Ended Oct 31

Pierre et Gilles

Errances immobiles

Sep 10 – Oct 31, 2020

More from Pierre et Gilles on Gallop

[Scroll down for French version / Veuillez trouver ci-dessous la version française]

This autumn, Pierre et Gilles are presenting at Galerie Templon's Rue Beaubourg space, a set of works created over the past two years.

Famed for their iconic portraits fusing painting and photography that they have been creating for the past 40 years, the duo is unveiling their most introspective and critical work to date. For the exhibition, they use their astute observations of society to concoct bittersweet pieces that reflect the contradictions of our era.

The exhibition opens with a self-portrait created in the studio during the lockdown: Bonjour Pierre et Gilles pays tribute to Gustave Courbet's painting Bonjour Monsieur Courbet. It shows the couple wandering on a bucolic path, lost among housing estates and residential suburbs. Thugs, scrap metal dealers, homeless people, Yellow Vest protestors? With a knowing look and their trademark benevolence, Pierre et Gilles invite us into their unique universe, an artificial world as wondrous as it is disturbing.

Pierre et Gilles use a technique that has become well-known. They work together devising and building hand-crafted sets combining a plethora of accessories with the complex interplay light and of tulle textiles. Pierre, the photographer, oversees the photoshoot and Gilles, the painter, then steps in, applying his brush meticulously. The image's entire surface slowly morphs into a painting before being enclosed in an original frame, created by the artists, that acts as an extension of the photograph.

As with the discreet influence of Gustave Courbet, art history and the iconography of classical art are never far away. The new exhibition features a series of portraits, sometimes in the form of Madonnas or saints. There is no irony here. The notion of the icon, a recurrent motif in their work since the 1980s, shines a light on the majesty of the forgotten martyrs and heroes of daily life. A black virgin is succeeded by blooming Madonna; and a young African immigrant, a street-seller of miniature Eiffel Towers. A sweet mixt couple contrasts with a young freshman wearing only a trash bag daubed with insults.

This constellation of exceedingly diverse portraits is shot through with a message that is both subtly engaged. Pierre et Gilles have chosen to end the exhibition with a collection of works centring on the sea and the underwater world that is increasingly under threat. Using litter gathered on the beaches of Le Havre, Gilles's hometown, they have created fantastical scenes in subaquatic kingdoms. The astonishingly inventive and beautiful results seem to offer a troubled statement about the changes the world is undergoing. As always, Pierre et Gilles denounce without accusing.

Internationally renowned artists Pierre et Gilles have been producing works together since 1976, creating a world where painting and photography meet. Their art has been the focus of numerous major exhibitions, including a retrospective at the Maison européenne de la photographie in 1996, New York’s New Museum in 2000, Museum of Contemporary Art in Shanghai in 2005 and Jeu de Paume in Paris in 2007. In 2017, a retrospective entitled Clair-Obscur was held at the Brussels Musée d’Ixelles before moving to MuMa in Le Havre. By the end of 2019, two major exhibitions, Factory of Idols, at the Cité de la Musique - Philharmonie de Paris and Le goût du cinéma at the Centre d’art La Malmaison in Cannes met with remarkable public and critical acclaim. This year, their work has been presented as part of group exhibitions in Bye Bye future! L’art de voyager dans le temps at the Musée royal of Mariemont, Morlanwelz (Belgium) through October 25; Cœurs, Du romantisme dans l’art contemporain at the Musée de la Vie romantique through September 13; Narcisse ou la floraison des mondes at the Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA through August 23; Thierry Mugler : Couturissime at Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung, Munich (Germany) through the end of summer; Christian Louboutin, L’Exhibition(nist) at the Palais de la Porte Dorée through January 3, 2021; Hortus conclusus. L’illusion d’un paradis at Museo Villa dei Cedri (Switzerland) through November 8, and in #cute. Islands of Bliss? at the NRW-Forum Dusseldorf from October 8, 2020 through January 10, 2021.

*****

Pierre et Gilles présentent chez Templon, rue Beaubourg, un ensemble d’œuvres réalisées au cours des deux dernières années.

Le duo, qui s’est rendu célèbre depuis plus de 40 ans par leurs portraits iconiques entre peinture et photographie, propose une exposition plus introspective et critique que jamais. Pour l’exposition, ces fins observateurs de phénomènes de société livrent des toiles douces-amères qui se font l’écho des contradictions de notre époque.

