Ended Jul 8

L'Appetito Vien Mangiando

May 11 – Jul 8, 2023

Aranthell, Nicolas Boulard, Paola Ciarska, Pauline D'Andigné, Claire Dantzer, Marlène Mocquet, Raphaël-Bachir Osman, Pavlos, Luca Resta, Daniel Spoerri

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Hunger, in its various forms, from the most vital needs to lustful greed, drives almost all human actions. In the fairytale Hansel and Gretel, hunger brings characters into peril; the starving children are lured by the witch's mouth-watering delicacies, each more tempting than the next, and the witch, in her eagerness to eat Hansel, is tricked by Gretel.

In gastronomy, as in the arts, appearances can be deceptive. The more beautiful the food, the more delicious it looks, the greater the chance that it is a staged presentation, designed to make us drool – often at the expense of its taste or nutritional value. A product, conceptually depicted, is appealing, even if it is mere subterfuge, however, when the food is unadorned, greasy, oozing, and bleeding, our reaction can easily swing from temptation to disgust.

The eating experience, whether enjoyable or not, is commonly shared at the social convention we call a meal. Eating, whether enjoyable or not, is often shared at the social convention known as the meal. Its more outrageous version, the feast – the timeless glorification of the astonishing abundance of the upper classes - is a recurring motif throughout art history. The rotting remains of a gathering, accompanied by colored plastic packaging, are perhaps artifacts of our society of overconsumption, the vanity of these contemporary still lives.

This exhibition doesn’t aim to judge so much as welcome visitors into a synesthetic culinary experience. The art, whilst purely visual, seeks to induce carnal reactions to representations of food: a desire to touch, smell and taste. Each piece has the potential to arouse attraction, fascination or revulsion.

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La faim, sous toutes ses formes, du besoin le plus vital à la gourmandise, cupide ou avide, est le moteur de la plupart des actions humaines. Dans Hansel & Gretel, c’est cette faim qui mène chacun des personnages à sa perte. La sorcière est piégée par Gretel dans son empressement de dévorer Hansel. Les enfants affamés sont facilement appâtés par les denrées sucrées toutes plus alléchantes les unes que les autres.

En gastronomie, comme en art, les apparences peuvent être trompeuses. Plus les plats sont beaux, plus ils apparaissent délicieux à l’image, plus les chances sont grandes qu’il ne s’agisse d’une mise en scène élaborée pour nous faire saliver, au détriment du goût ou des qualités nutritionnelles desdits aliments. Un aliment représenté de manière conceptuelle donne inévitablement envie, même s’il n’est qu’un subterfuge, mais lorsque la nourriture est reproduite telle quelle, grasse, suintante, saignante, elle génère des réponses ambivalentes, oscillant entre convoitise et dégoût.

Le plaisir gustatif ou son aversion sont souvent des expériences partagées, à l’occasion de cette convention sociale qu’est le repas. Le motif du festin, régulièrement convoqué dans l’histoire de l’art, nous renvoie à cette célébration immémoriale de l’abondance outrancière par les classes supérieures. Les restes pourrissants d’une assemblée, accompagnés de leurs emballages plastiques et colorés, sont peut-être des artefacts de notre société de surconsommation, vanités de ces natures mortes contemporaines.

Mais le dessein de cette exposition n’est pas tant de porter un propos moralisateur que de proposer une expérience de synesthésie culinaire. Par des artifices exclusivement visuels, les œuvres cherchent à provoquer des réactions charnelles à ces reproductions de nourriture : une envie de toucher, sentir, goûter. Chaque pièce a le potentiel d’éveiller la gourmandise, la fascination ou la révulsion.

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