image construite par l’artiste, d’une ambiguïté sémantique forte, génère un climat d’incertitude, de perplexité et de désir. Malgré tout, lorsque nous nous arrêtons et posons le regard sur ces scénographies hermétiques et instables, habitées par des conflits et des tensions, lentement une sensation commence à nous envahir : la sensation d’être témoins d’une épiphanie, qui révèle une beauté singulière.

Rita Fischer est habitée par l’idée que l’artiste génère des situations qu’il ignore, et donc les images qu’elle construit sont le désir et en même temps le déni d’une présence ; la production d’un événement en latence permanente, et dans un temps suspendu.’’

—Manuel Neves

Rita Fischer est née à Young (Uruguay) en 1972. Entre 2000 et 2012, elle a vécu et travaillé à Paris et Berlin. Elle vit et travaille actuellement à Montevideo (Uruguay).

Elle est lauréate de nombreux prix internationaux : Deuxième Prix National des Arts Visuels Linda Kohen (Uruguay, 2018); Prix du Fonds de bourses d’études FEFCA pour stimuler la formation et la création artistique (Uruguay, 2012) ; Prix du Salon de Montrouge (France, 2005) ; Prix Paul Cézanne (Uruguay, 2000) ; Premier Prix International Mercosur ArteBA (Buenos Aires, 2000), entre autres.

Parmi ses expositions personnelles : «Vislumbrar extático», Xippas Montevideo, Uruguay (2019); « Umbral », Museo Solari, Fray Bentos, Uruguay (2018) ; «Sharing the Beauty», China Millennium Monument Museum, Pékin, Chine (2017) ; «NOVUS», Espace d’art contemporain, Montevideo, Uruguay (2017), « Nulle part », Fondation Atchugarry, Punta del Este, Uruguay et Museo Nacional de Artes Visules, Montevideo, Uruguay (2013), « Deriva », Galerie Jeune Création, Paris, France (2009).

Son travail a été inclus dans la Bienal Sur, Buenos Aires, Argentina (2019) ; la 2ème Biennale de Montevideo «500 ans du futur» (2015). Rita Fischer a représenté l’Uruguay à la 2ème Biennale du Mercosur à Porto Alegre, Brésil en 1999.

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