Ended Jan 8

Thomas Cap de Ville

Scories

Dec 1, 2022 – Jan 8, 2023

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Thomas Cap de Ville’s works, drawings, objects, photographs, videos, texts, teeth, hair, fluids are the residual matter of his youth manifesto. They are his slags, the solid pieces of cooled down lava, issued from fusion as the leftovers of the volcanic burst of his twenties in the early 2000s. All his materials come from post-adolescent trips converging at night to wander the cities under starless skies.

We walked, we danced, we laughed.

Thomas’s practice weaves connexions in this matter as langage. The letters are a secret alphabet reminiscent of spiritism sessions. M, E, as portals to speak differently. A langage of resistance that takes the form of of a stain, but is no accident. One needs one’s own letters to escape the world, communicate with the spirits and befriend ghosts.

Thomas’s narrative talks about the intimate that is nonetheless the one’s of thousand other kids. It is the banal of their walks, their mistakes and more importantly their bonds. The firendship, the love, the substances. The images they produce then they abandon.

In the middle stands the figure of the youngster he once was. It is me, it is you, it is the artist. It is a fetish that recaptures the clothes of an era as one repossesses the history, the codes and the truth. it comes dressed with memories. It is a relic but also a storyteller and it tells us : ‘I will forever love the excitement and the burning desire of the before-know, before-taste. To stay in the lust and the wait and to make it a big celebration’.

—Elisa Rigoulet

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Les œuvres de Thomas Cap de Ville, dessins, objets, photographies, vidéos, textes, dents, cheveux, fluides sont la matière résiduelle de son manifeste de jeunesse. Ce sont ses scories, les morceaux de lave refroidis et solides issus de la fusion comme les restes de l’irruption volcanique d’une vingtaine traversée à l’aube des années 2000. Tout son matériel provient de ces voyages de post-adolescent.e.s qui se rejoignent la nuit pour errer dans des villes sous des ciels sans étoiles.

On marchait, on dansait, on rigolait.

Le travail de Thomas tisse des liens dans cette matière comme un langage. Les lettres sont un alphabet secret qui rappelle les séances de spiritisme. M, E, comme des portails pour parler autrement. Un langage de résistance qui prend ici la forme d’une tâche, qui n’est pas un accident. Il faut des lettres à soi pour échapper au monde, communiquer avec les esprits et devenir ami.e avec les fantômes.

Le récit de Thomas parle d’un intime qui est pourtant celui de mille autres gamin.e.s. C’est l’histoire banale de leurs promenades, leurs erreurs et surtout leurs liens. L’amitié, l’amour, les substances. Les images qu’ils produisent puis qu’ils abandonnent.

Au milieu, se dresse la figure du jeune qu’il a été. C’est moi, c’est toi, c’est l’artiste. Il est un fétiche qui se réapproprie les vêtements d’une époque comme on s’en réapproprie l’histoire, les codes et la vérité. Il vient habillé de souvenirs. Il est une relique mais aussi un conteur et il nous dit : ‘J’aimerai pour toujours l’excitation et le désir brûlant d’avant connaître, d’avant gouter. Rester dans la convoitise et l’attente et en faire une grande fête’.

—Elisa Rigoulet

While you’re in Belleville

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