L’exposition s’ouvre sur un autoportrait réalisé dans leur atelier avec les moyens du bord pendant le confinement : « Bonjour Pierre et Gilles » rend hommage à la toile « Bonjour Monsieur Courbet » de Gustave Courbet. On y voit le couple sur un chemin bucolique, perdu entre cités HLM et banlieue pavillonnaire. Voyous, ferrailleurs, SDF, gilets jaunes ? Pierre et Gilles nous accueillent avec un regard complice et bienveillant dans leur univers unique, artificiel, à la fois merveilleux et dérangeant.

La technique de Pierre et Gilles est maintenant bien connue. À deux, ils conçoivent et construisent des décors artisanaux, combinant pléthore d’accessoires, jeu élaboré de lumière et de tulles superposés. À la prise de vue, supervisée par Pierre le photographe, succède un minutieux travail de peinture, par Gilles le peintre. La surface entière de l’image est lentement métamorphosée en tableau, avant de se retrouver sertie d’un cadre original qui prolonge l’image, réalisé par les artistes.

À l’image du parrainage discret de Gustave Courbet, l’histoire de l’art et l’iconographie de la peinture classique ne sont jamais loin. Ici, l’exposition déploie une série de portraits, parfois déclinés en Madones ou en saints. Nulle ironie chez eux. La notion d’icône, récurrente dans leur travail depuis les années 1980, agit comme révélateur de la grandeur des oubliés, martyrs ou héros du quotidien. À une vierge noire, succèdent une madone aux fleurs et un jeune immigrant africain, vendeur à la sauvette de tours Eiffel miniatures. À un tendre couple mixte, s’oppose l’image d’un jeune bizut seulement vêtu d’un sac poubelle couvert d’insultes.

À travers cette constellation de portraits si divers se dessine un propos subtilement engagé. Pour clore l’exposition, Pierre et Gilles ont d’ailleurs choisi de rassembler des œuvres autour de la mer et des fonds sous-marins. À partir de déchets ramassés sur les plages du Havre, dont Gilles est originaire, ils ont créé des scènes fantastiques dans des royaumes subaquatiques. Le résultat, étonnant d’inventivité et de beauté, semble dresser un constat perplexe des évolutions du monde. Comme toujours, Pierre et Gilles interpellent sans dénoncer.

Mondialement reconnus, Pierre et Gilles développent depuis 1976 une œuvre à quatre mains à la frontière entre peinture et photographie. Leur travail a été consacré par de nombreuses expositions en institutions, notamment une rétrospective à la Maison européenne de la photographie en 1996, au New Museum de New York en 2000, au Museum of Contemporary Art de Shanghai en 2005 et au Jeu de Paume à Paris en 2007. En 2017 une rétrospective « Clair-Obscur », a été présentée au Musée d’Ixelles (Bruxelles) puis au MuMa du Havre. Fin 2019, deux expositions majeures « La Fabrique des idoles » de la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris et « Le goût du cinéma » présentée au Centre d’art La Malmaison de Cannes, ont rencontré un succès public et critique spectaculaire.

Les œuvres de Pierre et Gilles sont actuellement présentées dans les expositions « Bye Bye future! L’art de voyager dans le temps » au Musée royal de Mariemont à Morlanwelz en Belgique jusqu’au 25 octobre ; « Cœurs, Du romantisme dans l’art contemporain » au Musée de la Vie romantique prolongée jusqu’au 13 septembre ; « Narcisse ou la floraison des mondes » au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA jusqu’au 23 août ; « Thierry Mugler : Couturissime » au Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung à Munich (Allemagne) jusqu’à la fin de l’été, ou encore « Christian Louboutin, L’Exhibition(iste) » au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 3 janvier 2021 ; « Hortus conclusus. L’illusion d’un paradis » au Museo Villa dei Cedri, Bellinzona (Suisse) jusqu’au 8 novembre ; « #cute. Islands of Bliss ? » au NRW-Forum de Düsseldorf (Allemagne) du 8 octobre 2020 au 10 janvier 2021.

Also at Templon

The gallery

While you’re in Le Marais

Map